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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Contester un redressement fiscal de SCI : réclamation, sursis de paiement et juge de l'impôt

Un avis de mise en recouvrement sur le bureau, et deux questions : combien de temps reste-t-il pour contester ce redressement fiscal, et faut-il payer en attendant ? Votre société civile immobilière (SCI) — ou vous-même, si elle est à l'impôt sur le revenu — peut réclamer jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement. Souvent un an de plus : une procédure de rectification ouvre un second délai que personne ne calcule. Réclamer ne suspend rien. Le paiement ne s'arrête que si vous demandez le sursis de paiement dans le même courrier, et au-delà de 4 500 € de droits, il faut des garanties.

Cette page commence là où s'arrête notre guide sur le déroulement d'un contrôle fiscal de SCI, de l'avis de vérification à la proposition de rectification : après la mise en recouvrement, quand la discussion est close et que le délai court.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié sur les textes consolidés du livre des procédures fiscales et du code général des impôts (CGI). Mis à jour le 1er septembre 2026.


1. Où vous en êtes : la ligne que l'avis de mise en recouvrement fait franchir

L'avis de mise en recouvrement — l'AMR, dans le vocabulaire des services — est le titre par lequel le comptable public rend la dette exigible. Avant lui, la phase de contrôle : proposition n° 2120, trente jours pour répondre, recours hiérarchique. Après lui, le contentieux d'assiette, c'est-à-dire la contestation écrite de l'impôt.

Le motif ne change rien à ce qui suit : loyer trop bas, charges personnelles, travaux requalifiés, les délais sont les mêmes (les dix motifs de redressement les plus fréquents).

Une réserve sur la commission des impôts

On lit partout qu'elle connaît de « toute question de fait ». Non. Le I de l'article L59 A du livre des procédures fiscales — le LPF, qui régit la relation avec l'administration — la limite à quatre désaccords. Le premier : le résultat ou le chiffre d'affaires déterminé selon un mode réel d'imposition. Puis les régimes d'exonération des entreprises nouvelles, et les rémunérations non déductibles. Le quatrième enfin : la valeur vénale d'immeubles ou de parts, mais seulement lorsqu'elle sert de base à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Une SCI à l'impôt sur le revenu qui déclare des revenus fonciers n'entre dans aucun des quatre : ni bénéfice au réel, ni chiffre d'affaires, ni valeur vénale taxée à la TVA. Une SCI à l'impôt sur les sociétés, si.


2. Votre date limite, calculée sur votre dossier

Deux délais coexistent, et c'est le plus long qui s'applique. Celui de l'article R*196-1 du LPF d'abord : hors impôts directs locaux, la réclamation doit arriver au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant le point de départ. Celui de l'article R*196-3 ensuite, presque toujours oublié : le contribuable vérifié « dispose d'un délai égal à celui de l'administration ».

Situation Point de départ Date limite
Cas général (a)Mise en recouvrement du rôle ou notification de l'AMR31/12 de la 2e année suivante
Impôt payé sans rôle ni AMR (b)Versement de l'impôt contesté31/12 de la 2e année suivante
Événement nouveau (c)Réalisation de l'événement qui motive la réclamation31/12 de la 2e année suivante
Vous avez été vérifié (art. R*196-3)Réception de la proposition de rectification31/12 de la 3e année suivante
Impôts directs locaux (art. R*196-2)Mise en recouvrement, événement, ou versement31/12 de l'année suivante

Les deux courent en parallèle, et le plus long s'applique (BOI-CTX-PREA-10-40, version du 22 avril 2026, § 45 et § 90). Le délai spécial ne vaut que pour l'impôt repris. Une divergence : la fiche « Quel est le délai de réclamation ? » de service-public.gouv.fr le fait courir depuis la mise en recouvrement, quand le texte dit la proposition de rectification.

Fraîcheur 2026 : trois délais d'un an ont disparu le 30 juillet

Le décret n° 2026-692 du 27 juillet 2026, en vigueur depuis le 30 juillet, a abrogé les cinquième à huitième alinéas de l'article R*196-1 et deux alinéas du R*196-2. Les délais réduits d'un an — retenues à la source, cotisations établies à tort, nouvel avis réparant une erreur d'expédition — n'existent plus. Tout guide antérieur est périmé.

Cas chiffré n° 1 : deux dates limites pour un seul dossier

SCI Bellevue, à l'impôt sur les sociétés, exercice clos le 31 décembre 2023, vérifiée en 2026. Proposition n° 2120 reçue le 12 mars 2026, réponse aux observations le 2 juin, avis de mise en recouvrement notifié le 15 octobre 2026 pour 69 312 € — détail en section 6.

  • Délai de droit commun : AMR notifié en 2026, donc réclamation recevable jusqu'au 31 décembre 2028.
  • Délai spécial du contribuable vérifié : proposition reçue en 2026, donc jusqu'au 31 décembre 2029.
  • Date à retenir : le 31 décembre 2029. Un an de plus que ce que donnent les calculateurs en ligne.

La SCI réclame le 20 novembre 2026. L'administration doit statuer avant le 20 mai 2027, sauf à la prévenir avant cette date qu'elle prend trois mois de plus, soit le 20 août 2027. Deux suites possibles :

  • Variante A — décision expresse. Rejet notifié le 4 mars 2027 : le tribunal doit être saisi au plus tard le 4 mai 2027.
  • Variante B — silence. Rien au 20 mai 2027. La SCI peut saisir dès cette date. Si la décision tombe en septembre, deux mois repartent à sa réception.

Ces textes bougent : notre suivi de la loi de finances 2026 pour les SCI recense ce qui a changé, et quand.


3. La réclamation qui passe : quatre mentions, une signature, un destinataire

L'article R*197-3 du LPF impose quatre éléments à peine d'irrecevabilité : la réclamation est écartée sans examen du fond, pendant que le délai court.

  1. Mentionner l'imposition contestée. Millésime, impôt, montant, référence de l'avis.
  2. Exposer sommairement les moyens et les conclusions. Les moyens : pourquoi l'imposition est erronée. Les conclusions : décharge totale ou réduction chiffrée.
  3. Porter la signature manuscrite de son auteur. Régularisable : à défaut, l'administration doit vous inviter par recommandé à signer dans les trente jours.
  4. Joindre l'avis de mise en recouvrement ou sa copie — ou l'avis d'imposition, ou une pièce justifiant le versement. Elle aussi peut venir plus tard.

À qui l'adresser ? Au service du lieu de l'imposition (article R*190-1, premier alinéa). Son quatrième alinéa pose l'exception que personne ne relève : si l'imposition vient d'une autre direction départementale ou régionale, d'une direction spécialisée ou d'un service à compétence nationale, elle va au directeur de ce service. Demandez le récépissé.

Déposée par la messagerie sécurisée de l'espace professionnel impots.gouv d'une SCI, la réclamation se date et s'archive seule. Joignez les justificatifs des postes contestés — baux, factures, tableaux d'amortissement (durées de conservation) — et relisez le fichier des écritures comptables (FEC) : la faille est souvent là.


4. Payer ou pas : le sursis de paiement, du seuil aux garanties

Le sursis de paiement diffère le paiement de la partie contestée et de ses pénalités jusqu'à la décision. Jamais automatique. L'article L277 du LPF le réserve au contribuable qui en a formulé la demande dans sa réclamation et y a précisé le montant ou les bases du dégrèvement. Deux mentions, et l'exigibilité est suspendue.

Au-delà d'un montant, il faut des garanties. L'article R. 277-7 du LPF fixe le seuil : elles sont dues quand la réclamation porte sur des droits supérieurs à 4 500 €. Deux précisions :

  • le seuil se mesure sur les droits seuls, majorations et intérêts exclus : 4 000 € de droits plus 1 600 € de majoration reste dessous, même si l'avis annonce 5 600 € ;
  • il se déclenche au-dessus de 4 500 €. À 4 500 € exactement, aucune garantie n'est obligatoire.

Le comptable vous invite alors à les constituer : quinze jours pour indiquer celles que vous envisagez (article R*277-1), choisies dans la liste de son deuxième alinéa. Espèces à un compte d'attente au Trésor, créances sur le Trésor, caution, valeurs mobilières, marchandises en magasin agréé, affectations hypothécaires, nantissements de fonds de commerce. C'est elle qui commande le refus : le comptable ne peut écarter votre offre que si elle « ne répond pas aux conditions » de cet alinéa. En SCI, deux options tiennent : caution bancaire, affectation hypothécaire.

Si le comptable a déjà agi, rien n'est joué : des garanties suffisantes fournies avec une réclamation assortie d'une demande de sursis se substituent aux sommes ou aux biens déjà appréhendés (article R277-3-1 du LPF).

Le silence du comptable joue pour vous : quarante-cinq jours

Le refus doit vous être notifié par lettre recommandée avec accusé de réception dans les quarante-cinq jours de votre proposition. Passé ce délai sans réponse, les garanties sont réputées acceptées. Comptez-les : rares sont les délais qui se referment sur l'administration.

À défaut de garanties, ou si elles sont jugées insuffisantes, le comptable prend des mesures conservatoires : il n'encaisse pas, mais il fige — hypothèque, saisie conservatoire. Le sursis n'est pas un blanc-seing. La suite est dans notre guide de la saisie immobilière en SCI.

Rien à voir, enfin, avec le sursis de l'exit tax (l'exit tax et les parts de SCI). Celui de l'article L277 se demande dans une réclamation et dure le temps du litige ; celui de l'article 167 bis du CGI suit un départ à l'étranger et dure jusqu'à la vente des titres.

Dans ce cas, ne faites pas ça : réclamer sans demander le sursis dans le même courrier

C'est la faute la plus banale et la plus chère. La réclamation ne gèle rien. L'avis reste exécutoire, le comptable poursuit, et le gérant qui se croyait à l'abri découvre trois mois plus tard une saisie administrative à tiers détenteur sur le compte de la SCI. Il mène alors deux procédures au lieu d'une. La demande de sursis tient en une phrase, dans le corps de la réclamation.


5. Garanties refusées : quinze jours, un référé, un dixième à consigner

Le refus n'est pas la fin. L'article L279 du LPF ouvre une voie d'urgence. Le contribuable dont les garanties ont été refusées saisit le juge du référé administratif, dans les quinze jours de la réception de la décision. Il ne regarde que le caractère suffisant des garanties.

Une condition de recevabilité, et elle coûte : avoir consigné à un compte d'attente une somme égale au dixième des impôts contestés, une caution bancaire ou des valeurs mobilières cotées pouvant en tenir lieu. Ce dixième se calcule sur les droits contestés, pas sur le total de l'avis (BOI-REC-PREA-20-20-30) : ci-dessous, 4 800 € et non 6 931 €.

Un complément pour les impôts qui relèvent du juge judiciaire — enregistrement, publicité foncière, timbre, contributions indirectes : c'est alors l'article L279 A, et le juge du référé est désigné par le président du tribunal judiciaire.


6. L'arbitrage chiffré : payer et gagner, ne pas payer et perdre

Personne ne tranche cette question en ligne. Elle se calcule.

Cas chiffré n° 2 : payer ou demander le sursis

L'avis du 15 octobre 2026 de la SCI Bellevue porte sur 48 000 € de droits d'impôt sur les sociétés, 19 200 € de majoration de 40 % et 2 112 € d'intérêts de retard : 69 312 €. Durée prévisible : 30 mois. La SCI place sa trésorerie à 3 % l'an, sa caution coûte 1,5 %.

D'où sortent ces 22 mois d'intérêts de retard ? Le IV de l'article 1727 du CGI les fait courir du premier jour du mois suivant celui où l'impôt devait être acquitté. Exercice clos le 31 décembre 2023, solde d'impôt sur les sociétés dû le 15 mai 2024 (article 1668 du CGI) : départ au 1er juin 2024. Et parce que la majoration de 40 % relève de l'article 1729, le décompte s'arrête au dernier jour du mois de la proposition de rectification (IV-4 de l'article 1727), le 31 mars 2026. Vingt-deux mois ici, et non jusqu'à l'avis d'octobre comme le comptent les simulateurs. Sans majoration des articles 1728 ou 1729, le décompte irait au contraire jusqu'au mois du paiement. Au taux de 0,20 % par mois en 2026 (III du même article) : 48 000 × 0,20 % × 22 = 2 112 €.

Les droits contestés atteignent 48 000 €, très au-dessus de 4 500 € : des garanties sont exigées. L'article R277-7 du LPF les fait porter « sur le montant des droits contestés » : la caution est constituée sur ces 48 000 €, seul montant que le texte fait garantir, et non sur les 69 312 €. Sur 30 mois : 48 000 × 1,5 % × 2,5 = 1 800 €.

Elle a payé les 69 312 € Elle a obtenu le sursis
La SCI gagne Remboursement de 69 312 € + 4 159 € d'intérêts moratoires (30 mois × 0,20 % = 6 %)
− 5 198 € de trésorerie immobilisée (7,5 %)
Coût net : 1 039 €
Aucun décaissement.
Caution : 1 800 € avancés, puis remboursés en totalité (1,5 % l'an, sous le plafond de 2 % l'an, soit 2 400 €)
Coût net : 0 €
La SCI perd Rien à rembourser.
Trésorerie immobilisée 30 mois : 69 312 × 7,5 %
Coût net : 5 198 €
Caution 1 800 €
+ intérêts de l'art. L209 : aucun ici, les droits ayant déjà supporté l'intérêt de retard
Coût net : 1 800 €, et 69 312 € disponibles pendant 30 mois

Le détail qui fait basculer le calcul est dans la dernière case. Les intérêts moratoires dus par celui qui perd ont pour assiette les seules « cotisations maintenues à la charge du contribuable » : les 48 000 € de droits, ni la majoration ni l'intérêt de retard. Et l'article L209 du LPF les écarte pour les cotisations déjà soumises à l'intérêt de retard. L'avis en comportait 2 112 € sur ces mêmes droits : ici, ils ne sont pas dus, et le coût du sursis se réduit à la caution.

Ne généralisez pas. Sur un rappel d'impôt sur le revenu assorti de la majoration de 10 % de l'article 1730 du CGI, ces intérêts sont bien dus — mais à compter du premier jour du treizième mois suivant la date limite de paiement. Sur 30 mois, seuls 18 comptent : 48 000 × 3,6 % feraient alors 1 728 €.

Et la caution, si la SCI gagne ? L'alinéa 2 de l'article L208 rembourse les frais de garanties autres qu'un versement en espèces, « dans les limites et conditions fixées par décret ». L'article R*208-4 du LPF énumère les frais remboursables, dont la rémunération d'une caution, et l'article A208-1 la plafonne à 2 % par an de l'impôt garanti — ici 48 000 €, soit 2 400 € sur 30 mois. La banque facture 1 800 € : ils reviennent en totalité. Deux conditions : demander dans l'année suivant la décision (art. R*208-3), et un dégrèvement partiel ne rembourse qu'au prorata (art. R*208-5).

Verdict : le sursis gagne dans les deux branches — 0 € contre 1 039 € si la SCI l'emporte, 1 800 € contre 5 198 € si elle perd, avec 69 312 € disponibles pendant 30 mois. À une condition, et c'est là que les dossiers se perdent : que cette trésorerie soit encore là le jour du rejet.


7. Ce qui se passe ensuite : six mois, puis deux mois

L'administration « statue sur les réclamations dans le délai de six mois suivant la date de leur présentation » (article R*198-10 du LPF). Sinon, elle doit vous prévenir avant l'expiration de ce délai et annoncer le complément qu'elle prend, au plus trois mois. Une prorogation reçue après les six mois n'a pas cet effet.

Ensuite, l'article R*199-1 donne deux mois à partir de la réception de l'avis notifiant la décision. Et si rien ne vient, le contribuable « peut saisir le tribunal dès l'expiration » du délai — sans être forclos s'il préfère attendre. En cas de silence gardé sur une réclamation, aucun délai de recours ne court contre lui tant qu'une décision expresse de rejet ne lui a pas été régulièrement notifiée. C'est un avis du Conseil d'État publié au recueil Lebon (CE, avis, 8e-3e ch. réunies, 21 octobre 2020, n° 443327 ; déjà CE, 8 février 2019, n° 406555). Les deux mois ne partent donc que d'une décision expresse, motivée et portant mention des voies et délais.

Quel tribunal ? L'article L199 du LPF partage en deux. Le tribunal administratif juge les impôts directs et les taxes sur le chiffre d'affaires : revenus fonciers, impôt sur les sociétés, TVA. Le tribunal judiciaire juge l'enregistrement, l'impôt sur la fortune immobilière et la publicité foncière.


8. Réclamation, recours gracieux, ou les deux : le tableau qui décide

Deux voies, deux logiques. La réclamation contentieuse soutient que l'impôt est mal établi. La demande gracieuse ne conteste rien : elle sollicite une faveur (article L247 du LPF). Elles se cumulent sans obtenir la même chose.

Réclamation contentieuse Demande gracieuse (art. L247)
Ce que vous soutenezL'impôt est mal établiL'impôt est dû, mais je demande une faveur
DélaiEnfermé (31/12 de la 2e ou 3e année)Aucun délai
Effet sur le paiementAucun, sauf sursis demandé dans le courrierAucun
Ce que vous pouvez obtenirDécharge ou réduction des droits et des pénalitésRemise des pénalités ; remise de droits uniquement en impôts directs et en cas de gêne ou d'indigence
Ce que vous n'obtiendrez jamaisUne faveur : il faut un moyen de droit ou de faitLa moindre remise de droits de TVA, d'enregistrement, d'IFI ou de timbre
Recours devant un jugeOui, devant le juge de l'impôt (art. L199)Oui, mais seulement par la voie du recours pour excès de pouvoir, et pour incompétence, erreur de droit, erreur de fait, erreur manifeste d'appréciation ou détournement de pouvoir

Une règle commande la colonne de droite : la remise du 2° vise des pénalités définitives, la transaction du 3° celles qui ne le sont pas encore. C'est le caractère définitif qui commande, pas le montant. La remise de droits du 1° suppose des impôts directs et une gêne ou une indigence : sur un rappel de TVA, seules les pénalités sont remisibles.

Et la règle qui décide de tout : la demande gracieuse ne suspend pas le délai de réclamation contentieuse. Réclamez d'abord. La procédure gracieuse — rejet implicite, recours hiérarchique, conciliateur — est détaillée, modèle de lettre compris, dans notre guide des retards de déclaration en SCI, et notre guide de la SCI jamais déclarée chiffre le rattrapage.


9. Le piège de la compensation : contester un point rouvre tout l'exercice

Contester un point ouvre le dossier entier. L'article L203 du LPF autorise l'administration, quand vous demandez la décharge ou la réduction d'une imposition, à opérer la compensation : imputer sur le dégrèvement qu'elle reconnaît les insuffisances découvertes en instruisant la demande. À tout moment, malgré la prescription, dans la limite de l'imposition contestée. Un point qu'elle ne pouvait plus redresser seule redevient donc opposable.

Cas chiffré n° 3 : gagner sur le fond et récupérer 43 %

SCI Marceau, à l'impôt sur le revenu, deux associés à parts égales, tous deux au taux marginal d'imposition de 41 % — le taux qui frappe le dernier euro de revenu. Avec 17,2 % de prélèvements sociaux, chaque euro de résultat en plus leur coûte 58,2 %.

  • Redressement 2023 : réintégration de 14 000 € de travaux requalifiés en construction. Coût : 14 000 × 58,2 % = 8 148 €, soit 4 074 € par associé.
  • Pendant l'instruction, le service relève que le local est loué 6 000 € par an à la société d'exploitation d'un associé, quand la valeur locative de marché ressort à 14 000 €. Insuffisance : 8 000 €.
  • L'administration reconnaît le dégrèvement de 8 148 € et oppose la compensation à hauteur de 8 000 × 58,2 % = 4 656 €.
  • Dégrèvement net : 3 492 € au lieu de 8 148 €. Gagner sur le fond, et récupérer 43 % de ce qu'on demandait.

Dans ce cas, ne faites pas ça : réclamer quand le reste du dossier est fragile

Regardez d'abord si le même exercice cache une faiblesse que l'administration n'a pas vue : loyer sous-évalué entre proches, charge personnelle déduite, compte courant mal documenté. Si la part contestable est marginale, la réclamation vous coûtera plus qu'elle ne rapporte. La question n'est pas « combien puis-je gagner » mais « qu'est-ce que je donne à voir ».

Deux limites, mal citées. L'article L203 ne pose aucune condition d'identité d'année : elle est à l'article L204, qui régit la compensation entre impôts différents — impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, taxe sur les salaires, taxe d'apprentissage, effort de construction. La TVA n'y figure pas. Dans une même imposition, elle joue librement.

Le mécanisme joue aussi en votre faveur : l'article L205 ouvre les mêmes compensations à qui invoque une surtaxe ou une double imposition. Cherchez-les avant de réclamer. Voir le loyer d'une SCI à sa société d'exploitation et notre liste des charges déductibles en SCI.


10. SCI à l'impôt sur le revenu : une vérification, trois impositions

C'est la particularité que le contentieux général ignore, et elle fait perdre des dossiers entiers. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la société calcule un résultat mais ne paie pas d'impôt. Chaque associé est imposé sur sa quote-part, la fraction du résultat qui correspond à ses droits (la translucidité fiscale et l'article 8 du CGI).

L'article L53 du LPF veut que la vérification des déclarations de la société soit suivie avec la société elle-même. La doctrine en tire deux notifications (BOI-CF-IOR-10-30, § 300 et § 310) : une proposition de rectification à la société, sur le résultat social, puis une proposition individuelle à chaque associé. L'imposition est mise en recouvrement au nom de l'associé.

Cas chiffré n° 4 : un rehaussement, trois avis, trois délais

SCI Kléber, à l'impôt sur le revenu, trois associés dont le taux marginal d'imposition (TMI) — le taux qui frappe leur dernier euro de revenu — diffère : A détient 50 %, B 30 %, C 20 %. Réintégration de 30 000 € de charges sur l'exercice 2023.

Associé Quote-part Impôt sur le revenu Prélèvements sociaux (17,2 %) Total dû
A — 50 %, TMI 41 %15 000 €6 150 €2 580 €8 730 €
B — 30 %, TMI 30 %9 000 €2 700 €1 548 €4 248 €
C — 20 %, TMI 11 %6 000 €660 €1 032 €1 692 €
Total30 000 €9 510 €5 160 €14 670 €

C'est le TMI, pas un taux moyen, qui mesure le coût d'un rehaussement (les revenus de SCI et le TMI). Reste la conséquence procédurale : une vérification avec la société, mais trois impositions, trois avis, trois délais séparés, trois réclamations.

Dans ce cas, ne faites pas ça : attendre que le gérant s'en occupe

L'avis arrive à votre nom, pas à celui de la société : c'est votre réclamation et votre délai, et il court pendant que vous attendez. Le gérant peut la déposer pour vous, mais il lui faut alors un mandat régulier, produit en même temps que la réclamation (art. R*197-4 du LPF) ; les avocats en sont dispensés. Sans mandat, une réclamation signée du seul gérant ne vaut que pour lui. Ici : trois réclamations, trois signatures ou trois mandats, trois demandes de sursis.

Aucun texte ne règle expressément le cas d'une société de personnes. Mais l'imposition étant établie au nom de l'associé, le lieu de l'imposition est le sien : la réclamation va à son service, pas au service des entreprises de la SCI. Une exception : si le redressement vient d'une direction spécialisée, c'est son directeur (section 3). L'avis désigne le service — c'est lui qui tranche. Voir aussi la quote-part de SCI sur la 2044 et la SCI dont les associés relèvent de deux régimes.


11. Quand l'erreur vient de vous : la réclamation en votre faveur

La réclamation ne sert pas qu'à contester. Le premier alinéa de l'article L190 du LPF vise toutes les demandes tendant à « la réparation d'erreurs commises dans l'assiette ou le calcul des impositions » — y compris les vôtres. Une charge oubliée dans une 2072 déposée se rattrape ainsi.

Deux voies. Tant que la campagne déclarative est ouverte, une déclaration rectificative suffit. Une fois l'impôt mis en recouvrement, c'est la réclamation et ses quatre mentions (la déclaration 2072 case par case).

Cas chiffré n° 5 : 8 836 € à récupérer, et quatre mois pour le faire

SCI Ampère, à l'impôt sur le revenu, deux associés à parts égales, taux marginal de 30 %, soit 47,2 % avec les prélèvements sociaux. Exercice 2023 : loyers 18 000 €, charges déclarées 5 000 €, et 22 000 € de travaux de ravalement oubliés dans la 2072 de mai 2024.

  • Déclaré : 18 000 − 5 000 = 13 000 € de revenu foncier, soit 6 500 € par associé, soit 3 068 € chacun d'impôt et de prélèvements sociaux (1 950 € + 1 118 €).
  • Réel : 18 000 − 5 000 − 22 000 = − 9 000 € de déficit foncier, soit − 4 500 € par associé. Aucune fraction ne vient d'intérêts d'emprunt et on reste sous le plafond de 10 700 € : imputable en totalité sur le revenu global.
  • Gain par associé : 3 068 € remboursés + 1 350 € d'économie sur le revenu global (4 500 × 30 %) = 4 418 €. Pour les deux : 8 836 €, plus les intérêts de l'article L208.
  • La date. L'impôt sur les revenus 2023 a été mis en recouvrement en 2024 : réclamation recevable jusqu'au 31 décembre 2026. Il reste quatre mois, après quoi ces 8 836 € sont perdus.

Le plafond de 10 700 €, les intérêts d'emprunt et le report sur dix ans sont dans notre guide du déficit foncier en SCI. Et si la SCI ne dégage aucun impôt, la contestation reste ouverte : notre page sur la SCI déficitaire.


12. Ce qui relève d'un autre contentieux, et la check-list des sept jours

Trois voisins à ne pas confondre

  • Les actes de poursuite. Contester une saisie-vente, une saisie administrative à tiers détenteur ou la forme d'un avis relève de l'article L281 du LPF. Saisine préalable du chef de service (art. R*281-1), deux mois (art. R*281-3-1), puis juge de l'exécution ou juge de l'impôt selon le grief.
  • Les impôts directs locaux. Taxe foncière, taxe sur les logements vacants : pas deux ans, mais le 31 décembre de l'année suivante (art. R*196-2). Voir la taxe foncière en SCI et la taxe sur les logements vacants.
  • L'impossibilité de payer. Dette due et hors de portée : le terrain n'est plus la contestation mais le recouvrement, puis la sauvegarde, le redressement ou la liquidation.

Jouer la montre a un prix : l'article L280 permet au tribunal de majorer de 1 % par mois entier les droits contestés à tort, quand le sursis a servi à retarder abusivement le paiement. Reste l'ordre des opérations.

  1. Datez. Notification de l'avis et réception de la proposition : elles donnent vos deux dates limites, la plus lointaine l'emporte.
  2. Vérifiez le nom. À l'impôt sur le revenu, l'avis est au nom de l'associé : c'est sa réclamation, signée par lui ou par un mandataire régulier.
  3. Chiffrez la partie contestée, et elle seule : les droits contestés décident du passage au-dessus de 4 500 €.
  4. Inventoriez les faiblesses de l'exercice avant d'écrire. C'est le moment de la compensation, pas après.
  5. Rédigez : quatre mentions, signature manuscrite, copie de l'avis, sursis chiffré dans le corps du courrier.
  6. Choisissez le destinataire : service du lieu d'imposition, ou directeur de la direction spécialisée. Gardez le récépissé.
  7. Préparez la garantie au-delà de 4 500 € de droits : caution bancaire ou affectation hypothécaire, quinze jours en tête.

Une dernière chose, ni juridique ni facultative : ne dépensez pas la trésorerie que le sursis vous laisse.


13. Questions fréquentes sur la contestation d'un redressement de SCI

J'ai signé mon acceptation de la proposition de rectification. Puis-je encore contester ?

Oui. Signer l'acceptation ne vaut pas renonciation à réclamer : la réclamation contentieuse reste ouverte dans les délais de l'article R*196-1 du LPF, et le délai spécial de l'article R*196-3 continue de courir. Ce que la signature change est ailleurs : vous avez renoncé à la discussion pendant le contrôle, et vous devrez donc établir vous-même, pièces à l'appui, en quoi l'imposition est erronée. C'est un handicap de fait, pas une fin de non-recevoir. Concrètement : reconstituez d'abord le dossier de preuve (baux, factures, relevés), puis réclamez.

Combien coûte une réclamation contentieuse ? Faut-il un avocat ?

La réclamation est gratuite. Aucun droit de timbre, aucune consignation, aucun formalisme judiciaire : une lettre signée, une copie de l'avis de mise en recouvrement, et c'est déposé. Aucun avocat n'est requis au stade administratif — ni pour la rédiger, ni pour dialoguer avec le service. Devant le tribunal, un conseil devient utile pour la rédaction des mémoires, et ses honoraires restent à votre charge sauf décision contraire du tribunal. Le seul coût réel de la phase administrative est celui des garanties, si vous demandez le sursis de paiement au-delà de 4 500 € de droits. Et encore : ces frais vous sont remboursés si vous obtenez le dégrèvement, dans les limites des articles R*208-4 et A208-1 du LPF.

Ma réclamation suspend-elle automatiquement le paiement ?

Non, jamais. C'est l'erreur la plus coûteuse du contentieux fiscal. L'avis de mise en recouvrement reste exécutoire tant que vous n'avez pas demandé le sursis de paiement dans le corps de la réclamation. Deux précisions que l'on oublie ensuite. Le sursis ne couvre que la partie contestée de l'imposition et les pénalités qui s'y rapportent : la fraction non contestée reste exigible immédiatement. Et le fait d'avoir payé une partie ne vous fait pas renoncer à contester le reste.

Puis-je demander le sursis après avoir déposé ma réclamation ?

Le texte ne le prévoit pas. L'article L277 du LPF réserve le sursis au contribuable qui « en a expressément formulé la demande dans sa réclamation » et qui a « précisé le montant ou les bases du dégrèvement » auquel il estime avoir droit. Une demande envoyée séparément trois semaines plus tard n'entre pas dans cette rédaction. La parade est simple : déposez une réclamation complémentaire, complète, qui reprend vos moyens et porte cette fois la demande de sursis et le chiffrage. Le plus sûr reste de ne jamais avoir à le faire.

Le comptable a refusé mes garanties. Que puis-je faire d'autre que le référé ?

Deux voies, souvent plus rapides que le juge. La première consiste à offrir une garantie différente. L'article R277-4 du LPF permet au comptable de vous admettre, à toute époque, à remplacer la garantie constituée par une autre de valeur au moins égale. Par exemple une affectation hypothécaire sur un immeuble de la SCI, à la place d'une caution bancaire devenue trop chère. Ce n'est pas un droit : la substitution se demande, et se motive. La seconde consiste à compléter. Lorsque des garanties déjà constituées se révèlent insuffisantes, l'article R*277-2 permet à l'administration de demander un complément — et vous accorde lui-même quarante-cinq jours pour le fournir, faute de quoi le comptable peut prendre des mesures conservatoires (BOI-REC-PREA-20-20-20). Dans tous les cas, exigez le refus par écrit : sans décision notifiée, le délai de quinze jours du référé n'a pas de point de départ opposable.

Puis-je contester seulement une partie du redressement et payer le reste ?

Oui, et c'est souvent la bonne stratégie. Vous chiffrez dans la réclamation le montant ou les bases du dégrèvement demandé, vous demandez le sursis pour cette fraction seulement, et vous payez le solde. Trois avantages. Le seuil de 4 500 € s'apprécie sur les droits contestés : contester moins peut vous faire passer dessous et vous dispenser de garanties. Les intérêts moratoires de l'article L209 du LPF ne portent que sur la fraction qui a bénéficié du sursis. Enfin, un dossier resserré sur deux ou trois points solides se défend mieux qu'une contestation globale.

Je conteste et je demande en même temps une remise gracieuse : est-ce contradictoire ?

Non. Les deux demandes n'ont pas le même objet : la réclamation dit que l'impôt est mal établi, la demande gracieuse dit que, même bien établi, vous ne pouvez pas le payer ou que la pénalité est disproportionnée. Elles peuvent être présentées ensemble, dans deux courriers distincts. Une précision de calendrier : la demande gracieuse n'est enfermée dans aucun délai, elle peut donc être déposée bien après la réclamation — mais l'inverse n'est pas vrai, et c'est là que les dossiers se perdent.

Le recours gracieux prolonge-t-il mon délai de réclamation contentieuse ?

Non, et c'est le piège le plus fréquent. Le délai de l'article R*196-1 du LPF continue de courir pendant l'instruction de votre demande gracieuse, qui peut durer des mois. Il n'existe aucune interruption, aucune suspension, aucune prorogation. Un gérant qui négocie une remise pendant dix-huit mois et se retourne ensuite vers le contentieux découvre parfois que le 31 décembre est passé. Règle pratique : déposez d'abord la réclamation contentieuse, dans le délai, puis la demande gracieuse à côté.

Je suis associé d'une SCI redressée : dois-je réclamer moi-même, ou la SCI le fait-elle pour moi ?

C'est votre réclamation, si la SCI est à l'impôt sur le revenu : l'imposition est établie et mise en recouvrement à votre nom, et l'article R*197-3 du LPF exige la signature manuscrite de son auteur. Trois associés, trois réclamations. Vous n'êtes pas tenu de la signer vous-même. L'article R*197-4 permet à quiconque d'en introduire une pour autrui, à condition de justifier d'un mandat régulier, produit en même temps qu'elle à peine de nullité ; les avocats en sont dispensés. Le gérant peut donc déposer les trois, avec trois mandats. Sans mandat, sa signature ne vaut que pour lui. À l'impôt sur les sociétés, c'est la société qui est redevable et son représentant légal qui signe.

J'ai vendu mes parts depuis. Suis-je encore concerné par un redressement portant sur un exercice où j'étais associé ?

Tout dépend d'une seule date : la clôture de l'exercice redressé. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la part de résultat est réputée acquise à la clôture, et c'est l'associé présent à cette date qui est imposé sur l'exercice entier. Si vous avez cédé vos parts après la clôture de l'exercice redressé, l'avis arrive à votre nom et c'est vous qui réclamez, quelle que soit la date de la vente. Si vous les avez cédées avant, l'exercice est imposé chez l'acquéreur, pas chez vous. Dans le premier cas, deux réflexes : relisez la garantie de passif de votre acte de cession, et demandez au gérant les pièces de l'exercice, que vous n'avez plus.

Le tribunal peut-il aggraver ma situation ?

Sur l'impôt lui-même, non : l'article L203 du LPF plafonne expressément la compensation « dans la limite de l'imposition contestée ». Le risque réel est de sortir avec un dégrèvement réduit, voire nul, parce que l'administration aura opposé une insuffisance découverte pendant l'instruction. Il existe toutefois une aggravation possible, et elle est peu connue. L'article L280 permet au tribunal administratif de prononcer une majoration des droits contestés à tort, s'il juge que la demande de sursis a servi à différer abusivement le paiement. Elle est plafonnée à 1 % par mois entier écoulé depuis l'enregistrement de la demande au greffe. Elle sanctionne le procédé, pas la défaite.

Que se passe-t-il si l'administration ne répond pas du tout à ma réclamation ?

Le silence gardé pendant six mois fait naître une décision implicite de rejet, mais elle ne déclenche aucun délai : vous pouvez saisir le tribunal, ou attendre la décision expresse sans rien perdre (CE, avis, 21 octobre 2020, n° 443327). L'administration, de son côté, reste libre de statuer après les six mois. Attendre a un mérite pratique : la décision de rejet doit être motivée, et cette motivation vous dit exactement ce que l'administration vous opposera devant le juge. Saisir tout de suite a un mérite inverse : vous reprenez la main sur le calendrier. Dans les deux cas, conservez le récépissé de dépôt de la réclamation, qui date le point de départ des six mois.

Si je gagne, l'État me verse-t-il des intérêts ? À quel taux ?

Oui, et sans que vous ayez à les demander. L'article L208 du LPF les attache de plein droit au dégrèvement, au taux de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI — soit 0,20 % par mois en 2026 (III de cet article). Deux caractéristiques comptent pour le calcul : ils courent du jour du paiement, donc rien n'est dû si vous n'avez rien décaissé grâce au sursis ; et ils ne sont pas capitalisés, ce qui veut dire qu'ils ne produisent pas eux-mêmes d'intérêts. Sur une procédure de trente mois, cela fait 6 % de la somme remboursée.

Si je perds après avoir obtenu le sursis, combien cela me coûte-t-il en plus ?

Souvent rien de plus que la garantie. L'article L209 du LPF écarte les intérêts moratoires pour les cotisations déjà soumises à l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI, ce qui vise la plupart des rappels notifiés après vérification. Quand ils sont dus, ils portent sur les seuls droits maintenus à votre charge, au taux de 0,20 % par mois en 2026. Et son second alinéa les maintient même si vous vous désistez en cours d'instance : abandonner en route ne fait pas disparaître le coût.

Peut-on contester l'avis de mise en recouvrement lui-même, et pas l'impôt ?

Oui, mais c'est une autre procédure, avec un autre destinataire. L'article L281 du LPF ouvre une contestation dirigée contre la régularité en la forme de l'acte de poursuite, adressée d'abord au chef du service dont dépend le comptable, en application de l'article R*281-1. Elle ne peut jamais remettre en cause le bien-fondé de la créance. Conséquence pratique : un vice de forme de l'avis ne fait pas disparaître l'impôt, il fait tomber l'acte. Si vous voulez les deux, il faut les deux procédures, menées en parallèle.

Ma SCI est déficitaire : puis-je contester un redressement qui ne génère aucun impôt à payer ?

Oui. Le deuxième alinéa de l'article L190 du LPF vise expressément les erreurs portant sur un résultat déficitaire ou sur un excédent de taxe sur la valeur ajoutée déductible. Elles sont contestables même en l'absence d'imposition supplémentaire, dès la réception de la réponse aux observations. C'est le seul cas où l'on n'attend pas d'avis de mise en recouvrement, pour une raison simple : il n'y en aura pas. L'enjeu n'est pas l'année contestée mais les suivantes, puisqu'un déficit amputé aujourd'hui est un impôt payé dans deux ou trois ans.

Sources officielles

Un dossier propre se conteste mieux

Beaucoup de redressements fiscaux de SCI tiennent à une pièce manquante ou à une écriture mal justifiée. sci-ai.app tient la comptabilité, produit le FEC, remplit la 2072 ou la liasse 2065 et archive les justificatifs.

Pour aller plus loin

Contrôle fiscal d'une SCI — tout ce qui précède l'avis de mise en recouvrement : avis de vérification, débat contradictoire, proposition n° 2120, délais de réponse et barème des majorations. Les 10 motifs de redressement les plus fréquents — pour savoir si le point qui vous est opposé se défend, et avec quels arguments. Retard de déclaration en SCI — la procédure gracieuse de l'article L247 pas à pas, avec un modèle de lettre, la régularisation spontanée et la mise en demeure. Translucidité fiscale et article 8 du CGI — pourquoi la SCI déclare un résultat qu'elle ne paie pas, et qui devient redevable à sa place. Déclarer sa quote-part sur la 2044 — le calcul de la fraction qui vous revient et son report sur votre déclaration personnelle. La déclaration 2072 case par case — pour repérer la ligne mal remplie qui a produit le redressement, ou la charge oubliée à récupérer. Déficit foncier en SCI — le plafond de 10 700 €, le sort des intérêts d'emprunt et le report des dix ans, qui commandent le chiffrage du cas n° 5. Saisie immobilière en SCI — ce qui arrive quand plus rien ne suspend le recouvrement : hypothèque légale, privilège du Trésor, audience d'orientation. Documents à conserver en SCI — les durées d'archivage, donc les pièces que vous pourrez encore produire à l'appui d'une réclamation. Espace professionnel impots.gouv — créer l'accès et activer la messagerie sécurisée par laquelle la réclamation se dépose et se date.
FAQ

Questions fréquentes

Oui. Signer l'acceptation ne vaut pas renonciation à réclamer : la réclamation contentieuse reste ouverte dans les délais de l'article R*196-1 du LPF, et le délai spécial de l'article R*196-3 continue de courir. Ce que la signature change est ailleurs : vous avez renoncé à la discussion pendant le contrôle, et vous devrez donc établir vous-même, pièces à l'appui, en quoi l'imposition est erronée. C'est un handicap de fait, pas une fin de non-recevoir. Concrètement : reconstituez d'abord le dossier de preuve (baux, factures, relevés), puis réclamez.
La réclamation est gratuite. Aucun droit de timbre, aucune consignation, aucun formalisme judiciaire : une lettre signée, une copie de l'avis de mise en recouvrement, et c'est déposé. Aucun avocat n'est requis au stade administratif — ni pour la rédiger, ni pour dialoguer avec le service. Devant le tribunal, un conseil devient utile pour la rédaction des mémoires, et ses honoraires restent à votre charge sauf décision contraire du tribunal. Le seul coût réel de la phase administrative est celui des garanties, si vous demandez le sursis de paiement au-delà de 4 500 € de droits. Et encore : ces frais vous sont remboursés si vous obtenez le dégrèvement, dans les limites des articles R*208-4 et A208-1 du LPF.
Non, jamais. C'est l'erreur la plus coûteuse du contentieux fiscal. L'avis de mise en recouvrement reste exécutoire tant que vous n'avez pas demandé le sursis de paiement dans le corps de la réclamation. Deux précisions que l'on oublie ensuite. Le sursis ne couvre que la partie contestée de l'imposition et les pénalités qui s'y rapportent : la fraction non contestée reste exigible immédiatement. Et le fait d'avoir payé une partie ne vous fait pas renoncer à contester le reste.
Le texte ne le prévoit pas. L'article L277 du LPF réserve le sursis au contribuable qui « en a expressément formulé la demande dans sa réclamation » et qui a « précisé le montant ou les bases du dégrèvement » auquel il estime avoir droit. Une demande envoyée séparément trois semaines plus tard n'entre pas dans cette rédaction. La parade est simple : déposez une réclamation complémentaire, complète, qui reprend vos moyens et porte cette fois la demande de sursis et le chiffrage. Le plus sûr reste de ne jamais avoir à le faire.
Deux voies, souvent plus rapides que le juge. La première consiste à offrir une garantie différente. L'article R277-4 du LPF permet au comptable de vous admettre, à toute époque, à remplacer la garantie constituée par une autre de valeur au moins égale. Par exemple une affectation hypothécaire sur un immeuble de la SCI, à la place d'une caution bancaire devenue trop chère. Ce n'est pas un droit : la substitution se demande, et se motive. La seconde consiste à compléter. Lorsque des garanties déjà constituées se révèlent insuffisantes, l'article R*277-2 permet à l'administration de demander un complément — et vous accorde lui-même quarante-cinq jours pour le fournir, faute de quoi le comptable peut prendre des mesures conservatoires (BOI-REC-PREA-20-20-20). Dans tous les cas, exigez le refus par écrit : sans décision notifiée, le délai de quinze jours du référé n'a pas de point de départ opposable.
Oui, et c'est souvent la bonne stratégie. Vous chiffrez dans la réclamation le montant ou les bases du dégrèvement demandé, vous demandez le sursis pour cette fraction seulement, et vous payez le solde. Trois avantages. Le seuil de 4 500 € s'apprécie sur les droits contestés : contester moins peut vous faire passer dessous et vous dispenser de garanties. Les intérêts moratoires de l'article L209 du LPF ne portent que sur la fraction qui a bénéficié du sursis. Enfin, un dossier resserré sur deux ou trois points solides se défend mieux qu'une contestation globale.
Non. Les deux demandes n'ont pas le même objet : la réclamation dit que l'impôt est mal établi, la demande gracieuse dit que, même bien établi, vous ne pouvez pas le payer ou que la pénalité est disproportionnée. Elles peuvent être présentées ensemble, dans deux courriers distincts. Une précision de calendrier : la demande gracieuse n'est enfermée dans aucun délai, elle peut donc être déposée bien après la réclamation — mais l'inverse n'est pas vrai, et c'est là que les dossiers se perdent.
Non, et c'est le piège le plus fréquent. Le délai de l'article R*196-1 du LPF continue de courir pendant l'instruction de votre demande gracieuse, qui peut durer des mois. Il n'existe aucune interruption, aucune suspension, aucune prorogation. Un gérant qui négocie une remise pendant dix-huit mois et se retourne ensuite vers le contentieux découvre parfois que le 31 décembre est passé. Règle pratique : déposez d'abord la réclamation contentieuse, dans le délai, puis la demande gracieuse à côté.
C'est votre réclamation, si la SCI est à l'impôt sur le revenu : l'imposition est établie et mise en recouvrement à votre nom, et l'article R*197-3 du LPF exige la signature manuscrite de son auteur. Trois associés, trois réclamations. Vous n'êtes pas tenu de la signer vous-même. L'article R*197-4 permet à quiconque d'en introduire une pour autrui, à condition de justifier d'un mandat régulier, produit en même temps qu'elle à peine de nullité ; les avocats en sont dispensés. Le gérant peut donc déposer les trois, avec trois mandats. Sans mandat, sa signature ne vaut que pour lui. À l'impôt sur les sociétés, c'est la société qui est redevable et son représentant légal qui signe.
Tout dépend d'une seule date : la clôture de l'exercice redressé. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la part de résultat est réputée acquise à la clôture, et c'est l'associé présent à cette date qui est imposé sur l'exercice entier. Si vous avez cédé vos parts après la clôture de l'exercice redressé, l'avis arrive à votre nom et c'est vous qui réclamez, quelle que soit la date de la vente. Si vous les avez cédées avant, l'exercice est imposé chez l'acquéreur, pas chez vous. Dans le premier cas, deux réflexes : relisez la garantie de passif de votre acte de cession, et demandez au gérant les pièces de l'exercice, que vous n'avez plus.
Sur l'impôt lui-même, non : l'article L203 du LPF plafonne expressément la compensation « dans la limite de l'imposition contestée ». Le risque réel est de sortir avec un dégrèvement réduit, voire nul, parce que l'administration aura opposé une insuffisance découverte pendant l'instruction. Il existe toutefois une aggravation possible, et elle est peu connue. L'article L280 permet au tribunal administratif de prononcer une majoration des droits contestés à tort, s'il juge que la demande de sursis a servi à différer abusivement le paiement. Elle est plafonnée à 1 % par mois entier écoulé depuis l'enregistrement de la demande au greffe. Elle sanctionne le procédé, pas la défaite.
Le silence gardé pendant six mois fait naître une décision implicite de rejet, mais elle ne déclenche aucun délai : vous pouvez saisir le tribunal, ou attendre la décision expresse sans rien perdre (CE, avis, 21 octobre 2020, n° 443327). L'administration, de son côté, reste libre de statuer après les six mois. Attendre a un mérite pratique : la décision de rejet doit être motivée, et cette motivation vous dit exactement ce que l'administration vous opposera devant le juge. Saisir tout de suite a un mérite inverse : vous reprenez la main sur le calendrier. Dans les deux cas, conservez le récépissé de dépôt de la réclamation, qui date le point de départ des six mois.
Oui, et sans que vous ayez à les demander. L'article L208 du LPF les attache de plein droit au dégrèvement, au taux de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI — soit 0,20 % par mois en 2026 (III de cet article). Deux caractéristiques comptent pour le calcul : ils courent du jour du paiement, donc rien n'est dû si vous n'avez rien décaissé grâce au sursis ; et ils ne sont pas capitalisés, ce qui veut dire qu'ils ne produisent pas eux-mêmes d'intérêts. Sur une procédure de trente mois, cela fait 6 % de la somme remboursée.
Souvent rien de plus que la garantie. L'article L209 du LPF écarte les intérêts moratoires pour les cotisations déjà soumises à l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI, ce qui vise la plupart des rappels notifiés après vérification. Quand ils sont dus, ils portent sur les seuls droits maintenus à votre charge, au taux de 0,20 % par mois en 2026. Et son second alinéa les maintient même si vous vous désistez en cours d'instance : abandonner en route ne fait pas disparaître le coût.
Oui, mais c'est une autre procédure, avec un autre destinataire. L'article L281 du LPF ouvre une contestation dirigée contre la régularité en la forme de l'acte de poursuite, adressée d'abord au chef du service dont dépend le comptable, en application de l'article R*281-1. Elle ne peut jamais remettre en cause le bien-fondé de la créance. Conséquence pratique : un vice de forme de l'avis ne fait pas disparaître l'impôt, il fait tomber l'acte. Si vous voulez les deux, il faut les deux procédures, menées en parallèle.
Oui. Le deuxième alinéa de l'article L190 du LPF vise expressément les erreurs portant sur un résultat déficitaire ou sur un excédent de taxe sur la valeur ajoutée déductible. Elles sont contestables même en l'absence d'imposition supplémentaire, dès la réception de la réponse aux observations. C'est le seul cas où l'on n'attend pas d'avis de mise en recouvrement, pour une raison simple : il n'y en aura pas. L'enjeu n'est pas l'année contestée mais les suivantes, puisqu'un déficit amputé aujourd'hui est un impôt payé dans deux ou trois ans.