Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Qui peut consulter les comptes d'une SCI ? (Guide 2026)

La SCI est l'une des rares sociétés françaises dont les comptes annuels échappent à toute publicité. Là où une SARL ou une SAS dépose chaque année son bilan au greffe — où n'importe qui peut le télécharger pour quelques euros —, une société civile immobilière ne dépose rien. Ses loyers, son résultat, sa trésorerie et les comptes courants de ses associés restent confidentiels. Cette confidentialité n'est pourtant ni absolue ni opposable à tout le monde : certains acteurs y accèdent de droit, d'autres par contrat, d'autres encore par décision de justice. Ce guide dresse la carte complète de ces accès, avec les fondements juridiques exacts et les recours concrets de chaque partie.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de commerce, Livre des procédures fiscales, Legifrance, service-public.fr). Mis à jour le 20 juillet 2026.


1. Le principe : la SCI ne publie pas ses comptes

Une exception dans le paysage des sociétés françaises

Les sociétés commerciales — SARL, EURL, SAS, SASU, SA — sont soumises à une obligation de dépôt annuel des comptes au greffe dans le mois suivant leur approbation (deux mois en cas de dépôt électronique), en application des articles L232-21 à L232-23 du Code de commerce. Ces comptes deviennent alors des documents publics : n'importe qui peut les obtenir auprès du greffe ou d'un site d'agrégation, sans justifier d'aucun intérêt.

La SCI n'entre dans aucun de ces textes. Elle est une société civile, non commerçante. Aucune disposition légale ne lui impose de déposer son bilan, son compte de résultat ou son état de trésorerie. Le résultat de cette absence de texte est simple et souvent mal compris : les comptes d'une SCI ne sont consultables nulle part par le public.

Cette confidentialité est d'ailleurs l'une des raisons — rarement mise en avant, mais bien réelle — pour lesquelles la structure séduit les investisseurs immobiliers : un concurrent, un voisin, un locataire ou un futur acquéreur ne peut pas savoir combien la société encaisse, ce qu'elle doit ni ce qu'elle distribue.

À retenir

Ne pas déposer ses comptes ne dispense pas de les établir. L'article 1856 du Code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion au moins une fois par an, et une SCI à l'IS doit tenir une comptabilité d'engagement complète selon les règles du plan comptable général, parce que les articles 53 A et 54 du CGI lui imposent de produire un bilan, un compte de résultat et les annexes de la liasse fiscale. La confidentialité porte sur la diffusion, jamais sur l'obligation de tenue.

Les deux seules exceptions

  • La clause statutaire. Rien n'interdit aux associés de prévoir dans les statuts un dépôt volontaire des comptes. C'est extrêmement rare et sans intérêt pratique pour une SCI patrimoniale.
  • Le franchissement des seuils de l'article L612-1 du Code de commerce. Une personne morale de droit privé non commerçante ayant une activité économique doit établir des comptes annuels et nommer un commissaire aux comptes lorsqu'elle dépasse deux des trois seuils de l'article R612-1 : 50 salariés, 3 100 000 € de chiffre d'affaires ou de ressources, 1 550 000 € de total de bilan. Aucune SCI patrimoniale ordinaire n'atteint ces niveaux. Même dans ce cas, l'obligation porte sur l'établissement et le contrôle des comptes, pas sur leur publication.

Ce que cela change en pratique

En pratique, cela change trois choses.

  1. Aucun site ne vend les comptes d'une SCI. Les plateformes qui rediffusent les données du greffe et du Registre national des entreprises n'affichent pour une SCI que le Kbis, les statuts et les actes modificatifs. Si un tel site propose un « bilan » pour une SCI, il s'agit d'une estimation algorithmique, pas d'un document déposé.
  2. La charge de la transparence pèse entièrement sur le gérant. Comme aucun tiers ne peut vérifier les chiffres, le seul contrôle réel est celui exercé par les associés eux-mêmes, via l'article 1855 du Code civil et l'assemblée générale annuelle.
  3. La contrepartie est un risque de contestation accru. En cas de conflit, l'associé qui n'obtient rien n'a pas d'alternative documentaire : il doit passer par la mise en demeure puis par le juge. D'où l'importance d'une comptabilité tenue proprement et d'un jeu de PV complet.

2. Ce qui reste public malgré tout

Comptes confidentiels ne veut pas dire société opaque. Un tiers curieux et méthodique reconstitue une bonne part de l'économie d'une SCI sans jamais voir un bilan — et c'est souvent une surprise pour les associés. Voici précisément ce qui est accessible.

L'immatriculation : le Kbis et le Registre national des entreprises

Toute SCI est immatriculée au registre du commerce et des sociétés et figure au Registre national des entreprises (RNE) tenu par l'INPI. Sont publics et accessibles à toute personne, sans justification :

  • La dénomination sociale, le sigle, le numéro SIREN et le code APE (généralement 6820A ou 6820B).
  • Le siège social — donc, très souvent, l'adresse personnelle du gérant.
  • Le montant du capital social et sa nature (fixe ou variable).
  • L'objet social tel que rédigé dans les statuts.
  • L'identité du ou des gérants (nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, nationalité).
  • La date de clôture de l'exercice et la durée de la société.

Les statuts et les actes déposés

C'est le point le plus souvent sous-estimé. Les statuts d'une SCI sont déposés lors de l'immatriculation et toute personne peut en obtenir copie auprès du greffe ou du guichet unique, moyennant quelques euros. Or les statuts contiennent :

  • La liste des apports (en numéraire, en nature) et leur évaluation ;
  • La répartition initiale des parts entre associés ;
  • Les clauses d'agrément, de préemption, de démembrement, de continuation en cas de décès ;
  • Les pouvoirs du gérant et les règles de majorité.

Les actes modificatifs ultérieurs sont également déposés : changement de gérant, transfert de siège, augmentation ou réduction de capital, prorogation, modification de l'objet. Une cession de parts doit, pour être opposable aux tiers, faire l'objet d'une publicité au RCS (article 1865 du Code civil), indépendamment de toute modification statutaire ; à défaut, elle demeure inopposable et le cédant reste tenu des dettes sociales à l'égard des tiers. La nouvelle répartition du capital est donc, en pratique, accessible par le dépôt effectué au greffe. Le nouvel article 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, renforce encore le formalisme des cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière.

Les annonces légales

La constitution de la SCI a fait l'objet d'une annonce légale (forfait national de 191 € HT en métropole depuis l'arrêté du 19 novembre 2025, 223 € HT à La Réunion et Mayotte). Cette annonce, comme celles publiées à chaque modification statutaire, est consultable en ligne et rappelle dénomination, siège, capital, objet et gérant.

Le registre des bénéficiaires effectifs : accès désormais restreint

C'est le point qui a le plus changé ces dernières années, et beaucoup d'articles en ligne restent périmés sur ce sujet.

Après l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 22 novembre 2022 invalidant l'accès du grand public, le droit français a été aligné : la loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 (dite DDADUE) a supprimé l'accès public, et le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 en a fixé les modalités. En 2026, l'accès au registre des bénéficiaires effectifs d'une SCI est réservé :

  • aux autorités compétentes (administrations, autorités judiciaires, TRACFIN) ;
  • aux professionnels assujettis à la LCB-FT dans le cadre de leurs obligations de vigilance (banques, notaires, experts-comptables, avocats pour certaines opérations) ;
  • à toute personne justifiant d'un intérêt légitime pour la prévention ou la lutte contre le blanchiment de capitaux. Cet intérêt s'apprécie au regard du lien avec l'entité concernée, une appréciation assouplie pour les journalistes, les organismes à but non lucratif et les chercheurs.

La demande se dépose auprès de l'INPI via le guichet unique ou auprès du greffe compétent. En cas d'acceptation, le demandeur reçoit un certificat d'accès valable trois ans. Pour les demandes déposées à compter du 10 novembre 2026, l'autorité saisie disposera d'un délai de 12 jours ouvrables pour statuer — ramené à 7 jours ouvrables lorsque le demandeur est déjà titulaire d'un certificat d'accès en cours de validité, ce délai pouvant être prorogé en période de fort volume de demandes. Attention : l'absence de réponse dans le délai imparti vaut décision implicite de rejet de la demande (art. R. 561-58-2 du Code monétaire et financier). Le demandeur doit alors former un recours, et non considérer l'accès comme acquis.

Traduction concrète : en 2026, un voisin ou un concurrent ne peut plus découvrir librement qui se cache derrière une SCI en consultant le RBE. C'est un vrai renversement par rapport à la période 2017-2022, où le registre était ouvert à tous.

La publicité foncière : la vraie brèche

C'est ici que la confidentialité de la SCI trouve sa limite la plus concrète. Tout acte translatif de propriété immobilière est publié au service de la publicité foncière, et toute personne peut déposer une demande de renseignements sur un immeuble ou sur une personne, sans avoir à justifier d'un motif. On y trouve :

  • La date d'acquisition et le prix payé par la SCI ;
  • L'identité du vendeur et la désignation cadastrale du bien ;
  • Les inscriptions hypothécaires et le privilège de prêteur de deniers, avec le montant garanti ;
  • Les servitudes et les éventuelles saisies publiées.

Autrement dit, sans jamais voir un seul document comptable, un tiers peut savoir combien la SCI a payé son immeuble et quel montant d'emprunt a été garanti dessus. Il ne saura pas, en revanche, le capital restant dû aujourd'hui, les loyers réellement encaissés, la trésorerie, le solde des comptes courants d'associés ni le résultat de l'exercice.

Information Accessible à un tiers ?
Dénomination, siège, capital, gérantOuiKbis / RNE
Statuts et répartition initiale des partsOuiGreffe / guichet unique
Prix d'achat de l'immeuble, hypothèquesOuiPublicité foncière
Bénéficiaires effectifsSur intérêt légitimeINPI / greffe (décret 2026-310)
Bilan, compte de résultat, trésorerieNonNulle part
Loyers encaissés, résultat, distributionsNonNulle part
Comptes courants d'associésNonNulle part

3. Les associés : consulter les comptes de droit (article 1855)

Si les comptes d'une SCI sont fermés au monde extérieur, ils sont grands ouverts aux associés. Le fondement tient en une phrase, l'article 1855 du Code civil :

« Les associés ont le droit d'obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et des documents sociaux et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d'un mois. »

Un droit d'ordre public, sans condition de seuil

Une phrase, donc. Mais elle est redoutable, pour trois raisons.

  • Aucun seuil de détention. Un associé détenant une seule part sur mille dispose exactement du même droit que le majoritaire. Contrairement à l'expertise de gestion en SARL ou en SA, aucune fraction du capital n'est exigée.
  • Aucune justification à fournir. L'associé n'a pas à motiver sa demande ni à démontrer un soupçon. Le simple statut d'associé suffit.
  • Un caractère d'ordre public. Une clause statutaire qui supprimerait ce droit, le subordonnerait à l'accord du gérant ou le réserverait aux détenteurs d'un pourcentage minimum serait réputée non écrite. Les statuts peuvent en revanche élargir le droit : information trimestrielle, envoi automatique des relevés bancaires, accès permanent à l'outil comptable.

Quels documents peut-on exiger ?

La notion de « livres et documents sociaux » est entendue largement par la jurisprudence. En pratique, un associé de SCI peut demander :

Catégorie Documents concrets
ComptableComptes annuels (SCI à l'IS) ou état des recettes et dépenses (SCI à l'IR), grand livre, journaux, balance, tableau des amortissements
BancaireRelevés du compte bancaire de la SCI, échéanciers d'emprunt, attestations de solde
JustificatifsFactures de travaux, contrats d'assurance, avis de taxe foncière, appels de charges de copropriété
LocatifBaux en cours, avenants, quittances, états des lieux, décomptes de charges locatives
SociétaireStatuts à jour, PV d'assemblées générales, registre des décisions, registre des parts, actes de cession
FiscalDéclarations 2072-S/2072-C ou 2065 et liasse 2033 déposées, avis d'imposition de la société

Le texte d'application est ici décisif et presque toujours oublié : l'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, pris pour l'application de l'article 1855, dispose que « l'associé non gérant a le droit de prendre par lui-même, au siège social, connaissance de tous les livres et documents sociaux, des contrats, factures, correspondance, procès-verbaux et plus généralement de tout document établi par la société ou reçu par elle », que « le droit de prendre connaissance emporte celui de prendre copie », et que l'associé « peut se faire assister d'un expert choisi parmi les experts agréés par la Cour de cassation ou les experts près une cour d'appel ».

Ce texte mérite qu'on s'y arrête. Le périmètre est très large — la correspondance et les factures y figurent expressément. La consultation s'exerce en principe au siège social, ce qui n'interdit évidemment pas — et tout recommande — un envoi dématérialisé. Enfin, l'assistant n'est pas n'importe quel conseil : le décret vise un expert judiciaire agréé, même si en pratique le gérant accepte le plus souvent la présence d'un expert-comptable ou d'un avocat, et les frais de reproduction restent à la charge du demandeur.

Les questions écrites : l'outil le plus sous-utilisé

Le second volet de l'article 1855 est souvent oublié : l'associé peut poser par écrit des questions sur la gestion sociale, auxquelles le gérant doit répondre par écrit dans le délai d'un mois. Son efficacité tient à un mécanisme simple : le gérant doit se positionner noir sur blanc sur des points précis. Soit il répond et vous avez un aveu utile, soit il se tait et son silence devient une pièce du dossier. Dans les deux cas, vous avancez.

Exemples de questions bien formulées :

  • « Pour quelle raison le loyer du lot n° 3 est-il passé de 780 € à 640 € au 1er janvier 2026 ? »
  • « Quelle est la ventilation exacte des 18 400 € de travaux comptabilisés en 2025, par facture et par lot ? »
  • « Quel est le solde de chacun des comptes courants d'associés au 31 décembre 2025 et quels mouvements les ont affectés ? »
  • « Une rémunération a-t-elle été versée au gérant en 2025, et sur quel fondement statutaire ? »

La reddition de compte annuelle : article 1856

L'article 1855 est un droit à la demande. L'article 1856 pose une obligation spontanée : « Les gérants doivent, au moins une fois dans l'année, rendre compte de leur gestion aux associés. » Cette reddition prend en pratique la forme de l'assemblée générale d'approbation des comptes, avec convocation, rapport de gestion et PV. Attention à une idée reçue : aucun texte n'impose à une société civile de tenir cette assemblée dans les six mois de la clôture de l'exercice — ce délai de six mois est celui des sociétés commerciales. Pour une SCI, il ne s'impose que si les statuts le prévoient, ce qu'ils font très fréquemment. La seule contrainte légale est celle de l'article 1856 : au moins une fois dans l'année.

Attention à une confusion fréquente : le quitus voté en assemblée ne purge pas tout. L'article 1850 du Code civil maintient la responsabilité du gérant envers la société et les associés pour les fautes de gestion, et l'approbation des comptes ne couvre pas ce qui a été dissimulé aux associés.

Que faire en cas de refus du gérant ?

La séquence compte autant que le fond : chaque étape prépare la suivante, et un juge saisi trop tôt renverra les parties dos à dos.

  1. Demande simple et datée, par courriel ou courrier, listant précisément les documents souhaités et les exercices concernés. Une demande floue (« je veux tout voir ») est plus facilement contestée qu'une liste nominative.
  2. Mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, visant expressément l'article 1855 du Code civil, rappelant le délai d'un mois pour les questions écrites, et fixant un délai raisonnable (15 à 30 jours).
  3. Référé devant le président du tribunal judiciaire du lieu du siège — la SCI étant une société civile, c'est bien le tribunal judiciaire et non le tribunal de commerce. L'associé demande une injonction de communiquer sous astreinte (par exemple 100 € par jour de retard). L'obligation étant non sérieusement contestable, le référé est la voie naturelle.
  4. Action au fond en dommages-intérêts pour le préjudice subi, et le cas échéant demande de révocation judiciaire du gérant pour cause légitime (art. 1851 du Code civil).

Cas pratique

SCI familiale à quatre associés, deux immeubles, 62 000 € de loyers annuels. Le gérant, associé à 40 %, ne communique plus rien depuis trois exercices et ne convoque plus d'assemblée. Un associé minoritaire à 10 % envoie une mise en demeure visant l'article 1855, listant : relevés bancaires 2023-2025, grand livre, baux, PV d'AG et déclarations 2072 déposées. Sans réponse sous 30 jours, il assigne en référé et obtient une injonction sous astreinte de 150 €/jour. La communication révèle 11 200 € de « frais de gestion » non justifiés portés au compte courant du gérant : l'affaire bascule alors sur le terrain de la faute de gestion et de la révocation.

Attention : il n'existe pas d'expertise de gestion en société civile

C'est une erreur classique. L'expertise de gestion — cette procédure permettant à des associés représentant une fraction du capital de faire désigner un expert pour analyser une ou plusieurs opérations de gestion — est prévue pour la SARL (art. L223-37 C. com.) et pour la société anonyme (art. L225-231 C. com.). Elle n'existe pas pour les sociétés civiles.

L'associé de SCI qui veut aller au-delà de l'article 1855 doit donc emprunter le droit commun : la mesure d'instruction in futurum de l'article 145 du Code de procédure civile (voir le chapitre 9). En cas de blocage durable entre associés, les leviers sont la désignation d'un mandataire ad hoc ou d'un administrateur provisoire, voire la dissolution pour justes motifs (art. 1844-7, 5° du Code civil) — sujets développés dans notre guide sur la mésentente entre associés de SCI.

Partagez vos comptes en sécurité avec sci-ai.app

Chaque associé dispose de son propre accès en lecture : comptes annuels, grand livre, relevés, baux, PV d'assemblée et déclarations déposées, à jour en permanence. L'article 1855 est satisfait sans échange de fichiers par e-mail, et sans donner à quiconque plus que ce à quoi il a droit.


4. Le gérant, l'expert-comptable et le commissaire aux comptes

Le gérant : accès total, responsabilité totale

Le gérant détient et gère la comptabilité : son accès est par nature illimité. Ce n'est pas un privilège, c'est la contrepartie d'obligations lourdes :

  • Rendre compte annuellement (art. 1856 C. civ.) ;
  • Répondre aux questions écrites dans le mois (art. 1855) ;
  • Agir dans les limites de l'objet social et des pouvoirs statutaires (art. 1848 et 1849 C. civ.) ;
  • Répondre de ses fautes de gestion envers la société et les associés (art. 1850 C. civ.).

En cas de co-gérance, chaque gérant dispose du même accès. Un gérant qui perd ses fonctions doit restituer l'intégralité des documents sociaux à la société : il ne conserve aucun droit d'accès pour la période postérieure à sa révocation ou à sa démission, mais il conserve, en tant qu'ancien dirigeant susceptible d'être mis en cause, un intérêt légitime à obtenir copie des pièces de sa propre gestion — le cas échéant par la voie de l'article 145 du CPC.

L'expert-comptable : un accès contractuel et couvert par le secret

L'expert-comptable n'est pas obligatoire pour une SCI. Lorsqu'il intervient, son accès repose sur la lettre de mission et non sur un texte légal. Deux règles reviennent constamment dans les litiges :

  • Le secret professionnel de l'expert-comptable (ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945, art. 21) lui interdit de communiquer les comptes de la SCI à un tiers sans l'accord de son client — y compris à un associé qui s'adresserait directement à lui. L'associé doit passer par le gérant.
  • Les documents appartenant au client doivent lui être restitués même en cas d'honoraires impayés. Le code de déontologie des professionnels de l'expertise comptable interdit de retenir les pièces remises par le client ; seuls les travaux propres du cabinet peuvent, dans certaines limites, ne pas être délivrés. C'est un point décisif lorsqu'on change de prestataire.

Le commissaire aux comptes : quasi jamais

Comme vu plus haut, la nomination d'un commissaire aux comptes ne s'impose à une SCI que si elle est qualifiée de personne morale de droit privé non commerçante ayant une activité économique et franchit deux des trois seuils de l'article R612-1 du Code de commerce (50 salariés, 3 100 000 € de ressources, 1 550 000 € de bilan). Dans les faits, aucune SCI patrimoniale n'y est soumise. Une désignation volontaire reste possible, notamment dans les montages avec investisseurs extérieurs : le CAC dispose alors d'un droit d'investigation permanent sur les comptes.


5. L'administration fiscale : un accès de plein droit aux comptes

C'est le seul tiers qui accède aux comptes d'une SCI de plein droit, sans autorisation judiciaire et sans négociation contractuelle.

Elle a déjà l'essentiel : les obligations déclaratives

Il faut bien mesurer ceci : avant même la moindre demande, l'administration reçoit chaque année une photographie complète de la SCI. Le « secret » des comptes ne l'a jamais concernée.

Régime Déclaration Ce que l'administration y voit
SCI à l'IR2072-S ou 2072-CLoyers bruts, charges par nature, intérêts d'emprunt, résultat foncier, répartition par associé
SCI à l'IS2065 + liasse 2033Bilan complet, compte de résultat, immobilisations, amortissements, provisions, capital, comptes courants
SCI assujettieCA3 / CA12TVA collectée et déductible, donc volumétrie des loyers taxables
Associés2044 puis 2042Quote-part de résultat foncier de chaque associé (SCI à l'IR)

Le droit de communication (art. L81 et suivants du LPF)

L'article L81 du Livre des procédures fiscales autorise l'administration à prendre connaissance de documents détenus par des tiers, sans que cela constitue un contrôle. Elle peut ainsi solliciter :

  • La SCI elle-même : baux, factures, relevés, pièces comptables ;
  • Les établissements bancaires (art. L83 et L85 LPF, sans que le secret bancaire puisse être opposé) et le fichier FICOBA pour identifier tous les comptes ouverts au nom de la société ;
  • Les notaires, syndics, agences de gestion locative, plateformes de location pour recouper loyers et opérations.

Le contrôle : vérification de comptabilité et FEC

Au-delà du contrôle sur pièces, l'administration peut engager une vérification de comptabilité (art. L13 LPF), précédée d'un avis de vérification. Dans ce cadre, si la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, la SCI doit remettre son fichier des écritures comptables (FEC) au format normalisé à 18 champs (art. L47 A-I du LPF).

Le champ de cette obligation est régulièrement mal restitué, y compris par des conseils. Toutes les SCI ne doivent pas un FEC :

Situation FEC exigible ?
SCI à l'ISOui
SCI à l'IR avec au moins un associé personne moraleOui
SCI à l'IR avec un associé exerçant une activité BIC/BNC/BA au réelOui
SCI à l'IR, tous associés personnes physiques, comptabilité de trésorerieNon, en principe hors champ

Sanction : le défaut de présentation du FEC est puni d'une amende de 5 000 €, portée à 10 % des droits rappelés si ce montant est supérieur (art. 1729 D du CGI).

Jusqu'où l'administration peut-elle remonter ?

  • N+3 : délai de reprise de droit commun en matière d'IR et d'IS (art. L169 du LPF) ;
  • N+10 : en cas d'activité occulte, c'est-à-dire de SCI non immatriculée ou n'ayant jamais déposé ses déclarations (art. L169 al. 2 du LPF) ;
  • N+6 : délai supplétif de droit commun, lorsqu'aucun délai spécial n'est prévu (art. L186 du LPF) ;
  • Prorogation possible du délai en cas de dépôt d'une plainte pour fraude fiscale (art. L188 B du LPF).

En cas d'erreur découverte spontanément, la régularisation de l'article L62 du LPF permet de réduire l'intérêt de retard ; une remise gracieuse peut être sollicitée sur le fondement de l'article L247 du LPF. Le sujet est traité en détail dans notre guide sur le contrôle fiscal d'une SCI.

Le point que tout le monde oublie : le fisc ne divulgue rien

L'article L103 du Livre des procédures fiscales impose un secret professionnel absolu aux agents. Un associé en conflit, un ex-conjoint, un créancier ou un journaliste n'obtiendra jamais de l'administration copie de la 2072 ou de la liasse fiscale d'une SCI. Les échanges d'informations ne sont autorisés qu'entre administrations et organismes limitativement énumérés par les articles L113 et suivants du LPF. Autrement dit, la transparence dont bénéficie l'administration ne « fuit » pas vers les tiers.


6. La banque et les partenaires contractuels

Une exigence contractuelle, jamais légale

Quand votre banque réclame chaque année « le bilan de la SCI », elle n'exerce aucun droit légal : elle applique une clause de son contrat de prêt. C'est une distinction essentielle, car elle détermine ce que vous devez fournir et ce que vous pouvez refuser.

Relisez votre offre de prêt : vous y trouverez, à quelques mots près, les clauses suivantes.

  • Communication annuelle des comptes dans un délai déterminé après la clôture (souvent 6 ou 9 mois) ;
  • Information sur tout événement significatif : cession de parts, changement de gérant, vente d'un bien, souscription d'un nouvel emprunt ;
  • Maintien de ratios ou de garanties, dans les financements les plus structurés ;
  • Sanction : mise en demeure puis, en théorie, exigibilité anticipée du capital restant dû (déchéance du terme). En pratique, les banques utilisent d'abord le levier commercial, mais la clause existe.

Un point à ne pas confondre : les règles prudentielles du HCSF (taux d'effort de 35 % assurance comprise, durée maximale de 25 ans) s'appliquent aux personnes physiques emprunteuses, pas à la SCI en tant que telle. Ce que la banque analyse dans un dossier de prêt bancaire de SCI, c'est la capacité de remboursement de la société combinée à la surface financière des associés.

Ce que la banque voit déjà sans vous le demander

La banque teneuse du compte bancaire de la SCI a une visibilité complète sur les flux : loyers encaissés, échéances de prêt, charges payées, virements vers les associés. Elle ne voit en revanche ni la comptabilité, ni la qualification des écritures, ni la ventilation entre remboursement de compte courant et distribution de dividendes.

Les obligations LCB-FT

Indépendamment du crédit, la banque est un professionnel assujetti à la lutte contre le blanchiment (art. L561-5 et suivants du Code monétaire et financier). À ce titre elle doit identifier la SCI, ses représentants et ses bénéficiaires effectifs, comprendre l'objet et la nature de la relation d'affaires et, en cas d'opération atypique, demander des justificatifs sur l'origine des fonds — un apport en compte courant significatif, par exemple. Ces demandes ne sont pas négociables et le refus d'y répondre conduit fréquemment à une clôture de compte.

Les autres partenaires contractuels

  • Le notaire : lors d'une cession de parts, d'une vente d'immeuble ou d'une succession, il demande statuts, PV, comptes, état des comptes courants et valorisation. Cet accès est nécessaire à l'acte, et le notaire est tenu au secret professionnel.
  • L'assureur : pour une assurance PNO ou GLI, il demande les baux et les quittances, pas les comptes.
  • Un acquéreur de parts : il n'a aucun droit tant qu'il n'est pas associé. Ses demandes relèvent de la négociation. En pratique, c'est l'audit préalable (due diligence) qui donne accès aux comptes, sous accord de confidentialité, et les garanties d'actif et de passif prennent le relais dans l'acte.
  • Un futur co-investisseur : même logique, l'accès est conventionnel et se règle en amont, idéalement dans le pacte d'associés.

7. Le locataire, les fournisseurs et les tiers : aucun accès aux comptes

Le locataire n'a aucun droit sur les comptes

C'est net : aucun texte ne donne au locataire d'une SCI le moindre accès à sa comptabilité. Il ne peut pas savoir si le bailleur est bénéficiaire ou déficitaire, ni ce qu'il rembourse à la banque. Ce qu'il peut exiger porte uniquement sur ses propres charges :

  • Bail d'habitation : l'article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 impose au bailleur de justifier les charges récupérables, dont la liste limitative résulte du décret n° 87-713 du 26 août 1987. Un mois avant la régularisation annuelle, le décompte par nature de charges doit être communiqué, et les pièces justificatives sont tenues à disposition du locataire pendant six mois à compter de l'envoi de ce décompte.
  • Bail commercial : les articles L145-40-2 et R145-35 du Code de commerce imposent un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts et travaux, un état récapitulatif annuel, et un budget prévisionnel des travaux. Là encore, l'information porte sur l'immeuble, jamais sur la société. Voir notre guide sur le bail commercial en SCI.

Le locataire connaît en revanche l'identité de son bailleur, qui figure obligatoirement au bail, et peut, via la publicité foncière, vérifier qui est propriétaire de l'immeuble.

Les fournisseurs, artisans et créanciers ordinaires

Un artisan impayé, un syndic ou un fournisseur n'a aucun droit d'accès aux comptes de la SCI. Sa voie est le recouvrement : mise en demeure, injonction de payer ou assignation. Une fois muni d'un titre exécutoire contre la société, il peut, après avoir vainement poursuivi la SCI (art. 1858 du Code civil), se retourner contre les associés, qui répondent des dettes sociales indéfiniment mais à proportion de leur part dans le capital, et non solidairement (art. 1857 du Code civil). Cette subsidiarité est un point cardinal : elle interdit au créancier d'attaquer directement un associé sans avoir épuisé les poursuites contre la société.

C'est également au stade judiciaire, et seulement là, que ce créancier pourra demander au juge la production de pièces comptables utiles à la mesure de sa créance ou à l'appréciation de la solvabilité.

Les curieux, les concurrents, la presse

Aucun accès. Un tiers sans titre n'obtient ni les comptes, ni le RBE (sauf intérêt légitime LCB-FT depuis le décret n° 2026-310), ni les relevés bancaires. Il peut seulement exploiter le Kbis, les statuts, les annonces légales et la publicité foncière.


8. Le conjoint, l'héritier, l'usufruitier et le nu-propriétaire

C'est ici que se concentre l'immense majorité des conflits d'accès aux comptes d'une SCI familiale. Et les règles y sont franchement contre-intuitives : le parent qui a financé l'immeuble n'a parfois aucun droit, tandis que l'enfant de dix-huit ans titulaire d'une part en a un, entier.

Le conjoint non associé : rien, par principe

Être marié à un associé ne confère aucun droit d'information sur la société, même sous le régime de la communauté légale. Le conjoint dispose toutefois de deux leviers spécifiques :

  • Article 1832-2 du Code civil : lorsqu'un époux emploie des biens communs pour apporter à une société ou acquérir des parts sociales, il doit en avertir son conjoint et justifier de cette information dans l'acte, à peine de nullité. Le conjoint peut en outre revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites ou acquises. Une fois cette revendication exercée et l'agrément éventuellement obtenu, il devient associé et l'article 1855 lui est pleinement applicable.
  • Procédure de divorce : l'article 259-3 du Code civil permet au juge de faire produire par les époux tous documents utiles et d'obtenir des tiers, notamment des établissements bancaires, les renseignements nécessaires sans que le secret professionnel puisse être opposé. À cela s'ajoutent la mesure d'instruction de l'article 145 du CPC et l'expertise de liquidation du régime matrimonial. Notre guide sur la SCI et le divorce détaille ces mécanismes.

Le partenaire de PACS ou le concubin

Aucun droit d'accès s'il n'est pas associé, et pas d'équivalent de l'article 1832-2 : le PACS et le concubinage n'emportent pas de communauté de biens en l'absence d'indivision organisée. C'est précisément pourquoi le pacte d'associés est décisif dans une SCI entre concubins ou partenaires de PACS.

L'héritier : associé dès le décès, sauf clause contraire

Le décès d'un associé de SCI n'entraîne pas la dissolution de la société : l'article 1870 du Code civil pose le principe de la continuation avec les héritiers. Tout dépend ensuite de ce que prévoient les statuts et de l'état d'avancement de la succession.

Situation Droit d'accès aux comptes
Héritier devenu associé (pas de clause d'agrément)Plein droit de l'article 1855
Parts en indivision successoraleDroits exercés par un mandataire commun (art. 1844 al. 2 C. civ.)
Héritier non agréé (clause d'agrément jouant)Créancier de la valeur des parts ; évaluation par expert (art. 1843-4 C. civ.)

Dans tous les cas, le notaire chargé de la succession doit valoriser les parts pour la déclaration de succession, à déposer en principe dans les six mois du décès. Il demandera donc les comptes, l'état des comptes courants et les éléments de valorisation de l'immeuble : c'est souvent à cette occasion qu'une comptabilité négligée coûte très cher en temps et en honoraires de reconstitution. Voir notre guide sur le décès d'un associé de SCI.

L'usufruitier et le nu-propriétaire

En démembrement de parts sociales, la répartition est la suivante :

  • Le nu-propriétaire est l'associé. Il bénéficie donc pleinement de l'article 1855. L'article 1844 du Code civil, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, lui reconnaît le droit de participer aux décisions collectives, le droit de vote appartenant au nu-propriétaire sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il revient à l'usufruitier.
  • L'usufruitier n'a pas la qualité d'associé. La chambre commerciale de la Cour de cassation l'a affirmé dans son avis du 1er décembre 2021 (n° 20-15.164), confirmé par l'arrêt de la 3e chambre civile du 16 février 2022 (n° 20-15.164), tout en jugeant qu'il doit pouvoir provoquer une délibération des associés, sur le fondement de l'article 39 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, lorsque cette délibération est susceptible d'avoir une incidence directe sur son droit de jouissance. Son information n'est donc pas garantie par l'article 1855 ni par l'article 48 du même décret, qui ne visent que l'associé.

Conséquence pratique : dans une SCI démembrée — schéma classique de transmission entre parents usufruitiers et enfants nus-propriétaires —, il faut organiser statutairement l'information de l'usufruitier : convocation aux assemblées, communication des comptes, droit de poser des questions écrites. À défaut, le parent usufruitier qui a « tout construit » peut se retrouver sans droit d'accès opposable si la relation se dégrade.


9. Le juge, l'expert judiciaire et le commissaire de justice

Quand aucun droit d'accès direct n'existe, il reste la voie judiciaire. C'est elle qui permet, en pratique, à un héritier écarté, un ex-conjoint, un acquéreur floué ou un créancier d'obtenir les comptes d'une SCI.

L'article 145 du CPC : la mesure d'instruction in futurum

C'est l'outil central, et de loin le plus utilisé contre les SCI. Le texte permet, avant tout procès, d'obtenir une mesure d'instruction — production de documents, expertise, constat — s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. La rédaction de la requête fait tout : les demandes trop larges sont rejetées.

  • Un motif légitime : un différend plausible, pas une simple curiosité. Il faut exposer le litige potentiel et son fondement.
  • Une mesure légalement admissible et proportionnée : la demande doit être circonscrite dans le temps (des exercices déterminés) et dans son objet (des catégories de pièces identifiées). Les demandes générales sont régulièrement rejetées.
  • L'absence de procès déjà engagé au fond sur le même objet ; à défaut, ce sont les articles 138 à 142 du CPC qui s'appliquent, permettant au juge d'ordonner la production de pièces détenues par une partie ou par un tiers.
  • Le respect du secret des affaires (art. L151-1 du Code de commerce) : il ne fait pas obstacle à la mesure mais impose un aménagement procédural — communication en version expurgée, cercle de confidentialité, consultation limitée.

La mesure est demandée sur requête (sans que la SCI en soit informée, lorsqu'un effet de surprise est nécessaire) ou en référé (contradictoirement). L'exécution est confiée à un commissaire de justice ou à un expert désigné.

L'expertise de l'article 1843-4 du Code civil

Lorsque la loi ou les statuts prévoient une cession ou un rachat de parts et que les parties ne s'accordent pas sur le prix, un expert est désigné pour déterminer la valeur des droits sociaux. Cet expert accède nécessairement à l'ensemble de la documentation comptable de la SCI. C'est la voie ouverte, notamment, à l'héritier non agréé ou à l'associé qui exerce un droit de retrait — sujet développé dans notre guide pour sortir d'une SCI.

Le commissaire de justice

Anciennement huissier, le commissaire de justice muni d'un titre exécutoire dispose de prérogatives d'information puissantes mais ciblées : les articles L152-1 et L152-2 du Code des procédures civiles d'exécution lui permettent d'obtenir des administrations et des établissements bancaires l'adresse du débiteur, l'identité de ses comptes et celle de son employeur, sans que le secret professionnel puisse lui être opposé. Ces prérogatives ne donnent pas accès à la comptabilité : elles servent à localiser des actifs saisissables, pas à auditer une société.

Les procédures collectives

Une SCI est une personne morale de droit privé : elle est éligible à la sauvegarde, au redressement et à la liquidation judiciaires (art. L620-2, L631-2 et L640-2 du Code de commerce). La cessation des paiements — passif exigible supérieur à l'actif disponible (art. L631-1) — doit être déclarée dans les 45 jours. Le tribunal compétent pour une société civile est le tribunal judiciaire, et non le tribunal de commerce. À l'ouverture de la procédure, le mandataire judiciaire, l'administrateur et le juge-commissaire accèdent à l'intégralité de la comptabilité : la confidentialité tombe.

Le juge pénal

Dans le cadre d'une enquête, les officiers de police judiciaire peuvent saisir la comptabilité sur commission rogatoire ou perquisition. En matière fiscale, la visite domiciliaire de l'article L16 B du LPF, autorisée par le juge des libertés et de la détention, permet la saisie de documents y compris au domicile des dirigeants.


10. Les créanciers : de la SCI ou de l'associé

On confond souvent les deux. Pourtant, le créancier de la société et celui de l'associé n'ont ni les mêmes armes, ni les mêmes cibles.

Le créancier de la SCI

Il détient une créance contre la société : banque, artisan, syndic, administration. Ses leviers :

  • Poursuivre la SCI et faire saisir ses actifs, y compris l'immeuble, selon les règles du Code des procédures civiles d'exécution ;
  • Après vaines poursuites préalables contre la société (art. 1858 C. civ.), poursuivre chaque associé à hauteur de sa quote-part, sans solidarité (art. 1857 C. civ.) ;
  • Solliciter du juge la production de pièces comptables utiles à son action.

Il n'a en revanche aucun droit spontané de consulter les comptes, ni avant, ni pendant le recouvrement amiable.

Le créancier personnel d'un associé

Celui-là ne détient rien contre la SCI, et cela change tout.

  • Il ne peut pas saisir l'immeuble, qui appartient à la société et non à l'associé. C'est l'effet le plus classique de l'écran de la personnalité morale.
  • Il peut faire saisir et vendre les parts de son débiteur (art. 1867 et 1868 du Code civil), avec signification à la société et mise en jeu du mécanisme d'agrément et du droit de substitution des associés. Pour valoriser ces parts, il aura besoin des comptes — qu'il obtiendra par la voie judiciaire ou via l'expert de l'article 1843-4, jamais spontanément.

Enfin, l'apport d'un immeuble à une SCI réalisé dans le seul but d'échapper à un créancier peut être attaqué par l'action paulienne de l'article 1341-2 du Code civil, et le montage peut être qualifié de SCI fictive si la société n'a aucune vie sociale réelle : absence d'assemblées, absence de comptabilité, confusion des patrimoines. Ironie de la situation, c'est alors l'absence de comptes tenus proprement qui devient l'argument central du créancier.


11. Tableau récapitulatif : qui peut consulter les comptes d'une SCI

Qui Accès Fondement Étendue
GérantDe droitArt. 1848, 1856 C. civ.Totale
Associé (même 1 part)De droitArt. 1855 C. civ. (ordre public) ; art. 48 décret n° 78-704Livres et documents sociaux, 1×/an minimum + questions écrites
Nu-propriétaireDe droitArt. 1844 et 1855 C. civ.Identique à l'associé
UsufruitierStatutaireAvis Cass. com. 1er déc. 2021 et Cass. 3e civ. 16 févr. 2022, n° 20-15.164Pas associé ; à organiser dans les statuts
Administration fiscaleDe droitArt. L81, L13, L47 A-I LPFTotale, FEC inclus ; tenue au secret (art. L103 LPF)
Expert-comptableContractuelLettre de missionTotale, sous secret professionnel
Commissaire aux comptesRareArt. L612-1 et R612-1 C. com. ou statutsInvestigation permanente
Banque prêteuseContractuelClause du contrat de prêt ; LCB-FT (art. L561-5 CMF)Comptes annuels, événements significatifs
NotaireContractuelNécessité de l'actePièces utiles à l'opération
LocataireAucunLoi 6 juillet 1989 art. 23 ; art. L145-40-2 C. com.Justificatifs de ses charges uniquement
Conjoint non associéAucunArt. 1832-2 C. civ. (revendication) ; 259-3 C. civ. (divorce)Indirect, via revendication ou procédure
HéritierDe droit s'il est associéArt. 1870, 1855 C. civ.Totale ; sinon évaluation art. 1843-4
Créancier de la SCIJudiciaireArt. 1857, 1858 C. civ. ; CPCEPièces ordonnées par le juge
Créancier de l'associéJudiciaireArt. 1867, 1868 C. civ.Valorisation des parts, pas l'immeuble
Juge / expert judiciaireSur décisionArt. 145 et 138 à 142 CPC ; art. 1843-4 C. civ.Étendue fixée par la décision
Public, concurrent, voisinAucunKbis, statuts, annonces légales, publicité foncière

Un dossier prêt pour chaque demande légitime

Comptes annuels, grand livre, FEC, déclarations déposées, PV d'assemblée : tout est produit et archivé au même endroit. Quand la banque, le notaire, un associé ou l'administration demande un document, vous l'exportez en quelques secondes au lieu de le reconstituer.


12. Les erreurs fréquentes sur l'accès aux comptes d'une SCI

Erreur 1 : croire que la SCI est totalement opaque

La confidentialité porte sur les comptes, pas sur l'immobilier. La publicité foncière révèle à toute personne le prix d'acquisition et les hypothèques inscrites. Beaucoup d'associés découvrent cette réalité au pire moment, dans une négociation ou un contentieux familial.

Erreur 2 : refuser les comptes à un associé minoritaire

C'est l'erreur de gérance la plus coûteuse. Le droit de l'article 1855 ne dépend d'aucun seuil de détention et n'a pas à être justifié. Le refus expose à une injonction sous astreinte, à des dommages-intérêts et, s'il s'inscrit dans un ensemble de manquements, à une révocation judiciaire pour cause légitime.

Erreur 3 : insérer dans les statuts une clause limitant le droit d'information

Une clause réservant la communication aux associés détenant plus de 10 % du capital, ou la soumettant à l'accord du gérant, est réputée non écrite. Le droit de l'article 1855 est d'ordre public : les statuts peuvent l'étendre, jamais le restreindre.

Erreur 4 : confondre article 1855 et expertise de gestion

L'expertise de gestion n'existe pas en société civile. Une assignation fondée sur les articles L223-37 ou L225-231 du Code de commerce contre une SCI est vouée à l'échec. Le bon fondement est l'article 145 du CPC — ou l'article 1855 lui-même, plus simple et plus rapide.

Erreur 5 : envoyer les comptes complets à n'importe quel demandeur

Les comptes d'une SCI contiennent des données personnelles : identité et soldes de comptes courants des associés, coordonnées bancaires, parfois informations sur les locataires. Les transmettre à un tiers sans fondement expose la société à un grief de la part des associés concernés, et à un risque au regard du RGPD. Une banque a droit aux comptes annuels, pas au détail nominatif des comptes courants ; un locataire a droit au justificatif de ses charges, pas au grand livre.

Erreur 6 : oublier l'usufruitier dans une SCI démembrée

Le nu-propriétaire est associé, pas l'usufruitier. Sans clause statutaire prévoyant sa convocation et son information, le parent donateur peut se retrouver privé d'accès aux comptes de la société qu'il a créée. C'est un point à traiter dès la rédaction des statuts, jamais après.

Erreur 7 : ne tenir aucun PV d'assemblée

Sans PV, le gérant ne peut pas prouver qu'il a rendu compte, l'associé ne peut pas contester utilement, le notaire ne peut pas valoriser les parts et l'administration peut mettre en doute la réalité de la vie sociale. La conservation des documents et la tenue des registres sont la première ligne de défense d'une SCI.


13. FAQ — Consulter les comptes d'une SCI

Où trouver le bilan d'une SCI ?

Nulle part publiquement. La SCI ne dépose pas ses comptes au greffe, contrairement aux sociétés commerciales soumises aux articles L232-21 à L232-23 du Code de commerce. Les seuls documents accessibles à un tiers sont le Kbis, les statuts, les actes modificatifs et les annonces légales. Si vous êtes associé, vous obtenez le bilan auprès du gérant sur le fondement de l'article 1855 du Code civil.

Combien de fois par an un associé peut-il demander les comptes ?

L'article 1855 fixe un plancher — « au moins une fois par an » — et non un plafond. Une demande unique et annuelle est donc toujours recevable ; des demandes plus fréquentes sont admises si elles restent proportionnées et ne relèvent pas d'un harcèlement du gérant. Les statuts peuvent organiser une information plus régulière, par exemple trimestrielle.

Le gérant peut-il facturer les copies des documents ?

L'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 prévoit une consultation au siège social, et pose que « le droit de prendre connaissance emporte celui de prendre copie » — les frais matériels de reproduction restant en pratique à la charge du demandeur. Le gérant ne peut pas transformer cette règle en obstacle : facturer des frais disproportionnés ou conditionner la remise à un paiement préalable exorbitant serait analysé comme un refus déguisé. En pratique, un partage dématérialisé règle définitivement la question.

Un associé peut-il consulter les comptes des exercices antérieurs à son entrée dans la SCI ?

Oui, dans une large mesure. L'associé qui entre par cession ou par succession a un intérêt légitime à comprendre la situation dont il hérite, notamment l'état des comptes courants, les engagements bancaires et les provisions. L'obligation de conservation permet en pratique de remonter loin : l'article L102 B du Livre des procédures fiscales, modifié par l'article 36 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, a porté ce délai de 6 à 10 ans à compter du 1er septembre 2026 — le même délai que celui de l'article L123-22 du Code de commerce applicable aux commerçants.

Peut-on refuser de donner ses comptes à la banque ?

Juridiquement, la banque n'a aucun droit légal d'accès : tout repose sur la clause du contrat de prêt que vous avez signée. Refuser revient donc à un manquement contractuel, susceptible d'ouvrir une mise en demeure puis, en théorie, la déchéance du terme. C'est un rapport de force commercial, pas un rapport de droit — mais mieux vaut relire la clause avant de dire non.

Comment savoir qui se cache derrière une SCI en 2026 ?

Le Kbis donne le gérant, et les statuts déposés donnent la répartition initiale des parts. Le registre des bénéficiaires effectifs, lui, n'est plus librement consultable : depuis la loi du 30 avril 2025 et le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026, l'accès suppose un intérêt légitime lié à la lutte contre le blanchiment, ou la qualité d'autorité ou de professionnel assujetti à la LCB-FT.

Un associé peut-il obtenir les relevés bancaires de la SCI ?

Oui, auprès du gérant : les relevés du compte social font partie des documents sociaux au sens de l'article 1855. En revanche, l'associé ne peut pas s'adresser directement à la banque, qui est tenue au secret bancaire envers sa cliente — la société — et ne répondra qu'au gérant, aux autorités ou à un commissaire de justice muni d'un titre exécutoire.

Que faire si le gérant a « perdu » la comptabilité ?

L'absence de documents ne fait pas disparaître l'obligation de rendre compte : elle l'aggrave. Le gérant doit reconstituer la comptabilité à partir des relevés bancaires, des baux et des justificatifs disponibles — c'est un rattrapage comptable. Son manquement à l'article 1856 est en soi une faute de gestion susceptible d'engager sa responsabilité personnelle sur le fondement de l'article 1850 du Code civil.

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Contenu pédagogique à jour au 20 juillet 2026, rédigé à partir des sources officielles (Code civil, Code de commerce, Livre des procédures fiscales, Code monétaire et financier, Legifrance, service-public.fr). Il ne remplace pas un conseil personnalisé tenant compte de votre situation.

FAQ

Questions fréquentes

Non. Contrairement aux sociétés commerciales (SARL, SAS, SA) qui déposent leurs comptes annuels au greffe en application des articles L232-21 à L232-23 du Code de commerce, la SCI n'a aucune obligation de dépôt. Ses comptes annuels, ses loyers, sa trésorerie et ses comptes courants d'associés ne sont donc consultables ni sur Infogreffe, ni sur les sites d'agrégation de données d'entreprises. Seuls les statuts et les données d'immatriculation sont accessibles aux tiers.
Non, parce qu'ils n'y sont pas. Ces plateformes rediffusent les documents déposés au greffe et au Registre national des entreprises. Comme la SCI ne dépose pas ses comptes, vous n'y trouverez que l'extrait Kbis, les statuts et les actes modificatifs déposés (changement de gérant, transfert de siège, modification du capital). Le résultat, le bilan et les loyers encaissés n'y figurent jamais.
Oui, sans avoir à se justifier. L'article 1855 du Code civil donne à tout associé le droit d'obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et documents sociaux, et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles le gérant doit répondre par écrit dans un délai d'un mois. Ce droit est d'ordre public : une clause des statuts qui le supprimerait ou le réduirait serait réputée non écrite.
Les comptes annuels ou l'état des recettes et dépenses, le grand livre et les journaux, les relevés du compte bancaire de la SCI, les factures et justificatifs, les baux et quittances, les tableaux d'amortissement d'emprunt, les procès-verbaux d'assemblée générale, le registre des parts et les déclarations fiscales déposées (2072 ou 2065 et liasse 2033). L'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, pris pour l'application de l'article 1855, précise que l'associé non gérant peut prendre connaissance au siège social de tous les livres et documents sociaux, contrats, factures, correspondance et procès-verbaux, que ce droit emporte celui d'en prendre copie, et qu'il peut se faire assister d'un expert agréé par la Cour de cassation ou près une cour d'appel.
Vous adressez d'abord une mise en demeure par lettre recommandée visant l'article 1855 du Code civil, avec une liste précise des documents demandés et un délai. Sans réponse, vous saisissez le président du tribunal judiciaire en référé pour obtenir une injonction de communiquer sous astreinte. Le refus persistant constitue une faute de gestion pouvant justifier la révocation judiciaire du gérant et des dommages-intérêts.
Oui, et c'est le seul tiers qui y accède de plein droit sans passer par un juge. Elle dispose déjà des déclarations annuelles (2072-S/2072-C à l'IR, 2065 et liasse 2033 à l'IS), du droit de communication des articles L81 et suivants du LPF, du droit de vérification de comptabilité (art. L13 LPF) et peut exiger le fichier des écritures comptables (FEC) au titre de l'article L47 A-I du LPF quand la SCI tient une comptabilité informatisée au réel.
Non. Les agents des impôts sont tenus au secret professionnel par l'article L103 du Livre des procédures fiscales. Un associé en conflit, un ex-conjoint ou un créancier n'obtiendra jamais de l'administration une copie de la 2072 ou de la liasse fiscale d'une SCI. Les seules communications autorisées le sont entre administrations, dans les cas limitativement prévus par les articles L113 et suivants du LPF.
Parce que le contrat de prêt le prévoit. Cette exigence est contractuelle, jamais légale. La plupart des offres de prêt aux SCI comportent une clause de communication annuelle des comptes, parfois assortie de ratios à respecter. Le non-respect peut techniquement ouvrir la déchéance du terme et l'exigibilité anticipée du capital restant dû. La banque est par ailleurs soumise à ses obligations de vigilance LCB-FT (art. L561-5 et s. du Code monétaire et financier).
Non. Le locataire n'a aucun droit d'accès à la comptabilité de son bailleur. Il dispose uniquement d'un droit sur la justification de ses charges : en bail d'habitation, l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 lui donne accès aux pièces justificatives des charges récupérables pendant six mois après l'envoi du décompte ; en bail commercial, les articles L145-40-2 et R145-35 du Code de commerce imposent un inventaire précis des charges et un état récapitulatif annuel.
Non, tant qu'il n'est pas associé. Le mariage sous le régime de la communauté ne confère aucun droit d'information sur la société. Le conjoint dispose toutefois de l'article 1832-2 du Code civil : il doit être averti de l'apport de biens communs et peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites. À partir du moment où il devient associé, l'article 1855 lui est pleinement applicable.
En principe oui, car sauf clause contraire des statuts la SCI n'est pas dissoute par le décès et les parts sont transmises aux héritiers (art. 1870 du Code civil), qui deviennent associés et bénéficient de l'article 1855. Lorsque les parts restent en indivision, les droits sont exercés par un mandataire commun (art. 1844 al. 2). Si une clause d'agrément écarte l'héritier, il devient créancier de la valeur des parts et peut faire désigner un expert sur le fondement de l'article 1843-4.
Il n'a pas la qualité d'associé : la chambre commerciale de la Cour de cassation l'a jugé dans son avis du 1er décembre 2021 (n° 20-15.164), confirmé par l'arrêt de la 3e chambre civile du 16 février 2022 (n° 20-15.164), tout en reconnaissant à l'usufruitier le droit de provoquer une délibération sur une question susceptible d'avoir une incidence directe sur son droit de jouissance. Le nu-propriétaire, lui, est associé et bénéficie de l'article 1855. En démembrement, l'information de l'usufruitier doit donc être organisée par les statuts.
Par l'article 145 du Code de procédure civile, qui permet d'obtenir avant tout procès une mesure d'instruction (production de pièces, expertise, constat) s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. En cours d'instance, les articles 138 à 142 du CPC permettent au juge d'ordonner la production de pièces détenues par un tiers. Le secret des affaires (art. L151-1 C. com.) peut être opposé et fait alors l'objet d'un aménagement procédural.
Non, plus depuis la fin de l'accès public. La loi du 30 avril 2025 puis le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 réservent l'accès aux autorités, aux professionnels assujettis à la LCB-FT et aux personnes justifiant d'un intérêt légitime en matière de lutte contre le blanchiment. La demande se dépose auprès de l'INPI ou du greffe, et l'acceptation donne lieu à un certificat d'accès valable trois ans.
Beaucoup de choses. Le Kbis donne la dénomination, le siège, le capital, l'objet et l'identité du gérant. Les statuts déposés révèlent les apports et la répartition initiale des parts. Surtout, la publicité foncière est ouverte à toute personne : une demande de renseignements auprès du service de la publicité foncière permet de connaître le prix d'acquisition de l'immeuble, les hypothèques et le privilège de prêteur de deniers, donc l'ordre de grandeur de l'endettement.
Très rarement. L'obligation ne vise que les personnes morales de droit privé non commerçantes ayant une activité économique qui franchissent deux des trois seuils de l'article R612-1 du Code de commerce : 50 salariés, 3 100 000 € de ressources et 1 550 000 € de total de bilan. Aucune SCI patrimoniale ordinaire n'est concernée. La désignation reste possible volontairement ou par clause statutaire.