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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Clause d'échelle mobile : indexer le loyer commercial de sa SCI (2026)

La clause d'échelle mobile est la seule façon de faire vivre le loyer d'un bail commercial sans procédure. Trois lignes dans le bail, un indice publié chaque trimestre par l'INSEE, et le loyer suit l'économie sans que personne n'ait à saisir un juge. C'est aussi le terrain où les bailleurs se font le plus régulièrement démonter. Une clause qui ne joue qu'à la hausse, un indice mal accroché à l'activité du preneur, trois mois de décalage entre la période de variation de l'indice et l'intervalle entre deux indexations : la clause tombe. Parfois dix ans plus tard, avec cinq années de trop-perçu à rembourser d'un coup.

Ce guide prend le sujet par le risque. Qu'est-ce qui fait tomber une clause d'échelle mobile ? Que sanctionne le juge, exactement ? Jusqu'où va la sanction ? Et surtout : comment écrire une clause qui tienne neuf ans. Il s'adresse au gérant d'une SCI qui détient des murs, commerce, bureau ou entrepôt, et qui aimerait que son loyer se revalorise sans avoir un jour à rembourser.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code monétaire et financier, Code de commerce, Légifrance, INSEE). Mis à jour le 8 août 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

L'essentiel en cinq lignes

  • Une clause d'indexation qui exclut la baisse est réputée non écrite — mais depuis 2022, seule la stipulation prohibée tombe, sauf indivisibilité caractérisée.
  • Une clause qui fait comparer un indice sur une période plus longue que l'intervalle entre deux indexations est réputée non écrite pour la période de distorsion (art. L112-1 al. 2 CMF).
  • L'action en réputé non écrit est imprescriptible ; la restitution est limitée à cinq ans et se calcule sur le loyer d'origine.
  • Le plafonnement de l'ILC à 3,5 % est éteint depuis le 2e trimestre 2024.
  • Au 1er trimestre 2026, l'ILC baisse de 0,45 % : la réciprocité n'est plus une clause de style.

1. Indexation, révision, renouvellement : trois mécanismes distincts

Neuf fois sur dix, quand un gérant de SCI m'écrit pour « réviser le loyer de son local commercial », il veut en réalité parler d'indexation. Ce n'est pas la même chose. « Réviser », « indexer », « augmenter au renouvellement » recouvrent trois opérations distinctes, avec chacune son fondement, ses conditions, son juge et sa prescription. Se tromper de mot conduit à se tromper de procédure, et une procédure mal engagée ne se termine pas par une augmentation : elle se termine par une irrecevabilité.

L'indexation : contractuelle, annuelle, automatique

La clause d'échelle mobile (on dit aussi clause d'indexation) est une stipulation du bail. Aucun texte ne l'impose. Elle prévoit que le loyer varie de plein droit, en général chaque année, selon la variation d'un indice publié. Elle ne discute jamais la valeur du bien : elle applique une règle de trois. Son régime figure dans le Code monétaire et financier, aux articles L112-1 et L112-2, qui posent l'interdiction de principe de l'indexation automatique des prix et les exceptions qui la rendent licite.

Une conséquence qu'on sous-estime en découle. Comme l'indexation est de source contractuelle, les actions qui s'y rapportent relèvent du droit commun des contrats et non du statut des baux commerciaux. D'où une prescription de cinq ans pour les rappels de loyer indexé (art. 2224 du Code civil), et non le délai biennal de l'article L145-60 du Code de commerce. J'y reviens en détail au chapitre 8, parce que c'est souvent là que se joue l'argent.

La révision triennale : légale, sur demande

La révision de l'article L145-38 du Code de commerce, elle, est un droit légal. Elle peut être demandée au moins trois ans après l'entrée en jouissance du preneur ou après le point de départ du bail renouvelé. Et elle suppose une demande formelle : elle ne joue jamais toute seule. Elle est plafonnée à la variation de l'indice trimestriel de référence (ILC ou ILAT) intervenue depuis la dernière fixation amiable ou judiciaire du loyer, à moins que ne soit rapportée la preuve d'une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus de 10 % de la valeur locative (art. L145-38 al. 3 C. com.). Rien à voir avec l'indexation, donc : là où celle-ci applique un coefficient, la révision triennale rouvre le débat sur la valeur locative, avec un déplafonnement à la clé si les conditions sont réunies.

Où trouver le reste. Toute la mécanique de la révision triennale (mémoire préalable, juge des loyers commerciaux, déplafonnement) est traitée dans notre guide « révision triennale du loyer commercial en SCI ». Le régime général du 3-6-9, lui, est dans notre guide du bail commercial en SCI. Et si votre question porte sur un bail d'habitation, changez de page : c'est l'IRL qui s'applique, avec un régime sans rapport, expliqué dans notre guide révision du loyer en SCI. Ici, on ne parle que de la clause d'indexation du bail commercial.

Le renouvellement : la valeur locative rouverte

Au terme du bail, le loyer renouvelé est en principe plafonné à la variation de l'indice de référence depuis la fixation initiale (art. L145-34 du Code de commerce), avec un lissage à 10 % par an lorsque le déplafonnement est acquis. C'est le grand rendez-vous : la durée, la destination, la répartition des charges se rejouent, et il arrive que le bailleur refuse le renouvellement en payant une indemnité d'éviction. L'indexation ne joue aucun rôle à ce stade. Elle a simplement fixé le montant à partir duquel on discute, ce qui n'est pas rien.

Critère Indexation (échelle mobile) Révision triennale Renouvellement
SourceLe bail (clause)La loi (art. L145-38 C. com.)La loi (art. L145-33, L145-34)
DéclenchementDe plein droit (si la clause le dit)Demande écrite d'une partieCongé ou demande de renouvellement
PériodicitéAnnuelle en pratiqueTous les 3 ans minimumAu terme (9 ans en général)
Objet du débatAucun : application d'un indiceValeur locative, plafonnée en principeValeur locative, plafond et lissage
Juge compétentJuge du contratJuge des loyers commerciauxJuge des loyers commerciaux
Prescription5 ans (art. 2224 C. civ.)2 ans (art. L145-60 C. com.)2 ans (art. L145-60 C. com.)

Ce que cela change concrètement pour une SCI

Prenez deux SCI voisines. La première n'a pas inséré de clause d'indexation : son loyer reste figé trois ans, et il faudra une procédure de révision pour le faire bouger d'un euro. La seconde a une clause irrégulière : elle encaisse un loyer indexé pendant dix ans, jusqu'au jour où le locataire fait relire son bail par un avocat, et elle restitue cinq ans d'écart. Entre les deux, il y a une clause correctement rédigée. C'est tout l'objet de ce guide. Si vous n'avez pas encore acheté, l'amont de l'opération est traité dans nos guides sur l'achat d'un local commercial en SCI et sur les murs d'entreprise détenus en SCI.


2. Le fondement de la validité : articles L112-1 et L112-2 du Code monétaire et financier

Contrairement à ce qu'on lit un peu partout, la clause d'échelle mobile n'a pas son siège dans le Code de commerce. Sa validité se joue dans le Code monétaire et financier, sous une section sobrement intitulée « L'indexation », héritée dans son principe des ordonnances de 1958 qui visaient à casser les spirales inflationnistes. Une SCI bailleresse de 2026 vit donc encore sous un texte pensé contre l'inflation de la IVe République. Cela explique sa sévérité.

Le principe : l'indexation automatique des prix est interdite

L'article L112-1 alinéa 1er du Code monétaire et financier pose une interdiction de principe : « Sous réserve des dispositions du premier alinéa de l'article L. 112-2 et des articles L. 112-3, L. 112-3-1 et L. 112-4, l'indexation automatique des prix de biens ou de services est interdite. »

Retenez la logique : indexer un prix n'est pas un droit, c'est une exception. Une clause d'échelle mobile n'est licite que si elle entre dans l'un des cas d'exception. Pour les loyers, l'article L112-3 autorise, par dérogation à l'article L112-1 et aux deux premiers alinéas de l'article L112-2, l'indexation sur le niveau général des prix des loyers prévus par les conventions portant sur un local d'habitation ou sur un local affecté à des activités commerciales ou artisanales (9°), ainsi que sur un local affecté aux activités visées au deuxième alinéa de l'article L112-2, c'est-à-dire les activités tertiaires et libérales (10°). C'est cette dérogation qui rend licites l'IRL, l'ILC et l'ILAT, dont la formule comporte une composante de prix à la consommation.

L'exception : la relation directe (art. L112-2 al. 1er)

La première phrase de l'article L112-2 alinéa 1er énonce la règle de fond : « Dans les dispositions statutaires ou conventionnelles, est interdite toute clause prévoyant des indexations fondées sur le salaire minimum de croissance, sur le niveau général des prix ou des salaires ou sur les prix des biens, produits ou services n'ayant pas de relation directe avec l'objet du statut ou de la convention ou avec l'activité de l'une des parties. »

Trois interdictions y figurent noir sur blanc, plus une règle d'appréciation :

  • Le SMIC est interdit comme indice. « Le loyer varie comme le SMIC » : illicite, quelle que soit l'activité du preneur.
  • Le niveau général des prix ou des salaires est interdit. C'est ce qui condamne l'indexation sur l'indice des prix à la consommation « tous ménages » de l'INSEE : il mesure le niveau général des prix, sans aucun lien direct avec un immeuble. Je tombe régulièrement sur cette clause dans des baux rédigés maison, recopiés d'un modèle de contrat de prestation de services trouvé en ligne.
  • Les prix de biens ou services sans relation directe sont interdits avec l'objet de la convention ou l'activité de l'une des parties. Un bail de bureaux indexé sur le prix du blé, un restaurant indexé sur un indice du bâtiment étranger à son activité : la clause tombe.
  • La relation directe s'apprécie sur deux références alternatives : l'objet de la convention (ici, un immeuble) ou l'activité de l'une des parties (celle du preneur, ou celle du bailleur). Une seule des deux suffit.

La présomption légale pour les immeubles (art. L112-2, al. 1er et 2)

La notion de « relation directe » a nourri assez de procès pour que le législateur finisse par créer des présomptions. Attention à la structure exacte du texte, souvent citée de travers : la présomption relative à l'ICC et à l'ILC figure dans la seconde phrase du premier alinéa de l'article L112-2, et non dans un alinéa 2. Cette phrase répute en relation directe avec l'objet d'une convention relative à un immeuble bâti toute clause prévoyant une indexation sur la variation de l'indice national du coût de la construction (ICC) publié par l'INSEE ou, pour les activités commerciales ou artisanales définies par décret, sur la variation de l'indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC). C'est le deuxième alinéa qui étend la présomption, pour les activités autres que celles visées au premier alinéa ainsi que pour celles exercées par les professions libérales, à l'indice trimestriel des loyers des activités tertiaires (ILAT).

La portée pratique est énorme. Ces trois indices bénéficient d'une présomption légale de relation directe : en les retenant, le bailleur n'a strictement rien à démontrer. Avec n'importe quel autre indice, ce sera à lui de prouver la relation directe devant le juge, plusieurs années après la signature, avec les pièces qu'il aura conservées. Autant dire qu'on ne sort du trio ILC-ILAT-ICC que pour une très bonne raison.

La deuxième règle de validité : la concordance des périodes (art. L112-1 al. 2)

L'alinéa 2 de l'article L112-1 pose une règle purement technique, et pourtant redoutable : « Est réputée non écrite toute clause d'un contrat à exécution successive, et notamment des baux et locations de toute nature, prévoyant la prise en compte d'une période de variation de l'indice supérieure à la durée s'écoulant entre chaque révision. »

En clair : si le loyer est indexé une fois par an, l'indice de comparaison et l'indice de base doivent être séparés de douze mois exactement. Pas quinze. Pas dix-huit. C'est le piège n° 2, celui du chapitre 5. Personne ne le voit à la lecture d'un bail, et il a alimenté à lui seul une décennie de contentieux.

Deux textes, deux règles, deux sanctions

L'article L112-2 gouverne le choix de l'indice : un indice sans relation directe rend la clause illicite. L'article L112-1 alinéa 2 gouverne la concordance des périodes : un décalage temporel rend la clause réputée non écrite. Et, on le verra, c'est un troisième texte — l'article L145-39 du Code de commerce — qui condamne la clause à sens unique. Trois fondements différents : ne les mélangez pas dans une assignation, ni dans un bail.

Ce que cela interdit concrètement

Clause envisagée Statut Fondement
Indexation sur l'ILC (commerce, artisanat)Licite, présumée en relation directeArt. L112-2 al. 1er, 2e phrase, CMF
Indexation sur l'ILAT (tertiaire, libéral)Licite, présumée en relation directeArt. L112-2 al. 2 CMF
Indexation sur l'ICCLicite pour une convention sur immeuble bâtiArt. L112-2 al. 1er, 2e phrase, CMF
Indexation sur le SMICInterditeArt. L112-2 al. 1er, 1re phrase, CMF
Indexation sur l'indice des prix à la consommation « tous ménages »Interdite (niveau général des prix)Art. L112-2 al. 1er, 1re phrase, CMF
Indexation sur un indice sectoriel étranger à l'activité du preneurInterdite sauf preuve de la relation directeArt. L112-2 al. 1er, 1re phrase, CMF
Indice comparé sur 15 mois, indexation annuelleRéputée non écrite (distorsion)Art. L112-1 al. 2 CMF
Indexation jouant à la seule hausseRéputée non écriteArt. L145-39 C. com.

À ne pas confondre avec la clause-recettes. Un loyer variable calculé en pourcentage du chiffre d'affaires du preneur (loyer binaire ou loyer variable) n'est pas une clause d'indexation : ce n'est pas une indexation d'un prix sur un indice, c'est une modalité de détermination du loyer. Son régime est différent, notamment au regard du plafonnement au renouvellement. Les deux stipulations coexistent souvent dans les baux de centres commerciaux, et il faut les traiter séparément.


3. Quel indice choisir pour indexer un bail commercial : ILC, ILAT ou ICC

Le choix de l'indice est la première décision de rédaction, et l'une des rares qu'on ne peut plus corriger seul ensuite. Elle commande la validité de la clause, la volatilité du loyer, et le climat des discussions avec le locataire pendant neuf ans.

L'ILC, indice des loyers commerciaux

L'ILC a été introduit à l'article L112-2 du Code monétaire et financier par la loi de modernisation de l'économie n° 2008-776 du 4 août 2008, et il est défini par le décret n° 2008-1139 du 4 novembre 2008. L'article D112-2 du Code monétaire et financier, dans sa rédaction issue du décret n° 2011-2028 du 29 décembre 2011, précise que les activités visées sont les activités commerciales et artisanales : commerce de détail, restauration, hôtellerie, cafés, activités artisanales.

Sa composition a changé avec le décret n° 2022-357 du 14 mars 2022, qui a supprimé la composante liée au chiffre d'affaires du commerce de détail. Depuis l'indice du 4e trimestre 2021, l'ILC est une somme pondérée de deux composantes seulement : 75 % d'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, 25 % d'indice du coût de la construction. Cette recomposition explique tout son comportement récent : flambée en 2022-2023 avec l'inflation, retour à l'étale, puis passage en territoire négatif en 2025-2026.

L'INSEE publie l'ILC chaque trimestre, environ trois mois après la fin du trimestre mesuré, donc près de six mois après son début. L'indice du 1er trimestre 2026 est ainsi sorti le 24 juin 2026 (Informations rapides n° 154) et le suivant est attendu fin septembre. Au 1er trimestre 2026, l'ILC s'établit à 135,26 (base 100 au 1er trimestre 2008) et recule de 0,45 % sur un an, après - 0,50 % au trimestre précédent. C'est le troisième trimestre consécutif de baisse annuelle, le mouvement ayant commencé au 3e trimestre 2025 : ce n'est plus un accident statistique.

L'ILAT, indice des loyers des activités tertiaires

L'ILAT vise les activités autres que commerciales et artisanales, ainsi que celles exercées par les professions libérales : bureaux, plateformes logistiques, entrepôts, cabinets médicaux ou d'avocats, activités de services aux entreprises (art. D112-2 CMF). Il est également publié trimestriellement par l'INSEE et bénéficie, depuis la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011, de la même présomption légale de relation directe (art. L112-2 al. 2 CMF).

Au 1er trimestre 2026, l'ILAT s'établit à 137,42 et progresse de 0,09 % sur un an (INSEE, Informations rapides n° 155), après - 0,06 % au trimestre précédent. Il bouge nettement moins que l'ILC, et ce n'est pas un hasard : sa formule mélange 50 % d'indice des prix à la consommation, 25 % d'ICC et 25 % de PIB en valeur. Cette dose de croissance économique amortit les à-coups d'inflation. Pour un bailleur de bureaux, cela signifie des revalorisations plus modestes mais beaucoup plus régulières.

L'ICC et ce que la loi Pinel a fait — et n'a pas fait

Voilà le point que la moitié des pages en ligne racontent de travers, y compris sur des sites tenus par des professionnels. Reprenons calmement, texte en main.

L'article 9 de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014, dite loi Pinel, a supprimé la référence à l'indice du coût de la construction dans deux articles du Code de commerce :

  • l'article L145-34, qui gouverne le plafonnement du loyer du bail renouvelé ;
  • l'article L145-38, qui gouverne le plafonnement de la révision triennale.

Depuis, pour ces deux mécanismes légaux, l'indice de référence est l'ILC ou l'ILAT selon l'activité. L'ICC n'y a plus sa place. Le tout s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er septembre 2014.

En revanche, et c'est là que ça dérape presque partout, la loi Pinel n'a pas touché à l'article L112-2 du Code monétaire et financier. Dans sa rédaction en vigueur, cet article continue de réputer en relation directe avec l'objet d'une convention portant sur un immeuble bâti l'indexation fondée sur l'ICC. Ce qui donne, mécanisme par mécanisme :

Mécanisme L'ICC est-il utilisable ? Texte
Clause d'indexation contractuelleOuiArt. L112-2 al. 1er, 2e phrase, CMF (inchangé)
Plafonnement de la révision triennaleNon, depuis le 1/09/2014Art. L145-38 C. com., modifié loi Pinel
Plafonnement au renouvellementNon, depuis le 1/09/2014Art. L145-34 C. com., modifié loi Pinel

Faut-il pour autant choisir l'ICC ? Je le déconseille, et pas pour un motif juridique. Le problème est arithmétique : votre loyer suit l'ICC pendant neuf ans, tandis que le plafond légal applicable en cas de révision triennale ou de renouvellement suit l'ILC ou l'ILAT. Les deux courbes divergent. Le jour du renouvellement, votre loyer indexé peut se retrouver au-dessus du plafond, et le renouvellement se solde alors par une baisse. Ajoutez que l'ICC est plus nerveux, puisqu'il colle au coût des matériaux. Sauf raison précise, alignez l'indice d'indexation sur l'indice légal de l'activité : ILC pour un commerce, ILAT pour un bureau.

Comparatif des trois indices au 1er trimestre 2026

Indice Activités visées Valeur T1 2026 Variation annuelle
ILCCommerciales et artisanales135,26- 0,45 %
ILATTertiaires, libérales, logistique137,42+ 0,09 %
ICCToute convention sur immeuble bâtiPublié trimestriellement par l'INSEEVolatil, suit le coût des matériaux

Sources : INSEE, Informations rapides n° 154 et n° 155 du 24 juin 2026. Les indices sont publiés environ trois mois après la clôture du trimestre mesuré : au moment d'indexer, vérifiez toujours la dernière publication INSEE plutôt qu'un tableau recopié sur un site tiers.

Le cas des activités mixtes et des changements d'activité

Un cas revient souvent : le preneur exerce à la fois une activité commerciale et une activité tertiaire, ou il change d'activité en cours de bail après une despécialisation. La présomption se rattache à l'activité exercée. Deux réflexes suffisent.

  • À la signature, prenez l'indice de l'activité principale telle qu'elle est décrite dans la clause de destination, et soignez cette clause de destination : c'est elle qui servira de référence si le débat s'ouvre.
  • En cours de bail, un changement d'activité ne fait pas basculer l'indice tout seul. La clause s'applique telle qu'elle est écrite. Si la nouvelle activité rend l'indice contractuel manifestement hors sujet, régularisez par avenant plutôt que de laisser courir une clause fragile. Et méfiez-vous : c'est précisément ce type d'avenant qui fabrique des distorsions (chapitre 5).

Pour les locaux à usage mixte (commerce en rez-de-chaussée, logement à l'étage), rappelez-vous que le statut s'apprécie lot par lot, et qu'un bail d'habitation dans le même immeuble suivra l'IRL et non l'ILC. Notre guide sur les locaux d'activité en SCI détaille cette frontière.

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4. Piège n° 1 : la clause d'indexation à sens unique

Si vous ne devez retenir qu'un chapitre, prenez celui-ci. Une clause d'indexation qui ne joue qu'à la hausse est réputée non écrite. Pendant vingt ans, ce type de stipulation a été recopié presque automatiquement dans les baux commerciaux : « le loyer sera indexé chaque année, étant précisé qu'il ne pourra en aucun cas être inférieur au loyer de l'année précédente ». Personne n'y prêtait attention tant que les indices montaient. Ils baissent depuis 2025, et ces clauses explosent en vol les unes après les autres.

Ce que la clause dit, et ce que le juge lit

Les rédactions varient, l'intention est toujours la même : neutraliser la baisse. Le florilège que je croise le plus souvent :

  • « L'indexation ne pourra jouer qu'à la hausse. »
  • « Le loyer révisé ne pourra en aucun cas être inférieur au loyer précédemment appliqué. »
  • « En cas de baisse de l'indice, le loyer sera maintenu à son montant antérieur. »
  • « Le loyer initial constitue un loyer plancher pendant toute la durée du bail. »
  • Une clause « tunnel » qui limite la baisse mais pas la hausse (par exemple : hausse non plafonnée, baisse limitée à 1 %).

Toutes souffrent du même vice : elles suppriment l'aléa. Une indexation, par définition, c'est chaque partie qui accepte le risque d'une variation défavorable. Une clause qui garantit au bailleur de ne jamais perdre n'est plus une indexation. C'est une promesse de revalorisation déguisée, et le juge la lit comme telle.

Le fondement de la prohibition : de l'article L112-1 à l'article L145-39

Un point technique qu'il faut prendre dans l'ordre, parce que le fondement a changé. Pendant cinq ans, la Cour de cassation a rattaché la prohibition de la clause asymétrique à l'article L112-1 du Code monétaire et financier : c'est sur le fondement de ce texte qu'elle a jugé nulle, dans un arrêt de principe, la clause excluant la réciprocité de la variation et n'autorisant la révision qu'à la hausse (Cass. 3e civ., 14 janvier 2016, n° 14-24.681, publié). Si vous lisez une décision ou un commentaire antérieurs à 2021, c'est ce fondement que vous y trouverez, et il n'était pas erroné à l'époque.

Depuis 2021, le raisonnement a été refondé. La prohibition repose désormais sur l'article L145-39 du Code de commerce, combiné à l'article L145-15, au terme d'une démonstration que la Cour a pris soin d'expliciter — l'article L112-1, lui, ne dit pas un mot de la réciprocité.

L'article L145-39 ouvre à chaque partie le droit de demander la révision du loyer chaque fois que, par le jeu de la clause d'échelle mobile, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par rapport au prix précédemment fixé. Or, comme l'énonce la Cour, « la neutralisation des années de baisse de l'indice de référence a mathématiquement pour effet de modifier le délai d'atteinte du seuil de variation du quart » (Cass. 3e civ., 30 juin 2021, n° 19-23.038, publié ; Cass. 3e civ., 12 janvier 2022, n° 21-11.169, publié). En supprimant les années de baisse, la clause fait atteindre le seuil du quart plus vite qu'il ne le devrait, et fausse donc le fonctionnement d'une disposition d'ordre public du statut. Or l'article L145-15 du Code de commerce répute non écrites les stipulations qui ont pour effet de faire échec aux articles L145-37 à L145-41, dont fait partie l'article L145-39. D'où le réputé non écrit.

La sanction : réputé non écrit total ou partiel ?

C'est là que le droit a bougé, et que beaucoup de contenus en ligne sont restés bloqués sur l'état antérieur. Trois arrêts racontent l'histoire.

Le premier est du 12 janvier 2022 (n° 21-11.169, publié au Bulletin). La troisième chambre civile pose la règle : « seule la stipulation prohibée doit être réputée non écrite ». Elle casse l'arrêt d'appel qui avait anéanti la clause entière en se contentant de relever que l'indexation était une condition essentielle et déterminante du consentement du bailleur. Ce motif, dit la Cour, ne caractérise pas l'indivisibilité.

Le 25 janvier 2023 (n° 20-20.514, inédit), même message : le juge doit chercher concrètement si la stipulation illicite peut être détachée du reste sans dénaturer l'économie de la clause. Pas d'extension automatique de la sanction.

Et le 22 mai 2025 (n° 23-23.336, cassation partielle, inédit), la Cour remet le couvert auprès des juges du fond : analyser la divisibilité avant d'étendre la sanction. Seule la stipulation prohibée tombe, sauf indivisibilité caractérisée.

Pour une SCI bailleresse, cela veut dire une chose : tout ne s'écroule pas forcément. Quand l'asymétrie tient dans une phrase détachable (« le loyer ne pourra être inférieur au loyer précédent »), le juge peut la retrancher et laisser vivre le mécanisme d'indexation, devenu réciproque. Quand elle irrigue toute la clause, parce que la formule de calcul elle-même n'a été pensée que pour monter, l'indivisibilité peut être retenue et il ne reste plus rien. Le loyer redescend alors au montant contractuel d'origine, comme si neuf ans d'indexation n'avaient jamais eu lieu.

Ce que le bailleur risque exactement

  • Si la clause entière tombe : le loyer redevient le loyer d'origine, sans aucune indexation, pour tout le passé et pour l'avenir. Sur un bail de neuf ans signé en 2018, cela peut représenter 15 à 20 % de loyer en moins.
  • Si seule la stipulation d'asymétrie tombe : le mécanisme survit, mais il faut recalculer toutes les indexations passées en réintégrant les années de baisse. L'écart est restitué au locataire.
  • Dans les deux cas : la restitution porte sur cinq ans, et rien n'empêche le locataire d'agir la neuvième année du bail.

L'action est imprescriptible, la restitution ne l'est pas

Toujours la même question, en rendez-vous : « la clause date de 2013, c'est trop tard pour la contester, non ? » Non. Et c'est une mauvaise nouvelle qu'il vaut mieux apprendre ici que par une assignation.

L'action tendant à faire réputer non écrite une clause du bail commercial n'est soumise à aucune prescription (Cass. 3e civ., 19 novembre 2020, n° 19-20.405). La solution a été appliquée expressément à la clause d'indexation par Cass. 3e civ., 23 janvier 2025, n° 23-18.643, publié au Bulletin. En 2026, un locataire peut donc faire tomber une clause signée en 2012.

Ce même arrêt pose deux limites. Une bonne pour le bailleur, une mauvaise.

  • Limite temporelle (favorable au bailleur). « Le locataire à bail commercial qui a acquitté un loyer indexé en vertu d'une clause d'indexation ultérieurement réputée non écrite peut agir en paiement des sommes indûment versées dans les cinq ans précédant sa demande en justice. » La répétition de l'indu reste soumise à la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du Code civil.
  • Assiette du calcul (défavorable au bailleur). « Dès lors qu'une stipulation réputée non écrite est censée n'avoir jamais existé, la créance de restitution de l'indu doit être calculée sur la base du montant du loyer qui aurait été dû à défaut d'application d'une telle stipulation. » La Cour casse l'arrêt d'appel qui calculait la restitution par rapport au loyer acquitté à la date du point de départ de la prescription.

La nuance est décisive, et presque personne ne la voit venir. La prescription quinquennale borne la période de restitution, pas l'assiette du calcul. On remonte donc au loyer d'origine pour reconstituer ce qui aurait dû être payé, puis on restitue l'écart des cinq dernières années. Conclusion contre-intuitive : plus le bail est ancien, plus l'écart annuel s'est creusé, et plus la note des cinq ans est salée. Un bail de 2011 coûte beaucoup plus cher qu'un bail de 2021.

Exemple chiffré : ce que coûte une clause plancher

Cas pratique — SCI Les Tilleuls, local commercial à Nantes

Bail signé le 1er janvier 2015, loyer initial de 36 000 € HT/an, indexation annuelle sur l'ILC du 3e trimestre (indice de base : ILC T3 2014, à 108,52) avec la mention : « en aucun cas le loyer ne pourra être inférieur au loyer de l'année précédente ». Le locataire assigne en juin 2026.

  • Sort de la clause : la stipulation plancher est réputée non écrite. Le juge la déclare divisible : le mécanisme d'indexation survit, mais réciproque.
  • Recalcul : il faut reprendre chaque indexation depuis 2016 en réintégrant les deux années où l'ILC du 3e trimestre a reculé (2015 et 2025). Avec la série réelle, le loyer réciproque au 1er janvier 2026 ressort à 36 000 × 137,09 / 108,52 = 45 478 €, contre 45 743 € effectivement appelés avec la clause plancher.
  • Restitution : jusqu'à l'indexation du 1er janvier 2026, l'écart ne venait que de la seule année 2016 neutralisée, soit 0,13 % de loyer, environ 55 € par an. Sur les cinq années précédant l'assignation (juin 2021 à juin 2026), la restitution ressort à 350 à 400 € seulement.
  • Pour l'avenir : le loyer de base est corrigé à 45 478 €, soit 265 € par an de loyer perdu jusqu'au renouvellement — et l'écart grossira à chaque nouvelle année de baisse neutralisée.

Deux enseignements, et le second compte plus que le premier. Sur un bail de 2015, la note financière est modeste : les années de baisse de l'ILC sont rares, et la clause plancher n'a presque rien capté. Mais le montant n'est pas le vrai risque. Le vrai risque, c'est que le juge retienne l'indivisibilité de la clause : le mécanisme d'indexation disparaît alors en entier, le loyer redescend à 36 000 €, et la SCI perd d'un coup plus de 9 000 € de loyer annuel. Le rapport entre les deux issues est de 1 à 35.

En 2026, la réciprocité n'est plus une clause de style

Pendant quinze ans, un argument implicite a justifié toutes les clauses asymétriques : « de toute façon, l'indice ne baisse jamais ». Il ne tient plus. L'ILC recule de 0,45 % sur un an au 1er trimestre 2026, après - 0,50 % au trimestre précédent. Le bailleur qui refuse d'appliquer cette baisse en agitant sa clause plancher offre lui-même au locataire le point de départ du contentieux. Lettre de contestation, assignation, recalcul sur cinq ans : la chaîne se déroule toute seule.

Mon conseil de gestion tient en une phrase. Si votre bail contient une clause plancher, ne l'appliquez pas. Indexez à la baisse comme si la stipulation n'existait pas. Sur un loyer de 2 000 € mensuels, vous laissez neuf euros par mois sur la table ; en échange, vous ne fournissez à personne la preuve écrite que vous appliquiez une clause illicite. Et si la relation avec le locataire est bonne, profitez-en pour régulariser par avenant, en faisant très attention à ne pas créer une distorsion. Ce qui nous amène au piège suivant.


5. Piège n° 2 : la distorsion des périodes d'indexation

Celui-là est moins connu et tout aussi fatal. Sa particularité : il est invisible à la lecture. Vous pouvez relire dix fois la clause sans rien voir. Il n'apparaît qu'en posant un calendrier sur une feuille et en comptant les mois.

Le mécanisme

Le texte, d'abord, article L112-1 alinéa 2 du Code monétaire et financier : « Est réputée non écrite toute clause d'un contrat à exécution successive, et notamment des baux et locations de toute nature, prévoyant la prise en compte d'une période de variation de l'indice supérieure à la durée s'écoulant entre chaque révision. »

Deux durées doivent être comparées :

  • La période de variation de l'indice : le temps qui sépare l'indice de base de l'indice de comparaison. Si l'on compare l'ILC du 3e trimestre 2024 à l'ILC du 3e trimestre 2025, la période est de douze mois.
  • La durée entre deux indexations : le temps qui sépare deux applications successives de la clause. Si l'indexation est annuelle, la durée est de douze mois.

Tant que ces deux durées coïncident, la clause tient. Dès que la première dépasse la seconde, il y a distorsion et le texte s'applique. Notez la dissymétrie du texte : il ne vise que le cas où la période de variation est supérieure. Une période de variation plus courte que l'intervalle entre deux indexations échappe à l'interdiction.

Le cas le plus fréquent : la première indexation

Neuf fois sur dix, la distorsion naît à la première indexation, à cause du décalage entre la date de prise d'effet du bail et le trimestre de l'indice de base retenu. Voici ce que donnent trois rédactions différentes sur un même bail, prenant effet le 1er octobre 2024, avec indexation au 1er octobre de chaque année. Gardez en tête le calendrier de l'INSEE : l'ILC d'un trimestre est publié environ trois mois après sa clôture, celui du 2e trimestre vers le 20 septembre, celui du 1er trimestre dans la seconde quinzaine de juin — l'ILC du 1er trimestre 2026 a par exemple été publié le 24 juin 2026.

Rédaction de la clause Indice de base Indice de comparaison (1re indexation) Période de variation Validité
Indice du même trimestre, décalé d'un anILC T2 2024ILC T2 202512 moisConforme
Indice de base = dernier indice connu à la signature (juillet 2024), indice de comparaison ancré sur le 2e trimestreILC T1 2024ILC T2 202515 moisDistorsion
Indice de base fixe, rapport appliqué au loyer initialILC T2 2024ILC T2 2025, puis T2 2026...12 mois, puis 24, puis 36 — pour autant de mois de loyerConforme : concordance respectée

Arrêtez-vous sur la dernière ligne, celle de l'indice de base fixe. Elle surprend souvent : au bout de trois ans, on compare bien l'ILC du 2e trimestre 2027 à celui du 2e trimestre 2024, soit trente-six mois d'indice. Ce n'est pas une distorsion pour autant, parce que le rapport ne s'applique pas au loyer en cours mais au loyer initial : trente-six mois d'indice pour trente-six mois de loyer. C'est exactement la concordance exigée par le texte, et c'est ce que valide l'arrêt du 5 février 2026 cité plus bas. En revanche, appliquer un rapport à base fixe au loyer en cours, c'est compter deux fois la même variation : la clause doit dire lequel des deux loyers sert d'assiette, sans ambiguïté.

Le cas particulier du « dernier indice publié »

« Le loyer sera indexé chaque année sur le dernier indice publié » est la formulation la plus répandue, et elle a l'air parfaitement neutre. Son défaut est ailleurs que là où on le cherche : elle ne produit pas nécessairement une distorsion, mais elle rend la clause dépendante du calendrier de l'INSEE plutôt que du bail.

Quand la date d'indexation est loin d'une fenêtre de publication, tout va bien : au 1er octobre, le dernier ILC publié est celui du 2e trimestre, année après année, ce qui donne douze mois pile. Le problème naît quand la date d'indexation chevauche une fenêtre de publication. Prenons un bail indexé chaque 22 juin, alors que l'ILC du 1er trimestre est diffusé dans la troisième semaine de juin :

  • Année 1 — la publication tombe le 20 juin : le dernier indice publié au 22 juin est celui du 1er trimestre de l'année.
  • Année 2 — la publication tombe le 24 juin : le dernier indice publié au 22 juin n'est plus que celui du 4e trimestre précédent. Période de variation : neuf mois. C'est licite, l'article L112-1 alinéa 2 ne visant que les périodes supérieures à l'intervalle entre deux indexations.
  • Année 3 — la publication redevient antérieure au 22 juin : on compare le 1er trimestre de l'année au 4e trimestre d'il y a deux ans, soit quinze mois d'indice pour douze mois écoulés. La distorsion est constituée, et la clause est réputée non écrite pour cette échéance.

Trois jours de décalage dans le calendrier de diffusion d'un institut statistique, et une clause de bail bascule. Voilà pourquoi il ne faut jamais écrire « le dernier indice publié » : la régularité de votre indexation ne doit dépendre de rien d'autre que de votre propre rédaction.

La distorsion créée par un avenant ou un renouvellement

Plus vicieux encore : la distorsion peut apparaître alors que la clause d'origine était irréprochable. Deux scénarios classiques.

  • Un avenant modifie le loyer en cours d'année, mais la date d'indexation reste inchangée. La première indexation qui suit compare un indice sur douze mois à une durée écoulée de quelques mois seulement — ou l'inverse.
  • Le renouvellement du bail prend effet à une date qui ne coïncide pas avec la date d'indexation annuelle prévue par la clause reconduite.

La Cour de cassation trace ici une frontière qui sauve beaucoup de baux : la clause n'est réputée non écrite que si la distorsion découle du texte même de la clause. Quand le décalage vient non pas de la clause, mais de l'écart entre la date d'effet du renouvellement et la date d'indexation qu'elle prévoit, la clause reste licite (Cass. 3e civ., 13 septembre 2018, n° 17-19.525). Un renouvellement décalé ne condamne donc pas, à lui seul, votre indexation.

La sanction est bornée dans le temps

Deuxième bonne nouvelle, dans la même veine que le chapitre précédent : la sanction est proportionnée à la distorsion. On ne détruit pas neuf ans d'indexation pour trois mois de décalage.

Dans l'arrêt Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 22-10.145 (inédit), la Cour juge que seule la stipulation créant la distorsion est réputée non écrite, et non l'ensemble du mécanisme : les indexations postérieures, une fois la distorsion temporelle épuisée, redeviennent valables. Dans cette affaire, un avenant du 12 mars 2018 avait modifié le loyer tout en maintenant l'indexation au 1er octobre, créant une distorsion à la première indexation suivante ; la cour d'appel de Paris avait écarté la clause entière, la Cour de cassation a jugé que seule la stipulation créant la distorsion devait être neutralisée, pour la seule période concernée. La solution avait déjà été posée par Cass. 3e civ., 29 novembre 2018, n° 17-23.058, pour une distorsion ponctuelle née de la prise d'effet du bail en cours d'année civile.

L'arrêt Cass. 3e civ., 5 février 2026, n° 24-11.584 (inédit) confirme ce raisonnement et apporte une précision utile de rédaction : une clause d'indexation se référant à un indice de base fixe ne contrevient pas à l'article L112-1 du Code monétaire et financier, dès lors qu'il existe une concordance entre la période de variation de l'indice et celle de variation du loyer, l'indice de révision devant correspondre au même trimestre que l'indice de référence. L'affaire portait sur un bail à construire du 15 mai 2008, prenant effet le 23 juin 2010, dont la redevance était indexée chaque année sur l'ICC avec pour indice de base celui du 3e trimestre 2007 (Rennes, 5e ch., 24 janvier 2024). Lorsque la concordance fait défaut sur une période limitée, la clause n'est réputée non écrite que pour cette période.

La règle de rédaction qui découle de tout cela

Écrivez un indice de base fixe, désigné par son trimestre, un indice de comparaison désigné par le même trimestre de chaque année d'indexation, et dites expressément que le rapport s'applique au loyer initial. « Indice de base : ILC du 2e trimestre 2026. Indice de comparaison : ILC du 2e trimestre de l'année de chaque indexation. Nouveau loyer = loyer initial × indice de comparaison / indice de base. » La période de variation de l'indice suit alors exactement celle du loyer depuis l'origine, quelle que soit la date de publication réelle par l'INSEE, et cette rédaction est conforme à la solution retenue par Cass. 3e civ., 5 février 2026, n° 24-11.584 (inédit). Ne jamais écrire « le dernier indice publié ».


6. Le plafonnement de l'ILC à 3,5 % : un dispositif éteint depuis 2024

Ce point mérite sa section, parce qu'un nombre impressionnant de pages en ligne en parlent encore au présent, en 2026. Mettons les choses au clair tout de suite : ce plafonnement n'existe plus.

Ce que le dispositif prévoyait

L'article 14 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat a plafonné à 3,5 % la variation annuelle de l'ILC prise en compte pour la révision du loyer applicable aux petites et moyennes entreprises au sens du droit de l'Union européenne (moins de 250 salariés, chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 50 millions d'euros ou total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros).

Le plafonnement devait initialement couvrir les trimestres du 2e trimestre 2022 au 1er trimestre 2023. L'article 1er de la loi n° 2023-568 du 7 juillet 2023 l'a prorogé jusqu'au 1er trimestre 2024 inclus. Sans ce plafond, la hausse aurait atteint un pic de 6,69 % au 1er trimestre 2023.

Depuis le 2e trimestre 2024 : plus aucun plafond légal

Aucune prorogation n'est intervenue ensuite. Depuis le 2e trimestre 2024, l'ILC s'applique sans aucune limitation légale de variation. Les clauses d'indexation en cours ont retrouvé leur plein effet, à la hausse comme à la baisse.

Deux séquelles que je croise encore régulièrement dans les dossiers en 2026 :

  • Pas de rattrapage. Le plafonnement a écrêté définitivement les hausses des trimestres concernés. Un bailleur ne peut pas, aujourd'hui, réclamer la fraction de hausse qu'il n'a pas pu appliquer entre 2022 et 2024 : elle est perdue et n'entre pas dans le loyer de base des indexations suivantes.
  • La base de calcul est décalée. Pour un locataire PME, le loyer de 2024 est inférieur à ce qu'il aurait été sans plafonnement ; toutes les indexations suivantes partent de cette base écrêtée. L'effet est permanent sur toute la durée du bail.

Vérifiez si votre locataire était éligible. Le plafonnement ne visait que les PME au sens européen. Un bail conclu avec une grande enseigne n'était pas concerné : les hausses de 2022-2023 y ont été appliquées en plein. Si vous reprenez une comptabilité de SCI et que les loyers ne collent pas au barème d'indexation, vérifiez d'abord la qualité du preneur pendant cette fenêtre.


7. Rédiger la clause d'échelle mobile : modèle commenté

Trois chapitres pour lister ce qui fait tomber une clause d'échelle mobile. Passons à celle qui tient. Voici la trame que j'utilise et que je considère comme solide au regard du droit en vigueur en 2026. Adaptez-la à votre situation, et sur un enjeu significatif, faites-la relire par un avocat en baux commerciaux. La rédaction du bail commercial est un métier à part entière, et ce guide ne le remplace pas.

Modèle de clause d'échelle mobile

Article ___ — Indexation du loyer

7.1 Principe. Le loyer sera indexé de plein droit, sans qu'aucune formalité ni demande préalable ne soit nécessaire, chaque année à la date anniversaire de la prise d'effet du bail, soit le 1er octobre de chaque année.

7.2 Indice retenu. L'indice retenu est l'indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC) publié par l'INSEE, conformément à l'article L112-2 du Code monétaire et financier, l'activité exercée dans les lieux loués étant une activité commerciale.

7.3 Indice de base. L'indice de base est l'ILC du 2e trimestre 2026, soit ___ points (indice publié par l'INSEE à la mi-septembre 2026 ; à renseigner chiffre en main lors de la signature).

7.4 Indice de comparaison. À chaque indexation, l'indice de comparaison est l'ILC du 2e trimestre de l'année au cours de laquelle l'indexation intervient, indice publié par l'INSEE antérieurement à la date d'indexation.

7.5 Formule. Nouveau loyer = loyer initial stipulé à l'article ___ × (indice de comparaison / indice de base). Le rapport s'applique au loyer initial, à l'exclusion du loyer en cours. La période de variation de l'indice, comptée de l'indice de base à l'indice de comparaison, est ainsi à tout moment égale à la période écoulée depuis la prise d'effet du bail.

7.6 Réciprocité. L'indexation joue dans les deux sens. En cas de variation négative de l'indice, le loyer sera diminué dans la même proportion. Aucun loyer plancher n'est stipulé.

7.7 Disparition ou substitution de l'indice. En cas de disparition, de suppression ou de remplacement de l'indice retenu, il lui sera substitué de plein droit l'indice de raccordement officiellement publié. À défaut d'indice de raccordement, les parties conviennent de retenir l'indice qui lui sera substitué par les pouvoirs publics ou, à défaut, tout indice présentant une relation directe avec l'objet de la présente convention au sens de l'article L112-2 du Code monétaire et financier. À défaut d'accord dans un délai de deux mois, l'indice de substitution sera déterminé par un expert désigné par ordonnance du président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond, à la requête de la partie la plus diligente.

7.8 Réserve du statut. La présente clause ne fait pas obstacle à l'exercice, par l'une ou l'autre des parties, des droits qu'elles tiennent des articles L145-38 et L145-39 du Code de commerce.

Le commentaire, article par article

Mention Pourquoi elle est indispensable
« De plein droit »Rend l'indexation automatique. Sans cette mention, le juge peut considérer qu'elle suppose une demande du bailleur : aucun rappel ne sera dû pour les années non réclamées.
Date d'indexation préciseFixe le point de départ de la prescription quinquennale de chaque échéance et permet de vérifier la concordance des périodes.
Indice désigné par son nom et son fondementRattache la clause à la présomption de relation directe de l'article L112-2 CMF. Écrivez « ILC », pas « l'indice de l'INSEE ».
Indice de base fixe, désigné par son trimestreConforme à Cass. 3e civ., 5 février 2026 (inédit), n° 24-11.584. Interdit toute dérive du point de comparaison.
Indice de comparaison sur le même trimestreAssure la concordance exigée par l'article L112-1 al. 2 CMF : la période de variation de l'indice reste égale à celle du loyer, sans dépendre du calendrier de publication de l'INSEE.
Assiette désignée : le loyer initialUn indice de base fixe ne se combine qu'avec le loyer initial. L'appliquer au loyer en cours compte deux fois la même variation et brouille la concordance des périodes. Une clause « en cascade » suit la logique inverse : rapport N / N-1 appliqué au loyer en cours. Les deux sont licites — les mélanger ne l'est pas.
Clause de réciprocité expliciteNeutralise tout débat sur l'asymétrie. La mention « aucun loyer plancher n'est stipulé » ferme la porte aux interprétations.
Sort de l'indice disparuÉvite que la clause devienne inapplicable si l'INSEE modifie sa nomenclature — ce qui s'est produit plusieurs fois (fin de l'ICAV dans l'ILC en 2022, notamment).
Réserve des articles L145-38 et L145-39Rappelle que la clause ne prive personne de ses droits statutaires. Une clause qui prétendrait y déroger serait réputée non écrite (art. L145-15 C. com.).

Indexation automatique ou sur notification : le choix qui change tout

Trois mots dans le bail, et la conséquence financière se compte en milliers d'euros.

  • Indexation automatique (« de plein droit »). Le nouveau loyer est dû à la date prévue, courrier ou pas. Un bailleur qui oublie pendant trois ans peut réclamer son rappel, dans la limite de la prescription quinquennale. Pour une SCI, c'est la seule rédaction à retenir.
  • Indexation sur demande. Le loyer ne bouge qu'à compter de la notification. Le bailleur distrait ne perd pas des créances prescrites : il perd des créances qui ne sont jamais nées. J'ai vu une SCI familiale laisser filer quatre ans d'indexation sur cette seule nuance de rédaction, pour un préjudice définitif d'environ 5 000 €.

Même avec une clause automatique, notifiez tous les ans. Ce n'est pas une obligation, c'est de la gestion. Un locataire qui reçoit trois ans de rappel d'un coup conteste ; un locataire informé chaque année paie sans discuter. Concrètement : un courrier simple en septembre, joint à l'avis d'échéance d'octobre, avec l'ancien loyer, les deux indices, le calcul et le nouveau montant. Dix minutes par bail et par an.

Ce qu'il ne faut surtout pas écrire

  • « Le dernier indice publié » — la régularité de la clause se met alors à dépendre du calendrier de diffusion de l'INSEE, et la distorsion finit par arriver.
  • « L'indexation ne pourra jouer qu'à la hausse » et toutes ses variantes (loyer plancher, maintien du loyer antérieur en cas de baisse).
  • Un tunnel asymétrique : hausse non plafonnée, baisse limitée. C'est une asymétrie déguisée.
  • Un indice sans relation directe : indice des prix à la consommation tous ménages, SMIC, indice sectoriel étranger à l'activité.
  • Une indexation semestrielle mal ancrée : deux indices trimestriels séparés de six mois existent bel et bien (T1 et T3, T2 et T4), et une clause semestrielle qui les désigne nommément respecte parfaitement l'article L112-1 al. 2. Le risque n'est pas l'indisponibilité de l'indice, c'est le doublement des occasions de décalage : avec deux échéances par an, on multiplie par deux les chances qu'une date d'indexation vienne chevaucher une fenêtre de publication. Si vous indexez deux fois par an, désignez les trimestres en toutes lettres.
  • Une clause qui écarte l'article L145-39 : cette disposition est d'ordre public, toute clause contraire est réputée non écrite (art. L145-15 C. com.).

Si vous rédigez vos baux vous-même, notre modèle de bail pour SCI reprend les clauses de base. Et ne négligez pas la question de qui signe le bail au nom de la SCI : un bail signé par un associé non gérant, sans mandat, c'est un contentieux de plus greffé sur le premier.


8. Appliquer l'indexation du loyer : calcul, quittance, prescription, comptabilité

Une clause parfaite que personne n'applique ne vaut pas mieux qu'une clause illicite. Place à l'exécution : calculer le nouveau loyer, le faire figurer sur la quittance, savoir jusqu'à quand réclamer une indexation oubliée, et l'enregistrer correctement selon que la SCI est à l'IR ou à l'IS.

Le calcul pas à pas sur un loyer de 24 000 €

Une SCI loue un local commercial 24 000 € HT par an, soit 2 000 € par mois, avec une indexation annuelle sur l'ILC au 1er octobre. Sa clause est rédigée « en cascade » : chaque année, le loyer en cours est multiplié par le rapport de l'ILC du 1er trimestre de l'année à celui du 1er trimestre de l'année précédente. Pour l'indexation du 1er octobre 2026, l'indice de référence de la précédente indexation est l'ILC du 1er trimestre 2025, à 135,87, et l'indice de comparaison est l'ILC du 1er trimestre 2026, à 135,26. Déroulons.

Étape par étape

  1. Identifier les deux indices. Indice de la précédente indexation : 135,87 (ILC T1 2025). Indice de comparaison : 135,26 (ILC T1 2026). Période de variation : 12 mois exactement, pour 12 mois de loyer.
  2. Calculer le coefficient. 135,26 / 135,87 = 0,995510. Conservez six décimales : arrondir trop tôt fausse le résultat sur les loyers élevés.
  3. Appliquer au loyer en cours. 24 000 × 0,995510 = 23 892,25 € par an.
  4. Ramener au mois. 23 892,25 / 12 = 1 991,02 € par mois, soit 8,98 € de moins qu'avant.
  5. Vérifier le seuil de l'article L145-39. Le loyer initial du bail était de 22 000 € : l'écart est de 8,6 %, très inférieur au quart. Aucune révision de l'article L145-39 n'est ouverte.
  6. Notifier. Courrier au locataire avec les deux indices, la formule, l'ancien et le nouveau loyer, et la date d'effet.

Trois erreurs de calcul récurrentes. (1) Appliquer le pourcentage de variation publié par l'INSEE au lieu du rapport des deux indices du bail : le pourcentage publié compare toujours à N-1, ce qui ne correspond pas nécessairement aux indices de votre clause. (2) Indexer le loyer initial au lieu du loyer en cours, ou l'inverse, selon que la clause prévoit une indexation « en cascade » ou « à base fixe » : lisez la formule contractuelle, elle prime. (3) Indexer les charges : l'indexation ne porte que sur le loyer. Les charges se régularisent selon leur propre régime, traité dans notre guide sur les charges locatives en SCI et celui sur la refacturation des charges au locataire.

La mention sur la quittance et l'avis d'échéance

Aucun texte n'oblige à détailler le calcul de l'indexation sur la quittance d'un bail commercial. Mais la quittance prouve le paiement, et l'avis d'échéance fixe la demande : autant qu'ils soient explicites. Ce que j'y fais figurer :

  • le loyer hors charges après indexation, en distinguant nettement le loyer et les charges ;
  • la mention de la période couverte ;
  • la TVA si la SCI a opté pour la TVA sur les locaux professionnels (art. 260, 2° du CGI) ;
  • le rappel de l'indexation appliquée, sous forme d'une ligne : « loyer indexé au 1er octobre 2026 — ILC T1 2026 / ILC T1 2025 ».

Notre guide sur la quittance de loyer en SCI détaille le contenu du document et les obligations propres au bail d'habitation, qui sont plus strictes. Sur l'option TVA et ses conséquences en matière de facturation, voir l'option TVA d'une SCI et le guide général SCI et TVA.

La prescription des rappels de loyer indexé

« J'ai oublié d'indexer pendant quatre ans, je peux rattraper ? » On me pose la question presque chaque semaine.

Tout dépend d'abord de votre rédaction : clause automatique ou clause sur demande (chapitre 7). Si elle est automatique, le rappel vous est dû, avec trois bornes à connaître.

  • Durée : cinq ans. L'action en paiement du rappel de loyer indexé se fonde sur le contrat, pas sur le statut des baux commerciaux. C'est donc la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du Code civil qui joue, et non le délai biennal de l'article L145-60 du Code de commerce, réservé aux actions exercées en vertu du statut (révision triennale, renouvellement, indemnité d'éviction).
  • Point de départ : échéance par échéance. Chaque terme de loyer constitue une créance distincte et se prescrit séparément, à compter de sa date d'exigibilité. Une demande formée en octobre 2026 permet donc de réclamer les rappels échus depuis octobre 2021.
  • Interruption. Une reconnaissance de dette par le locataire, une assignation ou une mesure d'exécution interrompent la prescription. Une simple lettre de relance, non.

N'oubliez pas l'effet miroir : la même prescription quinquennale sert au locataire pour récupérer l'indu quand la clause est réputée non écrite (chapitre 4). Les cinq ans ne protègent personne en particulier. Ils protègent celui qui agit à temps.

Rappel de quatre ans d'un coup : la prudence commande de négocier. Juridiquement, la SCI peut exiger la totalité. Commercialement, exiger 4 000 € à un commerçant en difficulté, c'est souvent déclencher l'impayé qu'on cherchait à éviter. Un échelonnement écrit vaut mieux qu'un titre exécutoire. Si la situation est déjà dégradée, notre guide sur les impayés de loyer en SCI décrit la marche à suivre.

Le traitement comptable côté SCI

L'indexation ne crée aucune écriture particulière : elle modifie un montant, point. En revanche, le régime fiscal de la SCI change complètement le moment où ce montant entre dans le résultat, et c'est là que se logent la plupart des erreurs que je corrige en reprise de comptabilité.

Point SCI à l'IR SCI à l'IS
Type de comptabilitéTrésorerie (art. 28 et 29 du CGI)Engagement
Fait générateur du produitEncaissement effectifExigibilité du loyer (créance acquise)
Écriture d'appelSans objet (suivi extracomptable)Débit 411 « Locataires », crédit 706 ou 752
Écriture d'encaissementRecette du jour de l'encaissementDébit 512 « Banque », crédit 411
Rappel d'indexation sur 3 ansImposable l'année de l'encaissementRattaché à l'exercice de naissance de la créance
Restitution au locataireVient en diminution des recettes de l'année du remboursementCharge ou annulation de produit de l'exercice
Déclaration2072-S ou 2072-C2065 + liasse 2033 (réel simplifié) ou 2050 et suivantes (réel normal, art. 302 septies A bis du CGI)

Trois points sur lesquels je vois régulièrement des SCI se tromper :

  • Le choix du compte de produit dépend du plan de comptes retenu : on rencontre le compte 706 « Prestations de services » (avec des sous-comptes 7061 pour les loyers et 7062 pour les charges refacturées), le compte 7083 « Locations diverses » ou le compte 752 « Revenus des immeubles ». L'essentiel est la constance d'un exercice à l'autre. Le détail des schémas d'écriture figure dans notre guide sur les écritures de loyers en SCI.
  • Option TVA. Si la SCI a opté sur les locaux professionnels, l'indexation modifie la base HT et donc la TVA collectée (compte 44571). Une indexation à la baisse implique de rectifier les factures et non simplement d'appeler moins.
  • CRL. Une SCI à l'IS peut être redevable de la contribution sur les revenus locatifs (art. 234 nonies et suivants du CGI, 2,5 %) sur les loyers de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition et non soumis à la TVA. La date d'appréciation compte : un immeuble qui atteint ses quinze ans en cours d'année n'entre dans le champ qu'au 1er janvier suivant. L'indexation fait mécaniquement varier l'assiette : voir notre guide sur la CRL en SCI à l'IS.

Derrière tout cela, il n'y a qu'un vrai sujet : le suivi. Une clause d'indexation ne vaut que si quelqu'un l'applique chaque année, à la bonne date, avec les bons indices. C'est typiquement la tâche qu'on repousse en octobre, puis qu'on oublie en novembre, et que notre plateforme est faite pour ne pas oublier à votre place. Pour replacer l'indexation dans le tableau de bord d'ensemble, voyez nos guides sur les indicateurs de pilotage d'une SCI et sur le rendement d'une SCI.

Ne perdez plus une indexation

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9. Quand l'indexation fait dérailler le loyer commercial : l'article L145-39

Neuf ans d'indexation, ça finit parfois par produire un loyer que plus rien ne justifie sur le marché local. Le statut des baux commerciaux a prévu une soupape, et elle fonctionne dans les deux sens.

Le texte

Article L145-39 du Code de commerce, dans sa rédaction issue de l'article 11 de la loi Pinel du 18 juin 2014 : « En outre, et par dérogation à l'article L. 145-38, si le bail est assorti d'une clause d'échelle mobile, la révision peut être demandée chaque fois que, par le jeu de cette clause, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par rapport au prix précédemment fixé contractuellement ou par décision judiciaire. La variation de loyer qui découle de cette révision ne peut conduire à des augmentations supérieures, pour une année, à 10 % du loyer acquitté au cours de l'année précédente. »

Sept conditions, à vérifier une par une

  • Le bail doit comporter une clause d'échelle mobile. Sans clause d'indexation, l'article L145-39 n'a pas d'objet : c'est l'article L145-38 qui prend le relais.
  • La variation doit résulter du seul jeu de la clause. Une hausse issue d'un avenant ou d'une décision de justice ne compte pas dans le calcul.
  • Le seuil est de plus d'un quart, donc strictement plus de 25 %. À 25,0 %, vous êtes hors du texte.
  • Le point de comparaison est le prix « précédemment fixé contractuellement ou par décision judiciaire » : c'est le loyer du bail ou celui issu de la dernière fixation judiciaire, pas le loyer de l'année précédente. Le compteur se remet à zéro à chaque nouvelle fixation.
  • Le texte joue dans les deux sens. Le locataire peut l'invoquer si le loyer a augmenté de plus d'un quart et dépasse la valeur locative ; le bailleur peut l'invoquer si le loyer a diminué de plus d'un quart. Dans les deux cas, la révision reconduit le loyer à la valeur locative, appréciée selon l'article L145-33.
  • Le lissage à 10 %. La variation qui résulte de la révision ne peut produire, pour une année, une augmentation supérieure à 10 % du loyer acquitté l'année précédente. Le rattrapage s'étale donc dans le temps.
  • La procédure relève du statut : la demande est formée par acte extrajudiciaire ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et doit préciser, à peine de nullité, le montant du loyer demandé ou offert (art. R145-20 C. com.) ; puis mémoire préalable (art. R145-23 et s.), juge des loyers commerciaux et prescription biennale de l'article L145-60. Le nouveau prix court à compter de la date de la demande.

Exemple chiffré

Cas pratique — SCI Beauregard, local de 180 m² (exemple arithmétique)

  • Loyer contractuellement fixé lors de la dernière fixation : 30 000 € HT/an.
  • Loyer atteint après une longue série d'indexations : 38 100 €.
  • Calcul du seuil : 38 100 / 30 000 = 1,27, soit une hausse de 27 %. Le seuil de « plus d'un quart » est franchi.
  • Qui a intérêt à agir ? Le locataire, si la valeur locative du local est aujourd'hui inférieure à 38 100 € — ce qui est fréquent dans les rues commerçantes dévitalisées. Il demande la révision et fait fixer le loyer à la valeur locative, par exemple 33 000 €.
  • Effet du lissage : il ne joue qu'à la hausse. Ici, la baisse à 33 000 € s'applique intégralement.
  • Le miroir : si à l'inverse la valeur locative était de 45 000 €, le bailleur pourrait demander la révision, mais l'augmentation serait plafonnée à 10 % du loyer de l'année précédente, soit 41 910 € la première année.

Les montants sont ici volontairement arrondis pour isoler le mécanisme, et le seuil du quart est plus difficile à franchir qu'on ne l'imagine : avec l'ILC réel, une décennie d'indexation depuis 2016 produit une hausse de l'ordre de 25 %, tout juste au seuil — et pour un preneur PME, le plafonnement à 3,5 % des années 2022 à 2024 (chapitre 6) a écrêté définitivement la trajectoire, repoussant d'autant le franchissement. Le point de comparaison étant le dernier prix fixé contractuellement ou judiciairement, ce sont surtout les baux longtemps reconduits sans nouvelle fixation qui atteignent le quart. Le cas illustre la double lame de l'indexation : elle protège le bailleur contre l'érosion, mais une indexation trop dynamique peut ouvrir au locataire un droit à révision à la baisse qu'il n'avait pas anticipé.

Attention au piège de la clause asymétrique combinée à l'article L145-39. C'est précisément le raisonnement de la Cour de cassation exposé au chapitre 4 : en neutralisant les baisses, une clause à sens unique fait franchir le seuil du quart plus tôt qu'il ne devrait l'être, ce qui altère le droit à révision d'ordre public du locataire. Voilà pourquoi la sanction est le réputé non écrit, et non une simple inopposabilité.

Ne pas confondre avec la valeur locative du renouvellement

La révision de l'article L145-39 ramène le loyer à la valeur locative en cours de bail. Le renouvellement, lui, relève de l'article L145-34, avec son propre plafonnement et ses propres cas de déplafonnement. Les deux voies se croisent parfois dans un même dossier, mais elles n'ont ni les mêmes délais ni les mêmes effets, et on ne les plaide pas de la même façon. Sur l'évaluation proprement dite, notre guide sur les valeurs locatives détaille ce que regardent l'expert et le juge.


10. Tableau des erreurs qui annulent la clause d'échelle mobile

Sortez vos baux et prenez ce tableau ligne par ligne. Une demi-heure par bail, et vous saurez où vous en êtes.

Erreur de rédaction Fondement Sanction
Indexation à la seule hausse / loyer plancherArt. L145-39 C. com.Réputé non écrit — de la stipulation, ou de la clause entière si indivisibilité caractérisée
Tunnel asymétrique (baisse plafonnée, hausse libre)Art. L145-39 C. com.Réputé non écrit de la stipulation limitative
Période de variation de l'indice > intervalle entre deux indexationsArt. L112-1 al. 2 CMFRéputé non écrit, limité à la période de distorsion
Référence au « dernier indice publié »Art. L112-1 al. 2 CMFDistorsion dès qu'une date d'indexation chevauche une fenêtre de publication INSEE — la régularité de la clause dépend alors du calendrier statistique, pas du bail
Indexation sur le SMICArt. L112-2 al. 1er CMFClause illicite
Indexation sur l'indice des prix à la consommation « tous ménages »Art. L112-2 al. 1er CMFClause illicite (niveau général des prix)
Indice sans relation directe avec l'immeuble ni l'activitéArt. L112-2 al. 1er CMFClause illicite, sauf preuve de la relation directe
Clause écartant l'article L145-39Art. L145-15 C. com.Réputé non écrit, action imprescriptible
Absence de mention « de plein droit »Interprétation du contratPas de nullité, mais aucune indexation due tant qu'elle n'est pas demandée
Absence de clause de substitution d'indiceInterprétation du contratRisque d'inapplicabilité si l'indice disparaît
Application d'une clause plancher en 2026Art. L145-39 C. com. + art. 2224 C. civ.Restitution sur 5 ans, calculée depuis le loyer d'origine

Que faire si votre clause est irrégulière ?

  1. Arrêtez d'appliquer le volet irrégulier. Plus de clause plancher : indexation réciproque, dès la prochaine échéance. Chaque application supplémentaire grossit l'assiette de restitution.
  2. Chiffrez votre exposition. Recalculez ce qu'aurait donné une indexation régulière depuis l'origine, puis mesurez l'écart des cinq dernières années. Ce nombre, c'est votre risque maximal si le locataire assigne demain matin.
  3. Décidez de régulariser ou pas. Un avenant qui remplace la clause par une version conforme éteint le risque pour l'avenir, mais il braque le projecteur sur le passé. Arbitrage à faire avec un avocat, en fonction du montant en jeu et de l'état de la relation.
  4. Visez le renouvellement. C'est l'occasion naturelle de repartir sur une clause propre, sans que cela ressemble à un aveu.

11. FAQ — Clause d'échelle mobile en bail commercial

Les questions qui reviennent le plus souvent, en rendez-vous comme par mail, sur l'indexation d'un bail commercial.

Ma clause d'indexation date de 2011. Est-elle prescrite ?

Non. L'action tendant à voir réputer non écrite une clause du bail commercial n'est soumise à aucune prescription (Cass. 3e civ., 19 novembre 2020, n° 19-20.405 ; Cass. 3e civ., 23 janvier 2025, n° 23-18.643). L'ancienneté du bail ne protège pas le bailleur. Seule la restitution des sommes est bornée à cinq ans avant la demande en justice, en application de l'article 2224 du Code civil.

Puis-je indexer deux fois par an ?

Oui, à condition d'être rigoureux. L'article L112-1 alinéa 2 du Code monétaire et financier impose que la période de variation de l'indice n'excède pas la durée entre deux indexations : avec une indexation semestrielle, il faut comparer deux indices séparés de six mois exactement, ce que permettent parfaitement les couples T1/T3 ou T2/T4 de l'ILC. Ce qui est dangereux, ce n'est pas la fréquence, c'est de renvoyer au « dernier indice publié » : deux échéances par an doublent les occasions de chevaucher une fenêtre de publication de l'INSEE. Désignez les trimestres nommément.

Le locataire refuse de payer le loyer indexé. Que faire ?

Vérifiez d'abord votre propre clause : dans la majorité des dossiers que je vois, le refus du locataire est fondé. Si la clause est conforme et l'indexation correctement calculée, le loyer indexé est dû de plein droit ; le défaut de paiement s'analyse comme un impayé partiel et peut, selon la rédaction du bail, activer la clause résolutoire. Une mise en demeure motivée, avec le détail du calcul et la copie des publications INSEE, règle la plupart des situations.

Faut-il un avenant pour changer d'indice en cours de bail ?

Oui, l'indice est une stipulation contractuelle : sa modification suppose l'accord des deux parties, formalisé par avenant. Attention à la date d'effet retenue : un avenant qui modifie l'indice ou le loyer en cours d'année peut créer une distorsion à la première indexation suivante. Fixez dans l'avenant un nouvel indice de base et maintenez une période de variation de douze mois.

L'indexation s'applique-t-elle pendant la période de franchise de loyer ?

Cela dépend de la rédaction. Une franchise porte en général sur l'exigibilité du loyer, pas sur sa détermination : le loyer contractuel continue d'être indexé, il n'est simplement pas appelé. Mais certaines clauses suspendent l'indexation pendant la franchise. Lisez le bail — et, si vous rédigez, tranchez explicitement la question plutôt que de laisser le juge le faire.

Une SCI familiale peut-elle indexer le loyer d'un local loué à la société d'un associé ?

Oui, et elle a tout intérêt à le faire. Un loyer figé pendant neuf ans entre parties liées est exactement ce que l'administration regarde sous l'angle de l'acte anormal de gestion, dans un sens comme dans l'autre. Une clause d'indexation standard, appliquée réellement chaque année et documentée, est un élément de normalité. Voir nos guides sur le loyer versé par sa société à sa SCI et sur la location à un associé.

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Sources

  • Code monétaire et financier, articles L112-1, L112-2, L112-3 et D112-2.
  • Code de commerce, articles L145-15, L145-33, L145-34, L145-38, L145-39, L145-60, R145-20 et R145-23 et suivants.
  • Code civil, article 2224.
  • Loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 (loi Pinel), articles 9, 11 et 21 II (application aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er septembre 2014).
  • Loi n° 2008-776 du 4 août 2008 et décret n° 2008-1139 du 4 novembre 2008, modifié par le décret n° 2022-357 du 14 mars 2022 (ILC) ; loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 et décret n° 2011-2028 du 29 décembre 2011 (ILAT et article D112-2 CMF).
  • Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022, article 14, et loi n° 2023-568 du 7 juillet 2023, article 1er (plafonnement ILC, dispositif clos au 1er trimestre 2024).
  • Code général des impôts, articles 234 nonies et suivants (CRL) et 302 septies A bis (régimes réel simplifié et réel normal).
  • Décret n° 2019-1419 du 20 décembre 2019 et article 481-1 du Code de procédure civile (la « procédure accélérée au fond » a remplacé, au 1er janvier 2020, la formule « en la forme des référés »).
  • Cass. 3e civ., 14 janvier 2016, n° 14-24.681 (fondement L112-1 CMF, avant le revirement de fondement de 2021) ; 13 septembre 2018, n° 17-19.525 ; 29 novembre 2018, n° 17-23.058 ; 19 novembre 2020, n° 19-20.405 ; 30 juin 2021, n° 19-23.038 ; 12 janvier 2022, n° 21-11.169 ; 25 janvier 2023, n° 20-20.514 ; 7 septembre 2023, n° 22-10.145 ; 23 janvier 2025, n° 23-18.643 ; 22 mai 2025, n° 23-23.336 ; 5 février 2026, n° 24-11.584.
  • INSEE, Informations rapides n° 154 et n° 155 du 24 juin 2026 (ILC et ILAT du 1er trimestre 2026) et série BDM 001532540 (ILC, base 100 au 1er trimestre 2008) pour les valeurs historiques citées.
FAQ

Questions fréquentes

Non. Aucun texte n'impose d'insérer une clause d'indexation dans un bail commercial : c'est une stipulation purement contractuelle. Mais sans elle, le loyer reste figé jusqu'à la révision triennale de l'article L145-38 du Code de commerce, qui suppose une demande formelle, ou jusqu'au renouvellement. Pour une SCI bailleresse, l'absence de clause d'indexation revient à accepter une érosion mécanique du loyer réel pendant trois ans minimum.
L'indexation est contractuelle, annuelle et automatique : elle applique la variation d'un indice, sans discuter la valeur du bien. La révision triennale (art. L145-38 C. com.) est légale, suppose une demande écrite d'une partie et ne peut intervenir qu'au moins trois ans après l'entrée en jouissance. Le renouvellement (art. L145-33 et L145-34) rouvre le débat sur la valeur locative elle-même, avec un plafonnement de principe. Trois mécanismes, trois régimes, trois contentieux distincts.
L'ILC (indice des loyers commerciaux) vise les activités commerciales et artisanales : commerce de détail, restauration, hôtellerie, artisanat. L'ILAT (indice des loyers des activités tertiaires) vise les autres activités et les professions libérales : bureaux, logistique, cabinets, entrepôts. L'article L112-2 du Code monétaire et financier présume l'un et l'autre en relation directe avec l'objet d'une convention portant sur un immeuble. Le critère est l'activité réellement exercée par le preneur, pas l'intitulé du bail.
Oui, pour une clause d'indexation contractuelle. L'article 9 de la loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014 a supprimé l'ICC des articles L145-34 (plafonnement au renouvellement) et L145-38 (révision triennale) du Code de commerce, mais il n'a pas touché à l'article L112-2 du Code monétaire et financier, qui continue de réputer en relation directe avec l'objet d'une convention portant sur un immeuble bâti l'indexation sur l'indice national du coût de la construction. L'ICC reste donc un indice d'indexation licite — simplement plus volatil que l'ILC.
Non. La Cour de cassation juge de façon constante qu'une clause excluant la réciprocité de la variation est réputée non écrite, parce que la neutralisation des années de baisse a mathématiquement pour effet de modifier le délai d'atteinte du seuil du quart de l'article L145-39 du Code de commerce (Cass. 3e civ., 30 juin 2021, n° 19-23.038, publié ; Cass. 3e civ., 22 mai 2025, n° 23-23.336). C'est le contentieux le plus fréquent en matière d'indexation, et celui que les bailleurs perdent le plus souvent.
Le réputé non écrit — mais pas forcément de toute la clause. Depuis Cass. 3e civ., 12 janvier 2022, n° 21-11.169 (publié), confirmé par Cass. 3e civ., 25 janvier 2023, n° 20-20.514 et Cass. 3e civ., 22 mai 2025, n° 23-23.336, seule la stipulation prohibée doit être réputée non écrite, sauf si le juge caractérise l'indivisibilité de la clause. La cour d'appel qui annule la clause entière en se bornant à relever que l'indexation était une condition déterminante du consentement du bailleur est censurée. Le mécanisme d'indexation peut donc survivre, amputé de la seule stipulation illicite.
Oui pour la clause, non pour la totalité de l'argent. L'action tendant à voir réputer non écrite une clause du bail commercial n'est soumise à aucune prescription (Cass. 3e civ., 19 novembre 2020, n° 19-20.405 ; Cass. 3e civ., 23 janvier 2025, n° 23-18.643, publié). En revanche, la restitution des sommes indûment versées ne peut porter que sur les cinq années précédant la demande en justice, en application de l'article 2224 du Code civil.
Sur le loyer initial, pas sur le loyer atteint à la date où commence la prescription. L'arrêt Cass. 3e civ., 23 janvier 2025, n° 23-18.643 (publié) énonce que, la stipulation réputée non écrite étant censée n'avoir jamais existé, la créance de restitution doit être calculée sur la base du montant du loyer qui aurait été dû à défaut d'application de cette stipulation. La prescription quinquennale limite la période, pas l'assiette : le loyer de référence remonte à l'origine du bail.
L'article L112-1 alinéa 2 du Code monétaire et financier répute non écrite toute clause d'un contrat à exécution successive prévoyant la prise en compte d'une période de variation de l'indice supérieure à la durée s'écoulant entre chaque révision. Concrètement : si le loyer est indexé chaque année mais que la clause fait comparer un indice sur quinze mois, la clause organise une distorsion. Elle est réputée non écrite, mais uniquement pour la période où la distorsion est caractérisée (Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 22-10.145).
Non, ce dispositif est éteint. L'article 14 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022, prorogé par l'article 1er de la loi n° 2023-568 du 7 juillet 2023, a plafonné à 3,5 % la variation annuelle de l'ILC prise en compte pour les PME, pour les trimestres allant du 2e trimestre 2022 au 1er trimestre 2024 inclus. Depuis le 2e trimestre 2024, l'ILC s'applique sans plafond légal. Toute page qui le présente au présent en 2026 est périmée.
Cela dépend de la rédaction de la clause. Si elle prévoit que le loyer « sera indexé de plein droit », l'indexation joue seule et le bailleur peut réclamer les rappels dans la limite de la prescription. Si elle subordonne l'indexation à une demande du bailleur, aucune indexation n'est due tant que la notification n'est pas faite : le loyer reste au montant en cours. Pour une SCI, la clause automatique est nettement préférable — encore faut-il l'écrire.
Cinq ans. L'action en paiement du rappel de loyer indexé se fonde sur le contrat, non sur le statut des baux commerciaux : c'est la prescription de droit commun de l'article 2224 du Code civil qui s'applique, et non le délai biennal de l'article L145-60 du Code de commerce réservé aux actions exercées en vertu du statut. Le délai court échéance par échéance : chaque terme de loyer se prescrit séparément.
Tout dépend de la rédaction. Avec une clause « en cascade », nouveau loyer = loyer en cours x (indice de l'année / indice de l'année précédente) ; avec une clause à indice de base fixe, nouveau loyer = loyer initial x (indice de comparaison / indice de base). Il ne faut jamais mélanger les deux. Exemple en cascade : avec un loyer de 24 000 € indexé sur l'ILC, un indice de départ de 135,87 et un indice de comparaison de 135,26 (ILC du 1er trimestre 2026), le calcul donne 24 000 x 135,26 / 135,87 = 23 892,25 € — soit une baisse de 107,75 €. C'est la réciprocité en action : en 2026, l'indexation ne joue plus toujours dans le sens du bailleur.
Le loyer baisse, si la clause est réciproque — et elle doit l'être. Au 1er trimestre 2026, l'ILC s'établit à 135,26 et recule de 0,45 % sur un an (INSEE, Informations rapides n° 154 du 24 juin 2026), après - 0,50 % au trimestre précédent. Un bailleur qui refuse d'appliquer la baisse au motif qu'une clause plancher figure au bail prend le risque de voir la stipulation réputée non écrite et de devoir restituer cinq ans de trop-perçu.
Chaque fois que, par le seul jeu de la clause d'échelle mobile, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par rapport au prix précédemment fixé contractuellement ou par décision judiciaire. La révision qui en découle ne peut conduire à des augmentations supérieures, pour une année, à 10 % du loyer acquitté l'année précédente. Le texte joue dans les deux sens : le locataire peut l'invoquer pour faire baisser un loyer devenu supérieur à la valeur locative.
L'indexation ne crée aucune écriture spécifique : elle change seulement le montant appelé. À l'IS, en comptabilité d'engagement, le loyer indexé est constaté en produit à la date d'exigibilité (débit 411, crédit 706 ou 752, plus 44571 en cas d'option TVA). À l'IR, en comptabilité de trésorerie, seul le loyer effectivement encaissé est déclaré sur la 2072. Un rappel d'indexation portant sur trois exercices antérieurs est donc imposable à l'encaissement à l'IR, et rattaché à l'exercice de la créance à l'IS.