Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Changer la dénomination sociale d'une SCI : la procédure complète (2026)

Changer la dénomination d'une SCI, juridiquement, c'est une assemblée et une formalité en ligne. Une décision collective, des statuts refondus, une annonce légale, un dépôt au guichet unique de l'INPI. Trois à six semaines de calendrier — une dizaine de jours si tous les associés signent un acte de décision unanime —, environ 425 euros. Vraiment rien de sorcier.

La difficulté est ailleurs. Elle commence après l'inscription modificative, le jour où il faut retrouver tout ce qui porte encore l'ancien nom : le compte bancaire, le contrat de prêt, les baux, l'assurance propriétaire non occupant, le syndic, l'espace professionnel des impôts, les quittances, les factures, l'étiquette de la boîte aux lettres. Cette moitié-là ne figure sur aucun formulaire. C'est pourtant elle qui produit les ennuis réels : le virement de loyer de 850 € rejeté parce que le donneur d'ordre a mis le nouveau nom sur un compte encore ouvert à l'ancien, le notaire qui refuse de dresser l'acte trois jours avant la signature, le locataire en litige qui conteste une quittance émise par une société introuvable au registre.

Ce guide traite les deux moitiés. D'abord la procédure exacte : la majorité qu'il faut réellement réunir — c'est l'erreur numéro un, et elle est massive —, les mentions de l'avis, les pièces du dossier INPI, les tarifs 2026 relevés à la source. Ensuite la check-list de l'après, avec sa contrepartie tout aussi utile : la liste de ce qui ne change pas, et qu'il est donc inutile de refaire.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de commerce, Code de la propriété intellectuelle, CGI, BOFiP, INPI, service-public.fr). Mis à jour le 4 août 2026.


1. Pourquoi et quand change-t-on la dénomination d'une SCI

La dénomination sociale est le nom officiel de la société, celui sous lequel elle contracte, emprunte, encaisse et déclare. Ce n'est pas un habillage : c'est une mention obligatoire des statuts. L'article 1835 du Code civil exige en effet que les statuts déterminent, outre les apports de chaque associé, « la forme, l'objet, l'appellation, le siège social, le capital social, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement ». La dénomination vit donc dans les statuts. On ne peut pas la changer sans les modifier — et toute la procédure qui suit, assemblée comprise, découle de cette seule phrase.

Si vous en êtes encore au stade du choix initial du nom, ce n'est pas ici qu'il faut chercher : notre guide dédié à la dénomination sociale d'une SCI traite des critères de choix, des contraintes juridiques et des vérifications à mener avant la création. Ce guide-ci part d'une SCI déjà immatriculée dont il faut changer le nom.

Les six motifs qui reviennent le plus souvent

Sur les dossiers qui passent entre nos mains, la demande vient presque toujours de l'un de ces six cas.

  • Le nom porte celui d'un associé qui est sorti. De loin le premier motif. La « SCI Martin-Durand » perd son sens le jour où M. Durand cède ses parts, et l'affichage devient franchement pénible après un divorce. Le nom n'oblige évidemment personne à rester dans la société, mais il entretient une confusion sur sa composition réelle — y compris auprès du banquier qui lit le Kbis.
  • Le nom crée un risque de marque. Une dénomination choisie en dix minutes à la création peut reproduire une marque déposée. Tant que la SCI reste une coquille patrimoniale discrète, personne ne s'en aperçoit. Le jour où elle exploite un bien sous ce nom — résidence, gîte, local commercial avec une enseigne visible depuis la rue —, la lettre du conseil en propriété industrielle arrive.
  • Le nom en dit trop. « SCI du 12 rue Victor Hugo » publie gratuitement l'adresse du bien détenu : la dénomination figure au registre, sur le Kbis, dans chaque annonce légale, et data.inpi.fr est consultable par n'importe qui en trois clics. Beaucoup de gérants découvrent ce défaut de discrétion des années après, et basculent vers un nom neutre.
  • Le patrimoine a changé de nature. Une SCI créée pour un studio de 28 m² et rebaptisée dix ans plus tard, quand elle détient trois immeubles et sert de véhicule de transmission familiale. Le nom d'origine ne dit plus rien du projet.
  • La transmission familiale. Donner à la SCI le nom d'un enfant ou de la lignée est une manière symbolique de marquer le passage de relais, souvent concomitante d'une donation de parts.
  • Un tiers l'impose. Homonymie avec une société locale connue, opposition d'un titulaire de marque, exigence d'un partenaire : le changement est alors subi, et le calendrier n'est plus le vôtre.

Dénomination, sigle, nom commercial, enseigne : ne pas confondre

Un point de vocabulaire, parce qu'il commande la procédure et la facture. Ces quatre signes ne se modifient ni de la même façon, ni au même prix.

Signe Ce qu'il désigne Pour le modifier
Dénomination socialeLe nom officiel de la personne morale, dans les statuts et au registreAGE + statuts + annonce légale + formalité INPI
SigleLa forme abrégée de la dénomination (« SCPV » pour « SCI du Parc de la Villette »)Même procédure s'il figure aux statuts et au registre
Nom commercialLe nom sous lequel une activité est exercée vis-à-vis de la clientèleSimple inscription modificative, sans toucher aux statuts
EnseigneLe signe apposé sur le local exploitéIdem, hors statuts

Pour une SCI patrimoniale classique, seule la première ligne compte : ni nom commercial, ni enseigne. C'est donc bien la dénomination qu'il faut changer, avec la procédure lourde. Le sigle, s'il figure aux statuts, suit le même sort et se règle dans la même assemblée — inutile d'en faire une seconde.

À retenir dès maintenant : changer de nom ne crée pas une nouvelle société. La personne morale, le SIREN, les contrats, les emprunts, les baux et les hypothèques survivent intacts. C'est juridiquement une simple modification statutaire, au même titre qu'un changement d'objet social ou un transfert de siège. Le panorama complet des modifications statutaires figure dans notre guide modifier les statuts d'une SCI.


2. Vérifier la disponibilité de la nouvelle dénomination

Personne ne fera ce travail à votre place. Ni le support d'annonces légales, ni le greffe, ni l'INPI ne vérifient qu'une marque antérieure existe : ils enregistrent ce que vous déclarez. Le contrôle vous incombe en totalité. Et il y a une ironie à le rappeler ici, puisqu'un changement de dénomination fait souvent suite à un premier nom choisi sans vérification. Autant ne pas refaire deux fois la même erreur — et deux fois les 425 €.

Les trois recherches à faire, dans cet ordre

1. La base marques de l'INPI. C'est la seule qui vous protège vraiment. La propriété d'une marque s'acquiert par son enregistrement (article L712-1 du Code de la propriété intellectuelle) : une marque déposée avant votre changement de nom prime sur votre dénomination, quelle que soit votre bonne foi. Une nuance mérite toutefois d'être posée tout de suite, parce qu'elle rassure beaucoup de gérants : l'article L713-2 n'interdit l'usage d'un signe que « dans la vie des affaires, pour des produits ou des services ». Or la Cour de justice de l'Union européenne juge que l'usage d'une dénomination sociale ou d'un nom commercial n'est pas, en lui-même, un usage pour des produits ou services (CJUE, 11 septembre 2007, Céline, C-17/06) : il faut que le signe serve à désigner une offre sur un marché. Une SCI purement patrimoniale, qui n'exploite pas son nom commercialement, n'est donc pas en contrefaçon du seul fait de porter une dénomination proche d'une marque ; le titulaire devra alors se placer sur le terrain de la concurrence déloyale (article 1240 du Code civil) ou établir un usage à titre de marque. Ne tirez pas de cette nuance plus qu'elle ne contient. Le même arrêt précise (point 21) qu'il y a usage « pour des produits ou des services » non seulement lorsque le signe est apposé sur les produits, mais aussi, en l'absence de toute apposition, lorsque l'usage est fait de telle façon qu'il s'établit un lien entre le signe et les produits ou services commercialisés. Une enseigne, une annonce sur une plateforme de réservation, une plaquette commerciale ou un site qui met le nom en avant pour proposer des locations suffisent à créer ce lien. La prudence reste donc entière dès que la SCI ne se contente plus de détenir. Tapez le nom envisagé, puis ses variantes phonétiques et orthographiques — « Belvédère », « Belvedere », « Bel Védère » —, et regardez les classes qui touchent à l'immobilier, à la gestion de biens et à l'hébergement. Une marque identique dans un secteur totalement étranger au vôtre ne pose en principe pas de problème. Une marque simplement proche dans un secteur voisin, si. Comptez dix minutes, c'est gratuit.

2. Le Registre national des entreprises. Sur data.inpi.fr, cherchez les sociétés déjà immatriculées sous un nom identique ou très proche. Contrairement à ce que l'on croit souvent, l'homonymie n'est pas interdite : deux SCI peuvent porter le même nom, et le greffe les immatriculera l'une et l'autre sans broncher. Le risque est ailleurs. Si l'homonyme exerce dans le même secteur et sur le même territoire, il peut agir en concurrence déloyale sur le fondement de l'article 1240 du Code civil, à charge pour lui de démontrer une confusion préjudiciable. Et au quotidien, deux « SCI Les Acacias » dans la même agence bancaire, cela finit toujours par un courrier reçu par la mauvaise.

3. Le nom de domaine. Utile seulement si votre SCI a une visibilité en ligne — location saisonnière, résidence exploitée sous un nom, site vitrine. Un whois vous dira si le domaine correspondant est déjà exploité, ce qui révèle parfois un usage antérieur du signe.

Risque Où le vérifier Fondement juridique
Marque antérieureBase marques INPI (gratuite)Art. L712-1 et L713-2 CPI (usage dans la vie des affaires pour des produits ou services) ; L713-3 CPI pour les seules marques de renommée
Société homonymedata.inpi.fr (RNE)Concurrence déloyale, art. 1240 C. civ.
Nom de famille d'un tiersBon sens et accord écrit de l'intéresséAtteinte au nom patronymique
Nom de domaine occupéService whoisUsage antérieur, image

Le cas particulier des noms de famille

Beaucoup de SCI portent le nom d'un associé, et la question tombe dès qu'il s'en va : peut-il exiger qu'on le retire ? La réponse surprend toujours : selon une jurisprudence constante depuis l'arrêt dit Bordas (Cass. com., 12 mars 1985, n° 84-17.163), le nom patronymique que son titulaire a consenti à insérer dans une dénomination sociale s'en détache pour devenir un objet de propriété incorporelle appartenant à la société, sans que le principe d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité du nom y fasse obstacle. L'associé qui sort ne peut donc pas exiger, du seul fait de son départ, que la SCI cesse de porter son nom.

Cela dit, personne n'a envie d'un procès pour un nom. Le sujet se règle presque toujours à l'amiable : le patronyme d'un associé parti n'intéresse plus grand monde, et ceux qui restent préfèrent tourner la page. Si le contexte est tendu — divorce, conflit familial, sortie contentieuse —, actez le changement de nom dans le même accord que la cession de parts. Y revenir six mois plus tard, quand les avocats sont partis, coûte beaucoup plus d'énergie. Inversement, si vous voulez utiliser le nom d'un tiers vivant (un enfant, un parent), demandez-lui un accord écrit : c'est gratuit et cela évite une contestation ultérieure.

Les noms géographiques et les limites d'ordre public

La liberté reste le principe : « SCI Les Tilleuls », « SCI Bordeaux Patrimoine », « SCI du Vieux Moulin » passent sans difficulté. Restent deux garde-fous. Certaines dénominations géographiques et certaines appellations sont protégées par des dépôts de marque, parfois par les collectivités elles-mêmes — la recherche INPI les fait remonter. Et le nom ne doit pas laisser croire à l'exercice d'une activité réglementée que la SCI n'exerce pas : écartez tout ce qui évoque la banque, l'assurance, l'expertise comptable ou une profession protégée. Une dénomination contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs serait refusée, mais on sort là du champ des SCI patrimoniales.

Un réflexe qui ne coûte rien : faites les trois recherches avant de convoquer l'assemblée. Découvrir une marque antérieure une fois l'annonce publiée oblige à tout recommencer — nouvelle assemblée, nouvelle annonce, nouvelle formalité. Soit environ 425 € TTC jetés, plus trois semaines.

Générez vos PV et suivez vos formalités avec SCI-AI

Procès-verbal d'assemblée, statuts mis à jour, suivi des échéances et comptabilité de la SCI : tout est produit automatiquement à partir de vos données. Vous n'avez plus qu'à signer et déposer.


3. La décision de changer de nom : assemblée, majorité, procès-verbal

Le changement de dénomination modifie les statuts. C'est donc une décision collective des associés, jamais une décision du gérant. Le gérant convoque, prépare le projet de statuts, dépose la formalité — mais il ne peut pas rebaptiser la société de sa propre autorité, fût-il associé majoritaire. Une inscription modificative déposée sans décision collective est irrégulière, et le PV que le greffe vous demandera n'existera pas.

La majorité : l'unanimité est la règle par défaut

Si vous ne devez retenir qu'une chose de ce guide, prenez celle-ci. Les modèles de PV gratuits que l'on trouve en ligne transposent mécaniquement les règles de la SARL ou de la SAS, et se trompent. En société civile, l'article 1836 du Code civil pose une règle courte et exigeante : les statuts ne peuvent être modifiés, à défaut de clause contraire, que par accord unanime des associés. Il n'existe aucune majorité légale des deux tiers ou des trois quarts en société civile. Aucune. Un PV de SCI qui annonce une adoption « à la majorité des deux tiers » sans clause statutaire pour l'appuyer décrit une décision irrégulière.

La règle est toutefois supplétive : les statuts peuvent y déroger, et la plupart des statuts rédigés par un notaire ou un avocat le font, en prévoyant une majorité renforcée pour les décisions extraordinaires. D'où une méthode en trois temps, qui prend cinq minutes :

  1. Ouvrez vos statuts et lisez la clause intitulée « Décisions collectives », « Décisions extraordinaires » ou « Modification des statuts ».
  2. Si cette clause fixe une majorité (deux tiers des parts, trois quarts, majorité en nombre et en parts), c'est elle qui s'applique, à la lettre.
  3. Si elle est muette ou si vos statuts sont un modèle sommaire, c'est l'unanimité de l'article 1836 qui joue. Sans exception.

Le second alinéa du même article vaut d'être connu, même s'il ne joue pas ici : en aucun cas les engagements d'un associé ne peuvent être augmentés sans le consentement de celui-ci. Rebaptiser la société n'augmente les engagements de personne, la protection reste donc théorique dans notre hypothèse. Elle rappelle simplement qu'en société civile, certaines décisions exigent l'accord individuel de chacun, quoi qu'en disent les statuts.

Situation Majorité applicable
Statuts muets sur les décisions extraordinairesUnanimité (art. 1836 al. 1 C. civ.)
Clause « majorité des trois quarts des parts »Trois quarts des parts
Clause « majorité des deux tiers des parts »Deux tiers des parts
Clause renvoyant à « la majorité prévue pour les SARL »Clause à faire relire : renvoi ambigu, source de contentieux

Convoquer, ou se passer d'assemblée

Deux chemins mènent à la décision. Le second, plus rapide, reste étonnamment peu utilisé.

La voie classique : l'assemblée générale extraordinaire. Le gérant convoque les associés. La convocation obéit à l'article 40 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : les associés sont convoqués quinze jours au moins avant la réunion de l'assemblée, par lettre recommandée, et l'ordre du jour doit être indiqué de telle sorte que le contenu et la portée des questions inscrites apparaissent clairement sans qu'il y ait lieu de se reporter à d'autres documents ; le texte des résolutions proposées est tenu à disposition au siège.

Retenez bien le sens de cette règle, car il est régulièrement inversé en ligne : le texte ne réserve aucune clause statutaire contraire, et la Cour de cassation, en chambre mixte, a consacré son caractère impératif (Cass. ch. mixte, 16 décembre 2005, n° 04-10.986, qui précise au passage que le délai court à compter de l'envoi de la lettre recommandée, non de sa réception). Vos statuts peuvent donc être plus protecteurs — délai plus long, formalisme renforcé, convocation doublée par courriel — mais jamais plus souples. Une clause qui ramènerait le délai à huit jours ou remplacerait la lettre recommandée par un simple message est inopposable, et la délibération prise sur cette base est fragile. Relisez vos statuts avant d'envoyer quoi que ce soit, et respectez le plancher légal quoi qu'ils disent.

Une convocation irrégulière n'entraîne pas pour autant une nullité automatique, et il faut le dire avec précision. Dès l'arrêt de 2005, la nullité suppose que l'associé demandeur démontre un grief. Surtout, depuis l'entrée en vigueur, le 1er octobre 2025, de l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 réformant le régime des nullités en droit des sociétés, l'article 1844-12-1 du Code civil soumet l'annulation d'une décision sociale à un « triple test » cumulatif : le demandeur doit établir un grief résultant de l'atteinte à l'intérêt que protège la règle violée, l'irrégularité doit avoir eu une influence sur le sens de la décision, et les conséquences de la nullité pour l'intérêt social ne doivent pas être excessives. Autrement dit : convoquer de travers n'annule pas mécaniquement l'assemblée, mais cela offre à l'associé mécontent un moyen tout prêt et un procès dont vous vous passeriez volontiers. Une réserve s'impose toutefois sur ce triple test : le texte est récent, il n'a pas encore reçu d'application jurisprudentielle et sa portée exacte est discutée en doctrine. Maniez-le au conditionnel, comme un régime en cours d'installation, et non comme une grille dont l'issue serait prévisible. Le déroulement complet d'une assemblée est détaillé dans notre guide de l'assemblée générale de SCI.

La voie rapide : l'acte de décision unanime. L'article 1854 du Code civil admet que les décisions résultent du consentement de tous les associés exprimé dans un acte. Traduction : si vos deux ou trois associés sont d'accord autour de la table du dimanche, vous rédigez un acte que chacun signe, et cet acte vaut décision collective. Pas de convocation, pas de réunion, pas de feuille de présence, quinze jours gagnés. L'article 46 du décret n° 78-704 en fixe les modalités ; il peut être sous seing privé ou notarié, et les greffes l'acceptent sans difficulté. C'est la voie naturelle d'une SCI familiale. Une seule vigilance, mais elle est absolue : il faut la signature de tous, sans exception, et le consentement doit ressortir d'un véritable acte. La Cour de cassation refuse de le déduire d'un autre document, même signé par l'ensemble des associés — une déclaration fiscale, typiquement, ne vaut pas décision.

La trame du procès-verbal

Le procès-verbal est la pièce que le greffe lit vraiment. Voici la trame à reprendre, à ajuster selon la rédaction de vos statuts.

[DÉNOMINATION ACTUELLE] — Société civile immobilière au capital de [montant] €

Siège social : [adresse] — [SIREN] RCS [ville]

PROCÈS-VERBAL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DU [date]

L'an deux mille vingt-six, le [date], à [heure], les associés de la société se sont réunis en assemblée générale extraordinaire au siège social, sur convocation du gérant adressée le [date].

Sont présents ou représentés : [nom, prénom, nombre de parts de chaque associé] — soit [X] parts sur les [Y] composant le capital social.

L'assemblée est présidée par [nom], gérant. Le président rappelle que l'assemblée est appelée à délibérer sur l'ordre du jour suivant : changement de la dénomination sociale ; modification corrélative de l'article [n°] des statuts ; pouvoirs pour l'accomplissement des formalités.

PREMIÈRE RÉSOLUTION — Changement de dénomination sociale

L'assemblée générale décide de modifier la dénomination sociale de la société, qui devient : [NOUVELLE DÉNOMINATION], à compter de ce jour.

Cette résolution est adoptée [à l'unanimité des associés / à la majorité de X parts sur Y, conformément à l'article [n°] des statuts].

DEUXIÈME RÉSOLUTION — Modification des statuts

En conséquence de la résolution qui précède, l'assemblée décide de modifier l'article [n°] des statuts, désormais rédigé comme suit : « La société a pour dénomination : [NOUVELLE DÉNOMINATION]. Dans tous les actes et documents émanant de la société, cette dénomination doit être précédée ou suivie des mots "société civile" et de l'énonciation du capital social. » Le reste de l'article demeure inchangé.

TROISIÈME RÉSOLUTION — Pouvoirs

L'assemblée donne tous pouvoirs au gérant, ou à tout mandataire de son choix, à l'effet d'accomplir les formalités de publicité et de dépôt prévues par la loi.

Plus rien n'étant à l'ordre du jour, la séance est levée à [heure]. De tout ce que dessus, il a été dressé le présent procès-verbal, signé par [les associés / le président et le secrétaire].

Trois détails font capoter les dossiers, toujours les mêmes. Le PV doit être daté et signé : un PV non signé revient du greffe à tous les coups. Il doit énoncer expressément la majorité obtenue, et cette majorité doit correspondre à celle qu'exigent les statuts que vous déposez à côté. Rangez-le enfin dans le registre des décisions, avec les autres PV — c'est la mémoire juridique de la SCI, et le jour où un notaire vous demandera de reconstituer quinze ans d'assemblées avant une vente, vous serez content de l'avoir tenu. Sur ce sujet, voyez nos guides documents à conserver et archivage numérique.

Les statuts mis à jour

Le PV ne suffit pas. Le greffe attend un jeu complet de statuts refondus intégrant la nouvelle dénomination, pas un avenant d'une page. On repart donc du fichier existant, on réécrit l'article « Dénomination » — puis, et c'est là que ça coince, toutes les autres occurrences du nom dans le corps du texte : en-tête, pied de page, clause de signature, parfois l'article sur le siège social. Le gérant les certifie conformes en apposant la mention « Statuts mis à jour au [date], certifiés conformes par le gérant », sa signature et la date. Notre guide des statuts de SCI détaille la structure attendue clause par clause.


4. La publicité : l'annonce légale de changement de dénomination

La décision est prise ; il faut maintenant la rendre publique. C'est la publicité qui rend le nouveau nom opposable aux tiers. Sans elle, votre SCI continue de s'appeler comme avant aux yeux de la terre entière — banquier et notaire compris, qui ne lisent que le registre.

Où publier

Dans un support habilité à recevoir les annonces légales du département du siège social — journal papier (JAL) ou service de presse en ligne habilité (SHAL, parfois nommé SPEL). Pour une société civile, l'obligation elle-même figure à l'article 24 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, qui impose de publier par voie d'avis, dans un support habilité, toute modification rendant caduc l'avis de constitution — l'avis reprend les mentions de l'article 22, le numéro d'immatriculation, les références de la première publication et les modifications intervenues. Depuis le 1er janvier 2020 (loi PACTE et décret n° 2019-1216 du 21 novembre 2019), le papier et le numérique ont strictement la même valeur légale : passez par un support en ligne, l'attestation de parution tombe souvent dans l'heure et vous enchaînez sur la formalité le jour même. Retenez surtout le critère géographique, mal compris : c'est le département du siège social qui commande. Ni celui du domicile du gérant, ni celui de l'immeuble. Notre guide dédié à l'annonce légale de SCI détaille le choix du support et le fonctionnement de l'attestation.

Les mentions obligatoires de l'avis

L'avis tient en six lignes, mais chacune compte : il doit identifier la société sans ambiguïté avant et après le changement.

[ANCIENNE DÉNOMINATION]

Société civile immobilière au capital de [montant] €

Siège social : [adresse complète]

[SIREN] RCS [ville du greffe]

Avis de constitution publié dans [titre du journal], le [date], n° [numéro] à [lieu de publication] — publication au BODACC du [date].

Aux termes d'une assemblée générale extraordinaire en date du [date], les associés ont décidé de modifier la dénomination sociale de la société, ancienne mention : [ANCIENNE DÉNOMINATION] — nouvelle mention : [NOUVELLE DÉNOMINATION], et de modifier en conséquence l'article [n°] des statuts.

Mention sera faite au RCS de [ville du greffe].

La deuxième ligne surprend souvent, et elle est pourtant exigée par le texte : l'article 24 impose de reprendre le titre, la date, le numéro et le lieu de publication du journal dans lequel a été inséré l'avis de constitution (celui de l'article 22), ainsi que la date du numéro du BODACC où la publication de l'article 23 a été faite, et de reproduire l'ancienne mention à côté de la nouvelle. Dans les faits, les supports habilités acceptent presque toujours un avis allégé qui se contente d'identifier la société et de confronter ancien et nouveau nom, et les greffes ne s'en émeuvent pas. Mais si vous disposez encore de votre avis de constitution, autant coller au texte : cela ne coûte rien, le tarif étant forfaitaire, et cela ferme la porte à une observation.

Une coquille sur une mention essentielle — SIREN, ancienne dénomination, date de l'assemblée — vous vaudra un avis rectificatif, à vos frais, avant que le greffe ne valide quoi que ce soit. Relisez l'avis ligne à ligne, le procès-verbal posé à côté. Une date qui diverge d'un seul jour entre les deux documents suffit à faire rejeter le dossier.

Le tarif 2026 : un forfait, mais pas celui de la constitution

Un raccourci circule partout, y compris chez des professionnels. Le forfait de 191 € HT que vous avez payé à la création vise uniquement l'avis de constitution d'une société civile. Il n'a rien à voir avec notre modification.

L'arrêté du 19 novembre 2025 (JO du 28 décembre 2025), qui modifie l'arrêté du 19 novembre 2021 et fixe les tarifs applicables depuis le 1er janvier 2026, classe le changement de dénomination parmi les annonces forfaitisées, à un tarif distinct. Le forfait vise expressément les avis de changement de dénomination des sociétés commerciales (art. R210-9 du Code de commerce) et des sociétés civiles (art. 24 du décret du 3 juillet 1978) :

Annonce Tarif 2026 (annexes I à VI) Mode
Changement de dénomination199 € HT (≈ 238,80 € TTC)Forfait
Changement de gérant109 € HTForfait
Modification du capital ou de l'objet136 € HTForfait
Avis de constitution d'une société civile191 € HTForfait
Annonce regroupant plusieurs modifications0,185 à 0,239 € HT le caractère selon la zoneAu caractère

Tarifs fixés par l'article 3 de l'arrêté du 19 novembre 2021, modifié par l'arrêté du 19 novembre 2025 (JO du 28 décembre 2025), applicables depuis le 1er janvier 2026 (revalorisation de 0,97 % par rapport à 2025). Ces forfaits valent pour les annexes I à VI, c'est-à-dire la métropole ainsi que la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Les départements de l'annexe VII (La Réunion et Mayotte) relèvent de tarifs majorés : 229 € HT pour le changement de dénomination, 223 € HT pour l'avis de constitution d'une SCI. Le tarif au caractère varie de 0,185 à 0,239 € HT selon les sept zones départementales définies par les annexes I à VII de l'arrêté.

Tirez-en deux enseignements très concrets. Le forfait est réglementé et s'impose à tous les supports : un prestataire qui vous annonce 320 € pour une simple annonce de changement de nom y a glissé des prestations annexes, et vous pouvez le lui dire. Second point, moins connu : si vous groupez le changement de nom avec un transfert de siège ou un changement d'objet dans une seule et même annonce, celle-ci sort du forfait et repasse à la tarification au caractère. L'arrêté le prévoit expressément — les annonces portant sur plus d'une des modifications forfaitisées sont tarifées au caractère. Selon la longueur du texte, la facture peut monter. Faites chiffrer les deux options par le support avant de valider ; cela prend un mail.


5. La formalité de changement de nom au guichet unique de l'INPI

L'attestation de parution en main, il reste une étape — la seule qui fasse réellement changer de nom votre SCI aux yeux du registre. Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités d'entreprise passent par le guichet unique électronique tenu par l'INPI, qui a remplacé les centres de formalités des entreprises. Plus de dépôt papier au greffe, plus de CFE de chambre de commerce, plus de liasse à envoyer en trois exemplaires : un dépôt en ligne, à partir duquel l'INPI répartit lui-même le dossier vers le greffe compétent, l'INSEE et l'administration fiscale. Notre guide du guichet unique INPI pour une SCI décrit l'interface écran par écran.

Le parcours de dépôt

  1. Connexion au portail des formalités des entreprises avec votre compte INPI (le même que celui utilisé à la création, s'il existe).
  2. Choix de la formalité : « Modification » d'une entreprise, puis identification de la SCI par son SIREN.
  3. Sélection de l'objet : cocher la modification relative à la dénomination sociale — et uniquement celle-là si vous ne changez rien d'autre. Une formalité mal typée est le premier motif de rejet.
  4. Saisie de la nouvelle dénomination et de la date d'effet, qui est celle de la décision collective.
  5. Dépôt des pièces justificatives (voir ci-dessous).
  6. Paiement en ligne puis validation. Vous recevez un accusé de dépôt, puis, après contrôle du greffe, la notification de l'inscription modificative.

Les pièces à joindre

Pièce Forme attendue
Procès-verbal de l'AGE (ou acte de décision unanime)Copie signée, certifiée conforme par le gérant
Statuts mis à jourJeu complet refondu, certifié conforme par le gérant, daté
Attestation de parution de l'annonce légalePDF délivré par le support habilité
Pouvoir, le cas échéantSi la formalité est déposée par un mandataire et non par le gérant

Coût et délai de la formalité

La formalité modificative revient à environ 186 € TTC pour un changement de dénomination de société civile. Le détail mérite d'être posé, car la plupart des sites s'arrêtent à la première ligne — et oublient au passage la TVA, ce qui fait que leur addition ne tombe jamais juste. L'inscription modificative coûte 42,26 € HT d'émoluments de greffe, auxquels s'ajoutent 8,45 € de TVA (20 % sur ces émoluments), 5,90 € reversés à l'INPI au titre du registre national des entreprises et 116 € d'insertion au BODACC, soit 172,61 € TTC. Mais un changement de nom impose aussi de déposer deux actes — le procès-verbal certifié conforme et les statuts refondus —, ce qui déclenche l'émolument de dépôt d'actes, de 13,16 € TTC. Les greffes affichent donc, pour un changement de dénomination de société civile, un règlement à joindre de 185,77 € TTC (172,61 + 13,16), montant publié notamment par le greffe du tribunal des activités économiques de Paris. Précision utile, parce qu'on lit souvent le contraire : le tarif du greffier n'est pas libre. Il est réglementé au niveau national par les articles R743-140 et suivants du Code de commerce et fixé par l'arrêté du 25 février 2026, en vigueur depuis le 1er mars 2026. Si vous voyez ailleurs un montant légèrement différent — le greffe de Versailles publie 188,81 € TTC —, ce n'est pas une liberté tarifaire locale : les émoluments sont les mêmes partout. Seul diffère le détail des lignes annexes retenues dans l'état de frais publié par chaque greffe, à commencer par le dépôt d'actes, affiché à 13,53 € à Versailles. Vous réglez le tout en une fois, par carte, au moment du dépôt. Le barème étant révisé périodiquement, fiez-vous au montant affiché à l'écran de paiement.

Côté délai : quelques jours ouvrés dans le meilleur des cas, deux à trois semaines si le greffe est chargé. Un dossier propre passe vite, c'est la seule variable sur laquelle vous ayez la main. À l'issue, vous récupérez un nouvel extrait Kbis au nouveau nom, le RNE et le répertoire SIRENE se mettant à jour tout seuls dans la foulée.

Les blocages les plus fréquents

  • Une divergence de date entre le PV, l'annonce légale et le formulaire. Les trois doivent mentionner exactement la même date de décision.
  • Des statuts non certifiés conformes ou fournis sous forme d'avenant au lieu d'un jeu refondu.
  • Une majorité incohérente : un PV qui indique une majorité inférieure à celle qu'exigent les statuts déposés déclenche une observation du greffe.
  • L'attestation de parution manquante, ou remplacée par la simple facture du support, qui n'a pas la même valeur.
  • Une occurrence de l'ancien nom oubliée dans les statuts refondus, souvent en en-tête ou dans la clause de signature.

En cas d'observation du greffe, vous recevez une notification vous invitant à régulariser dans un délai imparti, sans repayer la formalité. Répondez vite : au-delà, le dossier est rejeté et il faut tout redéposer, cette fois à vos frais.


6. L'après : la check-list de tout ce qui porte l'ancien nom

L'inscription est faite, le Kbis est arrivé. Juridiquement, l'affaire est close. Pratiquement, elle démarre. Votre SCI a semé son ancien nom dans une bonne quinzaine d'endroits, et chacun est un point de friction en puissance.

Ce qui ne change surtout pas

Commençons par la bonne nouvelle, celle qui vous évitera des démarches inutiles et quelques conversations pénibles au téléphone. Le changement de dénomination n'affecte ni l'identité juridique de la société, ni ses engagements. Restent intacts :

Élément Effet du changement de nom
SIREN et SIRETInchangés
Numéro de TVA intracommunautaireInchangé (construit sur le SIREN)
Personnalité morale et date de créationInchangées
Baux en cours, dépôts de garantieSe poursuivent sans avenant
Contrats de prêt et garanties (hypothèque, caution)Restent valables, même emprunteur
Titres de propriété des immeublesInchangés, la propriétaire est la même
IBAN du compte bancaireInchangé (seul l'intitulé change)
Régime fiscal, exercice comptable, capitalInchangés
Répartition des parts entre associésInchangée

Gardez cette formule sous le coude : c'est la même personne qui a changé de nom, pas une nouvelle personne. Vous la ressortirez plusieurs fois, face à des interlocuteurs qui vous demanderont de bonne foi de « refaire » un contrat qui n'a nul besoin de l'être.

La check-list, par ordre d'urgence

Interlocuteur Ce qu'il faut faire Si vous oubliez
BanqueTransmettre Kbis + statuts + PV ; faire changer l'intitulé du compte, les chéquiers, les accès en ligneVirements de loyers rejetés pour discordance de bénéficiaire
Organisme prêteurInformer par écrit, transmettre le nouveau Kbis ; avenant seulement si la banque l'exigeCourriers et échéanciers au mauvais nom, dossier incohérent lors d'une renégociation
LocatairesCourrier d'information : nouveau nom, mêmes coordonnées bancaires, mêmes échéancesContestation de quittances émises à un nom inconnu au registre
Assureur (PNO, GLI, MRH)Demander un avenant de changement de dénomination sur chaque contratDiscussion sur la qualité d'assuré au moment d'un sinistre
Syndic de copropriétéNotifier le changement pour la mise à jour de la liste des copropriétaires et des appels de fondsConvocations d'AG et appels de charges envoyés à l'ancien nom
Impôts (espace professionnel)Vérifier la mise à jour automatique après l'inscription modificative ; corriger si besoinDéclarations déposées sous une dénomination périmée
Registre des bénéficiaires effectifsVérifier que la fiche est à jour (les BE eux-mêmes ne changent pas)Registre incohérent lors d'un contrôle de vigilance
Notaire habituelTransmettre Kbis et statuts pour ses dossiers en coursBlocage d'un acte de vente ou d'acquisition
Fournisseurs et prestatairesÉnergie, eau, entreprise d'entretien, ascensoriste, plateforme de gestion locativeFactures au mauvais nom, justificatifs fragilisés
Documents commerciauxPapier à en-tête, quittances, factures, modèles de bail, mentions légalesDocuments non conformes à l'art. R123-237 C. com.
Boîte aux lettres et signalétiqueÉtiquette au siège, interphone, panneau d'immeuble le cas échéantCourriers recommandés retournés « destinataire inconnu »
Site web et e-mailsMentions légales, signatures, éventuel nom de domaineIncohérence publique entre le site et le registre

Les trois points qui posent réellement problème

La banque, en premier. Maillon le plus sensible, à traiter dans les jours qui suivent la réception du Kbis. Tant que le compte reste ouvert sous l'ancien intitulé, un locataire qui vire son loyer à « SCI [nouveau nom] » risque un rejet pour discordance entre le libellé et le titulaire — et vous voilà à courir après 850 € un 8 du mois. L'IBAN, lui, ne bouge pas : écrivez-le noir sur blanc dans votre courrier aux locataires, sinon certains modifieront leur virement permanent de leur propre initiative, ce qui crée l'incident que vous vouliez éviter. Sur l'ouverture et la gestion du compte, voyez notre guide du compte bancaire de SCI.

Le prêt immobilier, ensuite. C'est la question qui revient le plus souvent, et l'inquiétude est infondée : le crédit n'est ni remis en cause, ni renégocié, ni exigible par anticipation. L'emprunteur est la même personne morale, point. Aucun avenant n'est obligatoire en principe. Informez malgré tout la banque par écrit, avec le nouveau Kbis en pièce jointe : certains contrats stipulent une obligation d'information à la charge de l'emprunteur, et un dossier de crédit incohérent devient un caillou dans la chaussure le jour où vous demandez un nouveau financement ou renégociez le taux. Les inscriptions hypothécaires restent valables sans nouvelle formalité, la débitrice étant identique ; signalez simplement le changement à votre notaire pour la cohérence des états qu'il sollicitera.

Les locataires, enfin. Un bail en cours ne se refait pas : le bailleur n'a pas changé, seul son nom a changé. Pas de nouvelle signature, pas d'avenant, pas de dépôt de garantie restitué puis reversé — cette dernière idée circule et coûte des heures à ceux qui la suivent. Envoyez en revanche un courrier de dix lignes : nouveau nom, IBAN inchangé, loyer inchangé, échéances inchangées. Puis éditez les quittances suivantes au nouveau nom. Pour les baux à signer après le changement, utilisez évidemment un modèle à jour : notre modèle de bail pour SCI vous fait gagner du temps. Et si votre bien est en copropriété, la notification au syndic évite que les appels de fonds continuent d'arriver au nom d'une société qui n'existe plus au registre.

Un mot sur les obligations d'identification, souvent négligées par les SCI qui se croient hors du champ. L'article R123-237 du Code de commerce impose à toute personne immatriculée au registre du commerce et des sociétés — une SCI l'est — de faire figurer sur ses factures, notes de commande, tarifs, documents publicitaires, correspondances et récépissés le numéro unique d'identification (SIREN), la mention « RCS » suivie du nom de la ville du greffe et le lieu du siège social ; les mêmes mentions doivent figurer sur son site internet. Le manquement est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Aucune de ces trois mentions ne bouge avec le changement de nom : c'est la dénomination affichée à côté d'elles qu'il faut corriger, sur chaque modèle de document. Anticipez également l'entrée en vigueur progressive de la facturation électronique, dont les référentiels s'alimentent des données d'immatriculation : une dénomination périmée dans vos outils crée des rejets.

Côté fisc, la dénomination remonte toute seule de l'inscription modificative vers le répertoire SIRENE, puis vers les services fiscaux. Rien à faire, donc — mais connectez-vous quand même à votre espace professionnel impots.gouv dans les semaines qui suivent pour le constater de vos yeux, avant de déposer votre prochaine déclaration. Enfin, le registre des bénéficiaires effectifs ne suppose pas une nouvelle déclaration du seul fait du changement de nom, puisque l'identité des bénéficiaires n'est pas affectée : profitez seulement de l'occasion pour contrôler que les informations déclarées correspondent toujours à la réalité.


7. Combien coûte un changement de dénomination, et en combien de temps

Le budget complet, tout compris, pour une SCI qui rédige elle-même son procès-verbal et ses statuts refondus.

Poste Montant 2026 Caractère
Annonce légale de changement de dénomination199 € HT (≈ 238,80 € TTC)Obligatoire
Formalité modificative au guichet unique (inscription modificative 42,26 € HT + TVA 8,45 € + RNE 5,90 € + BODACC 116 € = 172,61 € TTC, + dépôt des deux actes 13,16 €)≈ 185,77 € TTCObligatoire
Rédaction du PV et des statuts0 € en autonomieFacultatif
Honoraires (avocat, expert-comptable, plateforme)150 à 600 € HT selon le prestataireFacultatif
Recherche d'antériorité INPI0 € (base gratuite)Vivement conseillée
Dépôt éventuel du nom comme marque190 € pour une classe (+ 40 € par classe supplémentaire)Rarement utile pour une SCI patrimoniale
Total en autonomie≈ 425 € TTC (238,80 + 185,77)
Total avec accompagnement605 à 1 145 € TTC

Montants vérifiés pour 2026 : forfait d'annonce légale fixé par l'arrêté du 19 novembre 2025 ; tarif du greffe réglementé au niveau national par les articles R743-140 et suivants du Code de commerce et l'arrêté du 25 février 2026, en vigueur depuis le 1er mars 2026, relevé sur le barème officiel publié par formalites.entreprises.gouv.fr et sur les états de frais publiés par les greffes pour un changement de dénomination de société civile (185,77 € TTC au greffe du tribunal des activités économiques de Paris, dépôt des deux actes compris ; 188,81 € au greffe de Versailles, dont 13,53 € de dépôt d'actes). La Réunion et Mayotte relèvent d'un forfait d'annonce majoré (229 € HT). Le barème des greffes et du BODACC est révisé périodiquement : contrôlez le montant affiché au moment du paiement. Les honoraires sont libres et varient fortement d'un prestataire à l'autre.

Le calendrier réaliste

Étape Durée Jalon
Recherches de disponibilité1 heureJ-20
Convocation de l'AGE (si assemblée)15 jours au moins (minimum légal impératif, art. 40 du décret n° 78-704)J-15
Décision collective et signature du PVLe jour mêmeJ
Publication de l'annonce légale24 à 72 heuresJ+1 à J+3
Dépôt au guichet unique INPI30 minutesJ+3
Traitement par le greffe et nouveau KbisQuelques jours à 3 semainesJ+7 à J+25
Check-list de l'après (banque, baux, assurance…)2 à 6 semainesÀ partir du Kbis

Comptez donc, en voie classique, trois à six semaines entre l'envoi des convocations et l'arrivée du nouveau Kbis : c'est ce que dit le tableau ci-dessus, de J-15 à J+7 ou J+25. Le raccourci existe : si l'accord des associés est déjà acquis, passez par l'acte de décision unanime. Vous supprimez les quinze jours de convocation, et le nouveau nom est au registre en une dizaine de jours. Rapportée au coût annuel de fonctionnement d'une SCI, l'opération reste une dépense ponctuelle modeste. À condition de ne pas la payer deux fois faute d'avoir passé dix minutes sur la base marques.

Vos formalités et votre comptabilité au même endroit

SCI-AI produit vos procès-verbaux, tient la comptabilité de la SCI, génère la déclaration annuelle et la télétransmet. L'offre Autonomie est à 229 €/an, l'offre avec expert-comptable dédié à 349 €/an.


8. Écritures comptables : ces frais sont-ils déductibles ?

Personne ne se pose la question avant de payer. Elle mérite pourtant trente secondes : selon le régime fiscal de votre SCI, ces 425 euros sont intégralement déductibles… ou pas déductibles du tout. Il n'y a pas de position intermédiaire.

En SCI à l'impôt sur le revenu : non déductible en pratique

Tout part d'un principe que l'on n'intègre jamais assez : en revenus fonciers, les charges déductibles sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI. Ce n'est pas une liste d'exemples. Ce qui n'y figure pas n'est pas déductible, même si la dépense est réelle, payée par la SCI et parfaitement justifiée.

Où ranger, dès lors, une annonce légale et des frais de greffe ? Ils relèvent des frais d'administration et de gestion du e du 1° du I de l'article 31. Ce texte fixe les frais de gestion à un forfait de 20 € par local et par an, majoré — et seulement majoré — de trois catégories de dépenses déductibles pour leur montant réel : les rémunérations des gardes et concierges, les rémunérations, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion des immeubles, et les frais de procédure. Tout le reste est réputé couvert par le forfait.

Les frais de modification statutaire n'entrent dans aucune des trois catégories déductibles au réel. Ils retombent donc dans les « autres frais de gestion » absorbés par le forfait. Le résultat est net : vous ne déduisez pas 425 €, vous déduisez les 20 € par local que vous auriez déduits de toute manière, changement de nom ou pas. La doctrine administrative décrit précisément ce mécanisme au BOI-RFPI-BASE-20-10 : le § 210 énumère ce que recouvrent ces « autres frais de gestion » — frais de correspondance, de déplacement et de téléphone, matériels, outillages, mobiliers de bureau, équipements informatiques et logiciels, frais d'enregistrement des baux, dépenses de promotion et de publicité, cotisations —, le § 230 réserve la déduction au réel aux gardes et concierges, aux rémunérations et honoraires versés à un tiers pour la gestion des immeubles et aux frais de procédure, et le § 240 fixe la déduction forfaitaire à 20 € par local. Pour une SCI à l'IR, le changement de nom est donc un coût sec, à financer sur la trésorerie sociale ou par un apport en compte courant.

Le piège à éviter : ne « logez » pas ces 425 € dans une ligne de travaux ou d'honoraires de gestion pour les rendre déductibles. C'est typiquement ce qu'un vérificateur repère en croisant la déclaration avec l'annonce légale publiée — et la discussion ne porte alors plus sur 425 €, mais sur la sincérité de l'ensemble de votre déclaration. Le sujet des charges déductibles en SCI mérite d'être compris une bonne fois : la liste de l'article 31 est courte, et s'en écarter coûte plus cher que la déduction espérée.

En SCI à l'impôt sur les sociétés : intégralement déductible

À l'IS, la logique s'inverse complètement. La SCI détermine son résultat selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux (art. 209, I du CGI), et l'article 39, 1 du CGI rend déductible toute charge engagée dans l'intérêt de la société, justifiée et comptabilisée. Une annonce légale et une formalité de greffe cochent les trois cases sans débat possible : ce sont des charges externes de l'exercice, qui viennent en diminution du résultat imposable de l'année où elles sont engagées. Sur une SCI imposée à 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice, l'économie d'impôt tourne autour de 60 € — modeste, mais autant la prendre.

L'imputation comptable usuelle, à adapter à votre plan de comptes :

Dépense Compte à débiter Contrepartie
Annonce légale de modification6231 — Annonces et insertions512 Banque
Formalité au guichet unique (greffe, BODACC, INPI)6227 — Frais d'actes et de contentieux512 Banque
Honoraires de rédaction (avocat, expert-comptable)6226 — Honoraires512 Banque ou 401 Fournisseurs
TVA sur l'annonce et les honoraires44566 si la SCI est assujettie et déduit ; sinon en charge

Un mot sur la TVA, régulièrement mal traitée dans les écritures que nous reprenons. Une SCI de location nue à usage d'habitation réalise des opérations exonérées (article 261 D, 2° du CGI) : aucun droit à déduction, rien à récupérer, l'annonce lui coûte bien 238,80 € TTC et se comptabilise pour ce montant. Une SCI assujettie — parkings, locaux professionnels après option pour la TVA — déduit la TVA d'amont selon son coefficient de déduction. Le sujet est développé dans notre guide SCI et TVA.

Faut-il étaler ces frais ?

Non, et c'est même le contraire. Le plan comptable général retient la comptabilisation en charges comme méthode de référence (article 212-9 du PCG) : l'inscription à l'actif en frais d'établissement (compte 201) n'est qu'une option, et elle est réservée aux frais de constitution (2011), de premier établissement (2012) et d'augmentation de capital ou d'opérations diverses telles que fusions, scissions et transformations (2013). Un simple changement de nom n'entre dans aucune de ces trois subdivisions. Et quand bien même on voudrait l'y rattacher de force, l'opération n'aurait aucun sens : mobiliser une ligne d'actif pour 425 €, l'amortir sur cinq ans au maximum et retarder d'autant la déduction, pour un gain nul. Charge de l'exercice, point final. Si vous tenez votre comptabilité de SCI avec un logiciel, saisissez la facture en 6231, et passez à la suivante.

Le cas des SCI à l'IR qui tiennent une comptabilité d'engagement

Beaucoup de SCI à l'IR tiennent une comptabilité complète en partie double, par prudence ou parce que leur banque la réclame, alors que la loi ne l'impose pas. Ne mélangez pas les deux plans. La dépense se comptabilise bien en charge dans les comptes sociaux — c'est normal et souhaitable — mais elle est réintégrée fiscalement pour la détermination du revenu foncier déclaré sur la 2072. Comptabilité et fiscalité divergent ici, et cette divergence est parfaitement régulière. C'est même précisément ce que fait un logiciel correctement paramétré, sans que vous ayez à y penser.


9. Les cas particuliers de changement de dénomination

Ce qui précède couvre la très grande majorité des dossiers. Six configurations sortent du cadre et méritent chacune un réflexe particulier — parce qu'elles déplacent le calendrier, la facture, ou la nature même de la décision à prendre.

Le changement imposé par un titulaire de marque

La lettre recommandée arrive un mardi matin : votre dénomination reproduit une marque déposée, et son titulaire vous somme d'en changer sous quinzaine. Voici l'ordre dans lequel réagir.

Ne répondez pas dans l'émotion, mais ne laissez pas dormir la lettre. Faites vérifier deux points avant toute réponse. La marque est-elle réellement antérieure à votre immatriculation ? Couvre-t-elle des produits ou services créant un risque de confusion avec ce que fait votre SCI ? Une marque déposée pour des cosmétiques ne vous oblige à rien. Une marque de gestion immobilière ou d'hébergement, c'est une autre affaire. Troisième question, la plus souvent oubliée : faites-vous seulement un usage du signe « pour des produits ou des services » ? L'article L713-2 ne sanctionne que l'usage dans la vie des affaires pour désigner une offre ; la seule immatriculation d'une dénomination sociale n'en est pas un (CJUE, 11 septembre 2007, Céline, C-17/06). Une SCI patrimoniale qui se contente de détenir et de louer, sans exploiter son nom sur un marché, est en position bien plus solide qu'elle ne le croit à la lecture de la mise en demeure. Répondez toutefois en connaissance de cause : l'usage « pour des produits ou des services » est également caractérisé, sans que le signe soit apposé sur quoi que ce soit, dès lors qu'un lien s'établit entre le nom et l'offre commercialisée (Céline, point 21) — une enseigne, une annonce sur une plateforme de réservation ou une plaquette suffisent.

Si l'antériorité et l'usage sont établis, négociez le calendrier plutôt que le principe. Le titulaire peut agir sur le fondement de l'article L713-2 du Code de la propriété intellectuelle (l'article L713-3 étant réservé aux marques de renommée depuis l'ordonnance n° 2019-1169) et de l'article L716-4, ou, à défaut d'usage à titre de marque, sur celui de la concurrence déloyale (article 1240 du Code civil). L'issue d'un contentieux mal engagé est un changement forcé assorti de dommages-intérêts. Un accord amiable qui vous laisse trois à six mois pour organiser proprement la transition — assemblée, annonce, formalité, banque, baux — vaut mieux qu'une assignation.

Et cette fois, faites la recherche d'antériorité. Payer deux fois la procédure pour retomber sur une marque, cela se voit plus souvent qu'on ne l'imagine.

La SCI familiale qui prend le nom d'un enfant

Cas très fréquent au moment d'une transmission, et deux précautions s'imposent. Si l'enfant est mineur, rien n'empêche la SCI de porter son nom ; s'il est majeur, demandez-lui un accord écrit — deux lignes signées suffisent, et elles coupent court à toute contestation ultérieure. La seconde précaution est plus stratégique, et c'est celle que l'on oublie : le nom n'est pas le pouvoir. Rebaptiser la société « SCI Léa & Théo » ne donne à Léa et Théo aucune part, aucun droit de vote, aucune fonction de gérant. Si l'intention est de transmettre, c'est une donation de parts ou une modification de la gérance qu'il faut décider — le changement de nom n'en est que l'habillage. Nos guides SCI familiale et changer de gérant traitent ces deux volets.

Changer le nom en même temps que l'objet ou le siège

C'est possible, et souvent malin : une seule assemblée, un seul jeu de statuts refondus, une seule annonce légale, une seule formalité modificative. Vous économisez environ 186 € de formalité. Deux réserves, tout de même.

Le tarif de l'annonce, d'abord : dès qu'elle regroupe plusieurs modifications, elle quitte les forfaits pour la tarification au caractère, et la comparaison dépend entièrement de la longueur du texte. Demandez les deux devis au support, il les établit en quelques minutes. Le risque juridique, ensuite. Un changement d'objet social n'est jamais anodin pour une SCI : ce n'est pas la rédaction de l'objet qui déclenche l'IS, mais l'exercice effectif d'une activité commerciale, qui fait basculer la société à l'impôt sur les sociétés de plein droit en application du 2 de l'article 206 du CGI (avec une tolérance administrative lorsque les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales, BOI-IS-CHAMP-10-30). Ne noyez pas une décision de cette portée dans une résolution de changement de nom : traitez-la pour elle-même, chiffres à l'appui. Le transfert de siège est nettement plus neutre — sauf s'il vous fait changer de département, auquel cas le greffe compétent change aussi.

La SCI dormante ou en sommeil

Une SCI en sommeil conserve sa personnalité juridique : ses associés peuvent décider un changement de dénomination comme n'importe quelle autre société, même procédure, même coût. C'est même une étape logique avant une relance, quand l'ancien nom ne correspond plus au projet. Un point de vigilance toutefois. Si la société dort depuis quatre ou cinq ans, ouvrez son extrait avant de déposer et vérifiez le reste : gérant en fonction, adresse du siège, bénéficiaires effectifs. Un registre décalé sur ces éléments, et le greffe vous demandera de tout régulariser en même temps. Nos guides mise en sommeil et réactiver une SCI dormante détaillent cette remise à niveau.

La SCI qui a vendu le bien dont elle portait le nom

« SCI du 12 rue Victor Hugo » a vendu le 12 rue Victor Hugo et racheté deux lots à l'autre bout de la ville. Le nom est devenu trompeur sans être illégal : la dénomination n'a jamais eu à décrire l'actif détenu, et personne ne vous obligera à en changer. Reste que l'incohérence revient sur la table à chaque acte notarié et à chaque dossier bancaire. Autant saisir l'occasion pour basculer vers un nom neutre, qui a en prime le mérite de ne plus publier votre adresse.

Le changement de nom dans une SCI en conflit

Le cas le plus ingrat, et il faut le dire sans détour. Si les associés sont en désaccord et que les statuts imposent l'unanimité, le changement de nom est bloqué. Point. Aucun mécanisme légal ne permet de passer outre, et le juge ne se substituera pas aux associés pour rebaptiser une société — ce n'est pas son office. Il faut donc traiter le conflit lui-même, par la négociation, le rachat de parts ou le retrait, et revenir au nom une fois la question réglée. Notre guide sur la mésentente entre associés de SCI expose les options réelles.


10. Les 5 erreurs qui coûtent cher quand on change de nom

Cinq erreurs, toujours les mêmes, sur presque tous les dossiers de changement de dénomination qui passent entre nos mains. Aucune n'est compliquée à éviter. Chacune coûte pourtant une procédure à refaire, ou des semaines de friction avec la banque, les locataires ou le notaire.

Erreur 1 — Voter à la majorité quand les statuts imposent l'unanimité

La plus répandue et la plus grave, parce qu'elle fragilise toute la décision. L'article 1836 du Code civil impose l'unanimité à défaut de clause contraire : en société civile, il n'existe aucune majorité légale de repli sur laquelle se rabattre. Un PV qui annonce « adopté à la majorité des deux tiers » alors que les statuts sont muets décrit une décision irrégulière — le greffe peut la relever, et l'associé absent ce jour-là pourra la contester des mois plus tard. Le réflexe tient en une phrase : lire la clause des décisions extraordinaires avant d'envoyer les convocations.

Erreur 2 — Oublier l'annonce légale ou la formalité modificative

La décision d'assemblée produit ses effets entre associés, mais elle n'est pas opposable aux tiers tant que la publicité n'a pas été faite et que l'inscription modificative n'a pas été portée au registre. Votre Kbis continue donc d'afficher l'ancien nom, un notaire refusera de dresser un acte sous le nouveau, une banque bloquera l'ouverture d'un compte. Nous voyons régulièrement des SCI qui « ont changé de nom » il y a deux ans, PV signé à l'appui, sans que rien n'ait jamais été publié ni déposé. Le nouveau nom n'existe alors que dans un tiroir.

Erreur 3 — Croire que le SIREN ou les contrats changent

L'exact symétrique de la précédente, et elle fait perdre autant de temps. Non, il ne faut pas refaire les baux. Non, le dépôt de garantie ne doit pas être restitué puis reversé. Non, le prêt n'est pas remis en cause et l'hypothèque reste inscrite. Non, le numéro de TVA intracommunautaire ne change pas. La personne morale est la même ; seul son nom a changé. Quand un interlocuteur vous demande de « recréer » un contrat, il se trompe de bonne foi — le Kbis à la main, la conversation dure trois minutes.

Erreur 4 — Ne pas prévenir la banque prêteuse

Le prêt n'est pas menacé, on l'a dit. L'oubli produit néanmoins une série de désagréments : échéanciers et courriers au mauvais nom, discordance entre le libellé du compte et les virements de loyers, dossier bancal le jour où vous sollicitez un nouveau financement. Sans compter que certains contrats stipulent une obligation d'information à la charge de l'emprunteur. Un mail avec le nouveau Kbis et les statuts à jour en pièces jointes : dix minutes, et le sujet est clos.

Erreur 5 — Continuer d'émettre des quittances à l'ancien nom

La plus insidieuse, parce qu'elle ne se voit pas tout de suite. Une quittance éditée à l'ancien nom désigne un bailleur qui n'existe plus au registre. Le paiement reste valable, rassurez-vous. Mais le jour où le dossier part en impayé et qu'il faut produire douze mois de quittances devant le juge, l'incohérence donne prise à la contestation et brouille la piste comptable. Mettez à jour vos modèles de quittance, vos factures et vos mentions légales dès réception du Kbis — puis vérifiez que votre logiciel a bien répercuté le changement partout, y compris sur les documents déjà générés.


11. FAQ : changer la dénomination d'une SCI

Les questions qui reviennent le plus souvent, avec la réponse courte et le texte sur lequel elle s'appuie.

Faut-il l'unanimité des associés pour changer le nom d'une SCI ?

Par défaut oui : l'article 1836 du Code civil impose l'unanimité pour modifier les statuts, à défaut de clause contraire. Beaucoup de statuts de SCI prévoient une majorité renforcée pour les décisions extraordinaires, et c'est alors cette clause qui s'applique. Il n'existe en revanche aucune majorité légale des deux tiers ou des trois quarts en société civile, contrairement à la SARL ou à la SAS.

Le numéro SIREN change-t-il quand la SCI change de nom ?

Non. Le SIREN, le SIRET et le numéro de TVA intracommunautaire restent identiques : ils identifient la personne morale, pas son nom. Même date de création, même capital, mêmes associés, mêmes contrats. C'est précisément pour cela qu'aucun bail, aucun prêt et aucune hypothèque n'a besoin d'être refait.

Combien coûte un changement de dénomination de SCI en 2026 ?

Environ 425 € TTC en autonomie : l'annonce légale de changement de dénomination relève d'un forfait de 199 € HT (238,80 € TTC), fixé par l'arrêté du 19 novembre 2025 et applicable en métropole comme en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, et la formalité modificative au guichet unique revient à environ 186 € TTC (42,26 € HT d'émoluments d'inscription modificative, 8,45 € de TVA, 5,90 € au titre du RNE et 116 € de BODACC, soit 172,61 € TTC, plus 13,16 € de dépôt des deux actes — 185,77 € TTC affichés par le greffe). Comptez 150 à 600 € HT de plus si vous faites rédiger les actes.

Combien de temps prend la procédure ?

Deux à six semaines. Le délai de convocation de l'assemblée est le poste le plus long : quinze jours au moins avant la réunion, par lettre recommandée, minimum impératif de l'article 40 du décret n° 78-704 que les statuts ne peuvent que renforcer. Il disparaît si vous passez par un acte de décision unanime signé par tous les associés, auquel cas on descend à une dizaine de jours. L'annonce paraît sous 24 à 72 heures, et le greffe traite la formalité en quelques jours à trois semaines.

Faut-il refaire les baux en cours après un changement de nom ?

Non. Le bailleur reste la même personne morale : les baux se poursuivent sans avenant ni nouvelle signature, et le dépôt de garantie n'a pas à circuler. Informez simplement les locataires par courrier en précisant que le nom change mais que l'IBAN, le loyer et les échéances restent identiques, puis éditez les quittances suivantes au nouveau nom.

Faut-il un notaire pour changer la dénomination d'une SCI ?

Dans la quasi-totalité des cas, non : un procès-verbal et des statuts refondus sous seing privé suffisent. Le notaire redevient nécessaire si vos statuts d'origine sont notariés et imposent cette forme pour toute modification, ou si le changement de nom accompagne une opération qui exige elle-même l'acte authentique, comme un apport d'immeuble à la SCI.

Peut-on changer de nom sans tenir d'assemblée ?

Oui, lorsque tous les associés sont d'accord. L'article 1854 du Code civil admet que les décisions résultent du consentement de tous les associés exprimé dans un acte. On rédige alors un acte de décision unanime signé par chacun, qui remplace convocation, réunion et procès-verbal. C'est la voie la plus rapide dans une SCI familiale à deux ou trois associés.

Comment vérifier que le nouveau nom est libre ?

Trois recherches gratuites : la base marques de l'INPI pour écarter une antériorité (art. L712-1 CPI), le Registre national des entreprises sur data.inpi.fr pour repérer un homonyme, et un whois pour le nom de domaine si le nom a une visibilité en ligne. Un nom libre au registre peut parfaitement reproduire une marque déposée : les deux bases sont indépendantes.

Que faire si un titulaire de marque m'oblige à changer de nom ?

Prenez la mise en demeure au sérieux, mais vérifiez trois points avant de répondre : l'antériorité de la marque, le risque de confusion et, surtout, l'existence d'un usage du signe dans la vie des affaires, pour des produits ou des services — condition de l'article L713-2 du Code de la propriété intellectuelle qu'une SCI purement patrimoniale ne remplit pas nécessairement (CJUE, 11 septembre 2007, Céline, C-17/06). Si l'atteinte est caractérisée, mieux vaut négocier un délai de changement amiable qu'attendre une assignation (art. L716-4 CPI). Choisissez alors le nouveau nom en faisant, cette fois, la recherche d'antériorité.

Un associé qui part peut-il exiger que son nom soit retiré ?

Non, pas de plein droit. Depuis l'arrêt dit Bordas (Cass. com., 12 mars 1985, n° 84-17.163), le nom patronymique que son titulaire a consenti à insérer dans une dénomination sociale s'en détache et devient un objet de propriété incorporelle appartenant à la société. En pratique la question se règle à l'amiable, et il est plus sain d'acter le changement de nom dans le même accord que la cession de parts.

Faut-il prévenir la banque et l'organisme prêteur ?

Oui, sans tarder. La banque doit changer l'intitulé du compte, faute de quoi des virements de loyers libellés au nouveau nom peuvent être rejetés — l'IBAN, lui, ne bouge pas. Le prêt reste valable sans avenant puisque l'emprunteur est la même personne morale, mais transmettez le nouveau Kbis et les statuts à jour : certains contrats stipulent une obligation d'information.

Le numéro de TVA intracommunautaire change-t-il ?

Non : il est construit à partir du SIREN, qui reste identique. Une SCI assujettie — parkings, locaux professionnels après option — continue de déclarer sous le même numéro. Pensez seulement à corriger la dénomination sur vos factures, dont les mentions doivent identifier correctement l'émetteur.

Peut-on changer le nom et le siège (ou l'objet) en même temps ?

Oui, et cela économise une formalité de greffe : une seule assemblée, un seul jeu de statuts, une seule annonce, un seul dépôt. Deux réserves. L'annonce qui regroupe plusieurs modifications quitte le forfait et repart au caractère (0,185 à 0,239 € HT selon la zone en 2026). Et un changement d'objet mérite d'être décidé pour lui-même, à cause du risque de bascule à l'IS.

Les frais de changement de nom sont-ils déductibles ?

À l'IS, oui : ce sont des charges externes de l'exercice (annonce en 6231, formalité en 6227, honoraires en 6226), déductibles au titre de l'article 39, 1 du CGI. À l'IR, non : l'article 31 du CGI énumère limitativement les charges déductibles, et ces frais relèvent des « autres frais de gestion » énumérés au § 210 du BOI-RFPI-BASE-20-10 et couverts par le forfait de 20 € par local et par an du e du 1° du I (§ 240), quel que soit le montant réellement payé.

Faut-il refaire la déclaration des bénéficiaires effectifs ?

Non, pas du seul fait du changement de nom : l'identité des bénéficiaires effectifs n'est pas affectée, et la dénomination du registre est mise à jour par l'inscription modificative elle-même. Profitez néanmoins de la formalité pour vérifier que les informations déclarées sont exactes — une donation de parts ou un décès survenu depuis impose, lui, une actualisation.

Une SCI en sommeil peut-elle changer de nom ?

Oui : la mise en sommeil suspend l'activité, pas l'existence juridique. La procédure et le coût sont identiques. C'est souvent l'étape qui précède une réactivation. Vérifiez simplement, avant de déposer, que le registre est à jour sur les autres éléments (gérant, siège, bénéficiaires effectifs), sinon le greffe demandera de régulariser l'ensemble.

Que risque-t-on si on oublie l'annonce légale ou la formalité INPI ?

Le nouveau nom reste inopposable aux tiers : le registre et le Kbis continuent d'afficher l'ancienne dénomination. Un notaire refusera de dresser un acte au nom nouveau, une banque bloquera l'ouverture d'un compte, un locataire pourra contester une quittance libellée à un nom qui n'existe pas. La décision reste valable entre associés, mais elle ne produit aucun effet à l'extérieur.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les règles applicables dépendent de la rédaction exacte de vos statuts et de votre situation. En cas de doute, faites relire votre projet de procès-verbal avant de convoquer l'assemblée.

Générez vos PV et suivez vos formalités avec SCI-AI

Procès-verbaux d'assemblée prêts à signer, statuts à jour, rappels d'échéances, comptabilité de la SCI et déclaration annuelle télétransmise. Tout est produit à partir de vos données, sans ressaisie — à l'IR comme à l'IS.

FAQ

Questions fréquentes

Par défaut, oui. L'article 1836 du Code civil dispose que les statuts ne peuvent être modifiés, à défaut de clause contraire, que par accord unanime des associés. Beaucoup de statuts de SCI prévoient une majorité renforcée (deux tiers, trois quarts) pour les décisions extraordinaires : c'est alors cette clause qui s'applique. Ouvrez donc vos statuts avant de convoquer, car voter à une majorité que les statuts n'autorisent pas fragilise toute la décision.
Non. Le SIREN, le SIRET et le numéro de TVA intracommunautaire sont attachés à la personne morale, pas à son nom. La SCI reste rigoureusement la même société : même immatriculation, même date de création, même capital, mêmes associés. Seule l'identité affichée change, ce qui explique que tous les contrats en cours restent valables sans avenant.
Comptez environ 425 € TTC si vous rédigez vous-même le procès-verbal et les statuts. L'annonce légale de changement de dénomination relève d'un forfait de 199 € HT (soit 238,80 € TTC) fixé par l'arrêté du 19 novembre 2025, applicable en métropole comme en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane — seules La Réunion et Mayotte relèvent d'un tarif majoré de 229 € HT. La formalité modificative revient à environ 186 € TTC : 42,26 € HT d'émoluments d'inscription modificative, 8,45 € de TVA, 5,90 € au titre du RNE et 116 € d'insertion au BODACC, soit 172,61 € TTC, auxquels s'ajoute le dépôt des deux actes pour 13,16 €, d'où les 185,77 € TTC affichés par le greffe. Ajoutez 150 à 600 € HT si vous confiez la rédaction à un professionnel.
Deux à six semaines. En voie classique, le délai de convocation de quinze jours au moins de l'article 40 du décret n° 78-704 s'ajoute au traitement du greffe, ce qui donne trois à six semaines au total. L'annonce légale paraît en ligne sous 24 à 72 heures avec une attestation souvent délivrée le jour même, et le greffe traite la formalité en quelques jours à trois semaines. En passant par un acte de décision unanime signé par tous les associés, on descend à une dizaine de jours.
Non. Le bailleur reste la même personne morale : le bail continue sans avenant ni nouvelle signature, et le dépôt de garantie n'a pas à être restitué puis reversé. Informez simplement vos locataires par écrit du nouveau nom, en rappelant que ni le loyer, ni les coordonnées bancaires, ni les échéances ne changent, et éditez les quittances suivantes au nouveau nom.
Dans la quasi-totalité des cas, non. Un procès-verbal d'assemblée générale extraordinaire et des statuts mis à jour sous seing privé suffisent. Le notaire ne redevient nécessaire que si vos statuts d'origine ont été établis en la forme authentique et imposent cette forme pour toute modification, ou si le changement de nom accompagne une opération qui exige elle-même un acte notarié, comme un apport d'immeuble.
Oui, lorsque tous les associés sont d'accord. L'article 1854 du Code civil admet que les décisions résultent du consentement de tous les associés exprimé dans un acte. On rédige alors un acte de décision unanime signé par chacun, qui remplace la convocation, la réunion et le procès-verbal. C'est la voie la plus simple dans une SCI familiale à deux ou trois associés, à condition que la signature de tous soit réellement recueillie.
Trois recherches complémentaires, toutes gratuites. La base marques de l'INPI pour écarter une marque antérieure (art. L712-1 du Code de la propriété intellectuelle), le Registre national des entreprises sur data.inpi.fr pour repérer une société homonyme, et un service whois pour le nom de domaine si le nom a une visibilité commerciale. La disponibilité au registre ne garantit jamais l'absence de marque déposée : les deux bases sont indépendantes.
Prenez la mise en demeure au sérieux, mais vérifiez trois points avant de répondre : l'antériorité de la marque, le risque de confusion et, surtout, l'existence d'un usage du signe dans la vie des affaires pour des produits ou services — condition de l'article L713-2 du Code de la propriété intellectuelle, qu'une SCI purement patrimoniale ne remplit pas nécessairement (CJUE, 11 septembre 2007, Céline, C-17/06). Si l'atteinte est caractérisée, mieux vaut négocier un délai de changement amiable qu'attendre une assignation (art. L716-4 CPI). Choisissez alors le nouveau nom en faisant, cette fois, la recherche d'antériorité.
Oui, et rapidement. La banque doit mettre à jour l'intitulé du compte, les chéquiers et les documents contractuels, faute de quoi des virements de loyers libellés au nouveau nom peuvent être rejetés. L'IBAN, lui, ne change pas. Côté crédit, le prêt reste valable sans avenant puisque l'emprunteur est la même personne morale, mais transmettez le nouveau Kbis et les statuts à jour à votre chargé d'affaires pour garder un dossier cohérent.
Non. Le numéro de TVA intracommunautaire français est construit à partir du SIREN, qui ne bouge pas. Si votre SCI est assujettie, par exemple sur des parkings ou après une option pour la TVA sur des locaux professionnels, elle continue de déclarer sous le même numéro. Pensez seulement à corriger la dénomination sur vos factures, dont les mentions obligatoires doivent identifier correctement l'émetteur.
Oui, et c'est même recommandé quand les deux décisions sont mûres. Une seule assemblée, un seul jeu de statuts mis à jour, une seule annonce légale et une seule formalité modificative suffisent. Attention toutefois au tarif : une annonce qui regroupe plusieurs modifications sort du forfait et repart à la tarification au caractère, comprise entre 0,185 et 0,239 € HT le caractère selon la zone en 2026.
Cela dépend du régime. À l'IS, l'annonce légale et les frais de greffe sont des charges d'exploitation intégralement déductibles de l'exercice. À l'IR, la réponse est négative : l'article 31 du CGI énumère limitativement les charges déductibles des revenus fonciers, et ces frais relèvent des « autres frais de gestion » énumérés au § 210 du BOI-RFPI-BASE-20-10, retenus pour un forfait de 20 € par local et par an (§ 240), quel que soit le montant réellement payé.
Le changement de nom ne modifie pas l'identité des bénéficiaires effectifs et ne suppose donc pas, à lui seul, une nouvelle déclaration de leur part. La dénomination du registre est mise à jour par l'inscription modificative elle-même. Profitez néanmoins de la formalité pour vérifier que les informations déclarées sont toujours exactes : une donation de parts ou un décès survenu depuis la dernière déclaration impose, lui, une actualisation.
Oui. La mise en sommeil suspend l'activité, pas l'existence juridique de la société : les associés peuvent parfaitement décider un changement de dénomination et déposer la formalité correspondante. La procédure et le coût sont identiques à ceux d'une SCI en activité. C'est même une étape fréquente juste avant une réactivation, lorsque l'ancien nom ne correspond plus au projet que l'on veut relancer.
Le nouveau nom reste inopposable aux tiers : au registre, votre SCI continue de s'appeler comme avant, et le Kbis délivré porte l'ancienne dénomination. Concrètement, un notaire refusera de dresser un acte au nom nouveau, une banque bloquera l'ouverture d'un compte et un locataire pourra contester une quittance libellée à un nom qui n'existe pas au registre. La décision d'assemblée reste valable entre associés, mais elle ne produit aucun effet à l'extérieur.