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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Cession de parts de SCI : agrément, droits d'enregistrement et plus-value en 2026

Vous cédez vos parts de SCI — à un proche, à un investisseur — et un notaire vous a dit « 5 % de droits, plus la plus-value ». La phrase est juste, mais elle cache trois pièges qui font dérailler un dossier sur deux. D'abord l'agrément des associés, et 6 mois de blocage possibles. Ensuite le compte courant facturé à 5 % au lieu de 125 €. Enfin une plus-value à 36,2 % en IR ou 31,4 % en IS. Ce guide sci-ai.app vous montre quoi vérifier avant de signer.

Ce qui change pour vous en 2026. Si votre SCI est à l'IR, rien ne bouge : 36,2 % sur la plus-value, droits à 5 %, abattements pour durée de détention intacts. Si elle est à l'IS, la facture monte à 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique (PFU). Les prélèvements sociaux y passent à 18,6 %, sous l'effet de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026. Le piège est de calendrier : cette hausse frappe la plus-value de cession de parts dès l'imposition des revenus 2025, si bien qu'une cession signée en 2025 est déjà à 31,4 %. Nouveauté civile enfin : depuis le 27 juin 2026, l'acte de cession doit être notarié, contresigné par avocat ou rédigé par un expert-comptable habilité (art. 1865-1 C. civ.). Et dans les deux cas, l'abattement de 23 000 € qu'on vous citera ne s'applique pas en SCI patrimoniale — c'est l'erreur de cabinet la plus fréquente.

Ce guide couvre tout ce qu'il faut comprendre avant de signer : la procédure d'agrément (article 1861 du Code civil), la valorisation par actif net réévalué avec les trois décotes admises, le sort du compte courant d'associé. Puis le calcul des droits d'enregistrement et de la plus-value en IR ou en IS, le comparatif cession-donation pour un descendant, les cas particuliers (conjoint, divorce, succession) et les erreurs qui font tomber un dossier. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre le BOFiP au 03/10/2026 et la loi de finances 2026. Pour comprendre quand le régime IS vaut mieux que l'IR avant cession, voyez notre guide SCI IS ou IR : le comparatif complet.

À retenir en 30 secondes

  • Droits d'enregistrement à 5 % sur la valeur des parts d'une SCI patrimoniale (art. 726 I 2° CGI). Pas d'abattement de 23 000 € — il est réservé au taux à 3 % des sociétés non immobilières.
  • L'agrément des associés est requis à l'unanimité par défaut (art. 1861 C. civ.). Exception légale : cessions à ascendants ou descendants du cédant, libres sauf clause statutaire contraire.
  • Plus-value SCI IR : 36,2 % (19 % IR + 17,2 % PS), régime de l'article 150 UB CGI. Abattements pour durée de détention : exonération IR à 22 ans, exonération PS à 30 ans. PS maintenus à 17,2 % en 2026.
  • Plus-value SCI IS : PFU 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de PS). La hausse LFSS 2026 s'applique dès les cessions réalisées en 2025. Aucun abattement durée détention pour parts acquises depuis 2018. Régime art. 150-0 A CGI.
  • L'acte sous seing privé ordinaire est mort : depuis le 27 juin 2026, la cession doit être notariée, contresignée par avocat ou rédigée par un expert-comptable habilité, à peine de nullité (art. 1865-1 C. civ.).
  • Le compte courant d'associé suit son propre régime : il ne se transfère pas avec les parts sauf clause expresse. Le rachat de créance se fait au droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), pas à 5 %. Erreur classique : 3 875 € de droits indus sur 80 000 € de CCA mal qualifié.

Références légales mobilisées dans ce guide

Code civil : art. 931, 1321 à 1324, 1374, 1843-4, 1857, 1861, 1862, 1865, 1865-1, 1870, 2224
CGI : art. 150 U, 150 UB, 150 VC, 200 A, 200 B, 150-0 A, 150-0 D, 635-0 A, 635-1 7°, 680, 726, 746, 777, 779, 790 E, 1609 nonies G, 1727, 1728, 1729
Code de la sécurité sociale : art. L136-6, L136-7, L136-8
LPF : art. L. 64, L. 169
BOFiP : BOI-RFPI-SPI-10/20/40, BOI-RPPM-PVBMI, BOI-ENR-DMTOM-40-10-20, BOI-RFPI-TPVIE-20, BOI-PAT-IFI-20-30-20
Lois : LF 2024, LF 2026, LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025), loi n° 2026-534 du 25/06/2026
Jurisprudence : Cass. 3e civ. 6 déc. 2000 n° 99-11.332, Cass. com. 11 janv. 2017 n° 15-14.064, Cass. com. 9 fév. 2022 n° 19-22.861, Cass. com. 1er juin 2023 n° 21-15.918, Cass. 1ère civ. 27 sept. 2023 n° 22-15.146, CE 29 sept. 2023 n° 469788, Cass. 3e civ. 4 juil. 2024 n° 23-10.534, Cass. com. 11 fév. 2026 n° 24-18.103 et 24-19.661

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour de la loi de finances 2026, de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025), de la loi n° 2026-534 du 25/06/2026 et du BOFiP au 03/10/2026. La fiscalité dépend de votre situation individuelle. La valorisation des parts engage votre responsabilité face à l'administration — un prix dérisoire peut être requalifié en donation déguisée. Avant toute cession, faites valider votre dossier par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.


1. À quoi ressemble la procédure de cession de parts de SCI ?

Une SCI n'est pas une SARL. Ses parts ne se vendent pas en deux clics. Pour protéger l'intuitu personae — cette idée que les associés se choisissent — le Code civil a verrouillé le processus en cinq étapes.

Le premier réflexe avant de chercher un acheteur : relire vos statuts. Ils peuvent prévoir un agrément allégé, une priorité de rachat au profit des autres associés, ou des modalités d'évaluation. Si les statuts ne disent rien, le droit commun s'applique — et il est restrictif.

Les cinq étapes types d'une cession à un tiers

  1. Négociation et signature d'une promesse (ou d'un protocole sous condition suspensive d'agrément). Le cédant et l'acquéreur fixent le prix, les modalités, le sort du CCA.
  2. Notification du projet à la SCI et à chaque associé par lettre recommandée avec AR (article 1861 du Code civil), mentionnant l'identité de l'acquéreur, le prix et le nombre de parts cédées.
  3. Agrément ou refus dans les conditions des statuts (généralement à l'unanimité). À défaut de réponse dans 6 mois, l'agrément est réputé acquis. En cas de refus, les associés ou la SCI doivent racheter les parts à un prix fixé d'accord parties ou par expert (art. 1843-4 C. civ.).
  4. Signature de l'acte de cession, dans l'une des trois formes de l'article 1865-1 du Code civil, mentionnant explicitement la procédure d'agrément accomplie et le prix.
  5. Enregistrement au SIE dans le mois (art. 635 CGI), paiement des droits de 5 %, puis dépôt au greffe via le guichet unique INPI pour l'opposabilité aux tiers.

Concrètement : comptez deux à trois mois entre la négociation et la signature finale dans un dossier classique sans difficultés d'agrément. Six à huit mois si vous tombez sur un associé qui refuse et déclenche la procédure d'expertise. Et plus d'un an dans les dossiers de divorce ou de succession avec mésentente.

La procédure n'est pas optionnelle. La sanction d'une cession sans agrément valable est radicale : nullité totale, posée par l'article 1861 alinéa 4 du Code civil et confirmée par la jurisprudence constante depuis Cass. 3e civ. 6 décembre 2000 (n° 99-11.332, publié). Seules la société et les associés peuvent demander l'annulation, mais l'acte est attaquable même si l'acquéreur était de bonne foi. Comprendre exactement qui doit consentir, dans quel délai et selon quelles modalités est donc la première vraie question opérationnelle. C'est ce que pose, en trois principes, l'article 1861 du Code civil.


2. L'agrément des associés : qui doit dire oui (et dans quels délais) ?

L'article 1861 du Code civil est le texte central. Lisez-le une fois et tout s'éclaire. Voici les trois règles à retenir.

Première règle — l'unanimité par défaut. Sauf clause statutaire contraire, les parts ne peuvent être cédées qu'avec l'accord de tous les associés. C'est la règle la plus restrictive du droit des sociétés français. Pas la majorité, pas même la double majorité — l'unanimité. Un seul associé sur dix qui refuse, et la cession à un tiers est bloquée.

Deuxième règle — les statuts peuvent assouplir. Ils peuvent prévoir un agrément à la majorité simple, à la majorité qualifiée, par le seul gérant, ou même dispenser totalement d'agrément les cessions entre associés ou au conjoint. Avant toute cession, ouvrez vos statuts et cherchez la clause d'agrément. Si vous ne la trouvez pas, c'est l'unanimité.

Troisième règle — une seule exception légale. L'article 1861 alinéa 2 dispense d'agrément, sauf clause statutaire contraire, les cessions consenties par un associé à ses ascendants ou à ses descendants. Les statuts peuvent étendre cette dispense aux cessions entre associés et au conjoint, mais l'inverse n'est pas vrai : les statuts ne peuvent pas exiger l'agrément des descendants si la clause est silencieuse.

Le mécanisme de notification

Le projet de cession doit être notifié par le cédant, par tout moyen permettant d'apporter la preuve de la réception. En pratique, on utilise la lettre recommandée avec AR à chaque associé et à la SCI elle-même (à l'attention du gérant). La notification doit contenir l'identité précise du cessionnaire, le nombre de parts cédées et le prix.

Étape Délai Effet
Notification du projet Jour J Démarrage du délai d'agrément
Réponse des associés Délai statutaire ou 6 mois max Agrément exprès ou refus motivé
Silence des associés 6 mois (art. 1861 al. 3 C. civ.) Agrément réputé acquis
Refus d'agrément 6 mois pour racheter Rachat associés/SCI ou expertise (art. 1843-4)
Aucune offre de rachat Après 6 mois Agrément réputé acquis sauf dissolution

Prenez un cas concret. Vous notifiez votre projet le 1er février 2027 ; personne ne répond. L'agrément est juridiquement acquis le 1er août 2027 et vous pouvez signer l'acte avec votre acquéreur sans crainte. Sauf qu'en pratique, mieux vaut décrocher un accord exprès — un courrier signé par chaque associé. Le silence de six mois ne se prouve qu'a posteriori, en cas de contentieux.

Jurisprudence — Cass. 3e civ., 4 juillet 2024, n° 23-10.534 : l'exigence d'un écrit pour la cession (article 1865 du Code civil) n'est pas une condition de validité de la cession elle-même. Le contrat se forme par l'échange des consentements ; les règles communes de preuve s'appliquent. Un commencement de preuve par écrit, complété par le comportement des parties, peut suffire à établir l'existence d'une cession orale. Cet arrêt est antérieur à l'article 1865-1 du Code civil, qui ajoute depuis le 27 juin 2026 une exigence de forme sanctionnée par la nullité (voir la section 10). Ne signez jamais une cession « sur la confiance ».

L'agrément accompli, reste à fixer le prix. C'est là que se joue la majorité des contentieux familiaux et fiscaux. Trop bas, vous risquez la requalification en donation déguisée. Trop haut, vous payez plus de droits d'enregistrement et plus de plus-value. La méthode existe — encore faut-il la connaître.


3. Comment évaluer le prix des parts ? La méthode ANR avec décotes

Question plus piégeuse qu'elle n'en a l'air. Le prix des parts est libre — c'est le principe contractuel — mais l'administration peut le remettre en cause s'il est manifestement dérisoire ou abusivement élevé. La sanction : redressement sur la base d'une valeur reconstituée, plus intérêts de retard, plus pénalité de 40 % en cas de manquement délibéré (art. 1729 CGI). Voire 80 % en cas d'abus de droit, c'est-à-dire de montage à but exclusivement fiscal (art. L. 64 LPF).

Pour une SCI patrimoniale, une seule méthode s'impose vraiment : l'actif net réévalué.

L'actif net réévalué (ANR), méthode principale

Le calcul est simple en apparence. On part de la valeur vénale de l'immeuble — celle qu'il aurait sur le marché au jour de la cession, déterminée par expertise ou par référence à des transactions comparables. On retranche les dettes de la SCI : capital restant dû du prêt bancaire, fournisseurs impayés, impôts à payer, comptes courants d'associés à rembourser. On ajoute la trésorerie disponible. Le résultat est divisé par le nombre total de parts.

Jurisprudence — Cass. com. 9 février 2022, n° 19-22.861 : la Cour valide officiellement la méthode pondérée (valeur de productivité + valeur patrimoniale + actif net) et la décote de 15 % pour caractère commercial d'un bail. C'est la première fois que la Cour de cassation fixe explicitement un taux. Décote complémentaire de 20 % validée par CA Montpellier 7 novembre 2023 (n° 23/01048) cumulant clause d'agrément 10 % et occupation par usufruitiers 10 %.

Poste Montant
Valeur vénale de l'immeuble + 600 000 €
Trésorerie + 15 000 €
Capital restant dû du prêt − 220 000 €
Compte courant d'associé du cédant − 40 000 €
Charges à payer (taxe foncière, fournisseurs) − 5 000 €
Actif net réévalué (ANR) = 350 000 €
Valeur d'une part (1 000 parts au capital) 350 € par part

Concrètement : chaque part vaut 350 €. Cédez la moitié des 1 000 parts, la valeur brute ressort à 175 000 €.

Les trois décotes admises par la jurisprudence

L'ANR brut n'est qu'un point de départ. La doctrine fiscale (BOFiP BOI-PAT-IFI-20-30-20, mis à jour le 5 juin 2024) et la jurisprudence civile et commerciale admettent trois décotes successives sur cette valeur brute.

Décote d'illiquidité (10 à 20 % sur l'ANR brut). Les parts de SCI ne se vendent pas du jour au lendemain comme une action cotée. Il faut trouver un acheteur, obtenir l'agrément, signer. Cette difficulté justifie une décote d'illiquidité, généralement de 10 à 20 % selon la liquidité réelle (taille du marché, attractivité du bien, taille de la SCI). Position admise par le BOFiP BOI-PAT-IFI-20-30-20 et validée par Cass. com. 9 février 2022 (n° 19-22.861) qui a retenu 15 % dans un cas comparable.

Décote de minorité (10 à 15 % sur l'ANR brut). Détenir 30 % des parts ne donne pas les mêmes droits que d'en détenir 60 %. Un minoritaire ne bloque pas une AG ordinaire à 50 %, et ne décide ni de la vente du bien ni de la distribution. Cette infériorité économique justifie une décote, applicable lorsque le paquet cédé reste minoritaire après la cession. CA Montpellier 7 novembre 2023 (n° 23/01048) a validé 20 % cumulés (10 % agrément + 10 % occupation).

Décote pour fiscalité latente en SCI à l'IS (5 à 10 % de l'ANR). Si la SCI est à l'IS et détient un bien à forte plus-value latente, le cessionnaire qui achète les parts hérite indirectement de la facture d'IS qui frappera la SCI le jour où elle revendra l'immeuble. Calcul rigoureux : (valeur vénale du bien − valeur nette comptable) × 25 % d'IS, actualisé à la durée probable de détention. En pratique, les cabinets retiennent un forfait de 7 % de l'ANR comme dans le cas Stéphane ci-dessous.

Cas pratique — Julien & Anne, couple cadres à Paris, cession à un tiers

Le contexte : Julien (47 ans, directeur financier) et Anne (44 ans, médecin libérale) détiennent ensemble 60 % d'une SCI patrimoniale à l'IR (ANR brut 700 000 €) qu'ils ont créée avec deux amis en 2014. Ils déménagent à Bruxelles et décident de vendre leur paquet à un investisseur tiers qui souhaite intégrer la SCI. Les statuts ne prévoient rien de particulier ; l'agrément à l'unanimité est requis.

Le calcul du prix :

  • ANR brut total : 700 000 €
  • Quote-part de Julien & Anne (60 %) : 420 000 €
  • Décote d'illiquidité 15 % : − 63 000 €
  • Pas de décote de minorité (ils cèdent un bloc majoritaire au cessionnaire)
  • Pas de décote fiscalité latente (SCI IR, pas d'IS sur la PV de la SCI)
  • Prix de cession retenu : 357 000 € (510 € par part sur 700 parts cédées)

Le risque s'ils avaient cédé à 250 000 € : écart de 107 000 € avec la valeur reconstituée. L'administration aurait pu requalifier en donation déguisée à l'investisseur ou redresser sur la base de la valeur vénale, plus pénalité 40 % minimum (art. 1729 CGI). Coût d'un redressement : 5 350 € de droits (107 000 € × 5 %), plus 2 140 € de pénalité à 40 %, soit 7 490 € pour avoir voulu en économiser 5 350. Mauvais arbitrage.

Une fois le prix fixé, reste à gérer un point que la moitié des actes oublient : le compte courant d'associé. Il a sa propre vie, son propre régime, et sa propre facture.


4. Le sort du compte courant d'associé : le piège ignoré par 9 dossiers sur 10

Lisez attentivement vos actes de cession passés ou ceux qu'on vous propose. Sur dix dossiers que je relis chaque mois pour des clients, neuf oublient ou traitent mal le compte courant d'associé. Le problème : la cession des parts n'emporte PAS automatiquement transfert du CCA. Ce sont deux opérations juridiques et fiscales distinctes, qui doivent être traitées séparément dans l'acte.

Pourquoi le CCA est juridiquement distinct des parts

Le compte courant d'associé est une créance personnelle de l'associé contre la SCI. Quand vous avez avancé 80 000 € à votre SCI pour qu'elle achète l'immeuble, vous n'avez pas augmenté le capital — vous avez prêté à la société. Cette créance est inscrite au passif du bilan en compte 455, et la SCI vous la doit. Elle n'a aucun lien avec vos parts sociales, inscrites au capital.

Jurisprudence — Cass. com. 11 janvier 2017, n° 15-14.064 et Cass. 1ère civ. 27 septembre 2023, n° 22-15.146 : la cession de parts n'emporte jamais cession automatique du compte courant d'associé. Sans clause expresse dans l'acte, le cédant reste créancier de la société et conserve le droit d'en exiger le remboursement. Le cessionnaire ne peut pas être condamné à rembourser le CCA à la place de la SCI. Conséquence pratique : la clause sur le sort du CCA est indispensable dans tout acte de cession sérieux.

Quand vous cédez vos parts, vous transférez la propriété de la fraction du capital. Mais votre créance contre la SCI reste à vous, sauf si vous la cédez expressément dans l'acte. Notre guide complet sur le compte courant d'associé en SCI détaille le fonctionnement et la fiscalité du CCA en dehors de la cession.

Trois montages pour gérer le CCA à la cession

Option 1 — Remboursement préalable par la SCI au cédant. Si la SCI a la trésorerie, elle rembourse le CCA au cédant avant la signature de l'acte. Avantage : simplicité juridique et fiscale (pas de droits sur le remboursement, qui est juste la restitution d'un prêt). Inconvénient : la SCI doit avoir la liquidité, ce qui est rare quand le CCA dépasse quelques milliers d'euros.

Option 2 — Cession concomitante du CCA au cessionnaire. Dans le même acte que la cession des parts, le cédant cède aussi sa créance de CCA au cessionnaire, qui devient à son tour créancier de la SCI. Cette cession de créance est régie par les articles 1321 à 1324 du Code civil (écrit à peine de nullité, art. 1322 ; opposabilité au débiteur par notification, art. 1324) et soumise au droit fixe des actes innomés : 125 € (art. 680 CGI), pas au taux de 5 %. Il faut isoler ce poste dans l'acte, sous une clause distincte intitulée « cession de créance de compte courant d'associé », avec le montant nominal cédé et les éventuels intérêts courus.

Option 3 — Maintien du CCA chez le cédant. Le cédant conserve sa créance contre la SCI et sort de la société uniquement en tant qu'associé. La SCI lui doit toujours le solde du CCA, qui sera remboursé selon un échéancier négocié (en général, par étalement sur 2 à 5 ans). Solution utile quand la SCI n'a pas de trésorerie immédiate et que le cessionnaire ne veut pas racheter la créance.

L'erreur classique et son coût

L'erreur typique : intégrer le CCA dans le prix global des parts. Vous vendez vos parts 230 000 € en disant « ça inclut mes 80 000 € de CCA ». L'administration regarde l'acte, voit un prix unique de 230 000 € pour des parts, et applique 5 % sur l'ensemble. Vous payez 11 500 € de droits, alors que vous auriez dû payer 5 % × 150 000 € (parts) + 125 € (créance), soit 7 625 € au total.

Le coût exact de l'erreur : 3 875 € sur 80 000 € de CCA mal qualifié (80 000 € × 5 % − 125 €). Sur une cession à 230 000 €, c'est 1,7 % du prix perdu pour un détail rédactionnel. La règle d'or : isolez toujours le CCA dans une clause séparée de l'acte, et faites-le enregistrer comme cession de créance distincte.

BOFiP — BOI-ENR-DMTOM-40-10-20 : la doctrine administrative confirme que la cession d'une créance de compte courant d'associé est soumise au droit fixe de l'article 680 CGI (125 €), à la condition expresse qu'elle soit identifiée comme telle dans l'acte. À défaut d'identification, l'administration peut requalifier l'ensemble en cession de droits sociaux et appliquer le taux de 5 %. La précision rédactionnelle de l'acte est donc déterminante.

La mention obligatoire de la loi de finances pour 2024

Le III, B, 3° de l'article 726 du CGI ajoute une mention à faire figurer dans l'acte. Elle porte sur les dettes que la société a contractées auprès du cédant et que le cessionnaire a acquittées, ou s'engage à acquitter, directement ou indirectement, avec leur montant le cas échéant. C'est votre compte courant d'associé qui est visé.

Lisez bien ce que ce texte fait, et ce qu'il ne fait pas. C'est une obligation de mention, destinée à donner à l'administration de quoi contrôler le prix. Ce n'est pas une réintégration d'assiette : l'assiette des 5 % reste la valeur nette des parts, et le passif social s'en déduit, emprunt bancaire comme compte courant d'associé (art. 726, II). L'assiette dérogatoire propre aux sociétés à prépondérance immobilière, qui limitait cette déduction, a été supprimée fin 2014. Vous la trouverez encore citée en ligne : elle n'est plus le droit applicable.

Le CCA bien traité, on entre dans la facture proprement dite : les droits d'enregistrement à 5 %. Là encore, un piège attend ceux qui lisent trop vite l'article 726 du CGI.


5. Les droits d'enregistrement : 5 % et un abattement de 23 000 € piégeux

L'article 726 du Code général des impôts est le texte de référence. Il prévoit trois taux distincts selon le type de société et la nature de son actif. La nuance compte, car une lecture rapide fait perdre plusieurs milliers d'euros.

Type de société Taux Abattement
Actions cotées 0,1 % Aucun
Parts SARL / SAS non immobilière 3 % 23 000 € × (parts cédées / capital total) — art. 726 I 1° bis A
Parts SCI patrimoniale (PMPI — personne morale à prépondérance immobilière) 5 % Aucun

Le piège de l'abattement de 23 000 €

Beaucoup de guides en ligne mentionnent l'abattement de 23 000 € comme s'il s'appliquait à toutes les cessions de parts. C'est faux. L'article 726 I 1° bis A du CGI réserve cet abattement aux parts sociales soumises au taux de 3 % — c'est-à-dire aux SARL, EURL et SAS non à prépondérance immobilière. Les SCI patrimoniales relèvent du taux de 5 % de l'article 726 I 2°, qui ne prévoit aucun abattement.

La logique fiscale : une SCI dont l'actif est composé pour plus de 50 % de sa valeur réelle par des immeubles, appréciée au cours de l'année précédant la cession, est qualifiée de personne morale à prépondérance immobilière (PMPI). Sa cession de parts est assimilée fiscalement à une cession d'immeuble — ce qui justifie le taux à 5 % et l'absence d'abattement. Une SCI qui détiendrait majoritairement des valeurs mobilières (cas rare) sortirait de cette catégorie et passerait au taux de 3 %.

Jurisprudence — CE 8e-3e ch. 29 septembre 2023, n° 469788 : seuls les immeubles affectés aux moyens permanents d'exploitation sont exclus du ratio de prépondérance immobilière. Les immeubles loués à des tiers — qui sont l'objet même de l'activité d'une SCI patrimoniale — entrent au numérateur. Une SCI qui loue ses biens reste donc à prépondérance immobilière, et la cession de ses parts reste à 5 %.

Cas pratique — Stéphane, président SAS, cession de 30 % de parts SCI à l'IS

Le contexte : Stéphane (52 ans, président d'une SAS lyonnaise dans le secteur tech) détient 100 % d'une SCI à l'IS qu'il a constituée en 2019 pour porter le local de bureaux de son entreprise. Une levée de fonds le pousse à céder 30 % des parts de la SCI à l'un de ses investisseurs, qui devient ainsi propriétaire indirect d'une fraction du local. ANR brut de la SCI : 1 200 000 €.

Le calcul du prix et des droits :

  • ANR brut : 1 200 000 €
  • Quote-part 30 % : 360 000 €
  • Décote d'illiquidité 15 % : − 54 000 €
  • Décote de minorité 10 % (paquet < 50 %) : − 36 000 €
  • Décote fiscalité latente IS (forfait 7 %) : − 25 200 €
  • Prix de cession : 244 800 €
  • Droits d'enregistrement 5 % (sans abattement, SCI patrimoniale) : 12 240 € à la charge du cessionnaire

Concrètement : sans la décote de fiscalité latente IS, le prix aurait été 270 000 € et les droits 13 500 €. La maîtrise des décotes économise 1 260 € de droits sur cet exemple. Sur un dossier à 800 000 €, l'écart peut atteindre 4 000 à 6 000 €.

Les droits payés au SIE, reste la question qui inquiète le plus le cédant : combien va coûter ma plus-value ? La réponse change radicalement selon le régime fiscal de la SCI.


6. Quelle plus-value en SCI à l'IR ? Le régime de l'article 150 UB CGI

Si votre SCI est restée au régime de droit commun — l'impôt sur le revenu — la cession de vos parts relève d'un régime spécifique : celui des plus-values immobilières des particuliers, et non celui des plus-values sur valeurs mobilières. L'article 150 UB du CGI le prévoit explicitement pour les sociétés à prépondérance immobilière relevant des articles 8 à 8 ter (régime IR translucide).

Le calcul de la plus-value brute

Plus-value brute = prix de cession − prix d'acquisition des parts − frais d'acquisition (notaire, droits d'enregistrement payés lors de l'achat). Si vous avez créé la SCI et libéré les parts à leur valeur nominale, le prix d'acquisition est le montant de votre apport initial au capital. Si vous avez racheté les parts d'un associé sortant, c'est ce que vous avez payé à l'époque.

Attention : les frais d'acquisition supportés lors de l'achat des parts sont déductibles pour leur montant réel justifié uniquement : le forfait de 7,5 % de l'article 150 VB du CGI est réservé aux cessions directes d'immeubles et ne s'applique pas aux cessions de parts. Les apports en compte courant ne sont pas des frais d'acquisition de parts — ils restent une créance personnelle.

Les abattements pour durée de détention

C'est le cadeau du régime IR. Plus vous gardez vos parts longtemps, moins vous payez. Le barème de l'article 150 VC du CGI prévoit deux échelles distinctes : une pour l'impôt sur le revenu, une pour les prélèvements sociaux.

Durée de détention Abattement IR Abattement PS
0 à 5 ans 0 % 0 %
6 à 21 ans 6 % par an 1,65 % par an
22e année (la dernière) + 4 % → 100 % + 1,60 %
23 à 30 ans 100 % 9 % par an
30 ans et plus 100 % 100 % (exonération PS)

Les taux applicables en 2026

Sur la plus-value nette d'abattements, deux prélèvements se cumulent : 19 % d'impôt sur le revenu (taux forfaitaire de l'art. 200 B CGI) et 17,2 % de prélèvements sociaux. Point essentiel pour 2026 : les PS restent à 17,2 % sur les plus-values immobilières, malgré la hausse à 18,6 % introduite par la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Cette hausse ne concerne que les revenus mobiliers et les plus-values mobilières — les cessions de parts SCI IR relèvent du régime immobilier et échappent donc à la majoration.

Total marginal théorique : 36,2 %. À quoi s'ajoute une surtaxe progressive de 2 à 6 % si la plus-value imposable, après abattements pour durée de détention, dépasse 50 000 € (article 1609 nonies G du CGI). Elle vise aussi les cessions de parts de société à prépondérance immobilière, ou SPI (BOFiP BOI-RFPI-TPVIE-20). C'est la PV imposable IR qui sert d'assiette, pas la PV brute.

Le barème exact, souvent oublié : 2 % de 50 001 à 100 000 €, 3 % de 100 001 à 150 000 €, 4 % de 150 001 à 200 000 €, 5 % de 200 001 à 250 000 €, 6 % au-delà de 250 000 €. La surtaxe frappe l'intégralité de la plus-value imposable dès qu'on franchit le seuil de 50 000 €, avec un mécanisme de lissage à l'entrée de chaque tranche (art. 1609 nonies G II CGI).

Cas pratique — Karim, expatrié à Singapour, cession à son frère après 12 ans

Le contexte : Karim (42 ans, finance à Singapour) détient 50 % d'une SCI familiale créée en 2014 avec son frère pour acquérir un immeuble locatif à Marseille (300 000 € à l'époque, dont 50 000 € d'apport et 250 000 € de prêt). En 2026, il décide de céder sa moitié à son frère, devenu seul gérant et porteur du projet. La SCI est restée à l'IR. Valeur vénale actuelle de l'immeuble : 480 000 €. Prêt résiduel : 110 000 €.

Le calcul de la plus-value :

  • ANR brut : 480 000 € − 110 000 € = 370 000 €
  • Quote-part Karim 50 % : 185 000 €
  • Décote illiquidité 10 % (cession intra-familiale, marché restreint) : − 18 500 €
  • Prix de cession : 166 500 €
  • Prix d'acquisition des parts (apport initial 25 000 €, frais réels justifiés uniquement) : 25 000 €
  • Plus-value brute : 166 500 € − 25 000 € = 141 500 €

Application des abattements (12 ans de détention) :

  • Abattement IR : 7 années pleines × 6 % = 42 %, soit − 59 430 €
  • Plus-value imposable IR : 82 070 €
  • IR à 19 % : 15 593 €
  • Abattement PS : 7 années pleines × 1,65 % = 11,55 %, soit − 16 343 €
  • Plus-value imposable PS : 125 157 €
  • PS à 17,2 % : 21 527 €
  • Surtaxe (PV > 50 000 €) à 2 % sur 82 070 € : 1 641 €
  • Total impôt cédant : 38 761 €

Le résultat : sur une plus-value brute de 141 500 €, Karim paie 38 761 € d'impôt, soit un taux effectif de 27,4 % — bien moins que le 36,2 % brut grâce à l'abattement de 12 ans de détention. Sa quote-part nette après impôt : 166 500 € − 38 761 € = 127 739 €. Côté frère cessionnaire : il paie en plus 5 % de droits d'enregistrement sur 166 500 €, soit 8 325 €. Coût fiscal global de l'opération : 47 086 €, soit 28 % du prix de cession.

Déclaration obligatoire : le cédant doit déposer le formulaire 2048-M (CERFA n° 12358) au SIE dans le mois suivant la cession, accompagné du paiement. La plus-value est ensuite reportée sur la déclaration de revenus 2042-C de l'année (case 3VZ). En cas d'expatriation, des règles particulières s'appliquent — la plupart des conventions fiscales attribuent l'imposition à la France, lieu de situation de l'immeuble.

Si la SCI a opté pour l'IS, oubliez tout ce qui précède. Vous changez de monde fiscal — et la facture aussi.


7. Quelle plus-value en SCI à l'IS ? Le PFU à 31,4 %

Bascule complète de régime à l'IS. Vos parts ne sont plus considérées comme des « droits dans une société à prépondérance immobilière relevant des articles 8 à 8 ter » — elles deviennent des valeurs mobilières au sens de l'article 150-0 A du CGI. Vous quittez le régime des plus-values immobilières pour entrer dans celui des plus-values mobilières.

Le PFU à 31,4 % et son piège de calendrier

Depuis 2018, les plus-values sur cession de titres sont imposées au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8 % d'impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté ces derniers de 17,2 % à 18,6 %, en augmentant la CSG de 9,2 % à 10,6 %. Le PFU applicable à votre cession est donc de 31,4 %.

Et ne vous trompez pas d'année. Le II de l'article 12 de cette loi fixe deux dates, pas une. Les revenus précomptés à la source — dividendes de SCI à l'IS, intérêts de compte courant — ne passent à 18,6 % que pour les sommes versées à compter du 1er janvier 2026 (art. L136-7 du code de la sécurité sociale). Votre plus-value de cession de parts, elle, n'est pas précomptée : c'est un revenu du patrimoine recouvré par voie de rôle, qui relève de l'article L136-6. Pour cette catégorie, la hausse joue dès l'imposition des revenus de l'année 2025.

Autrement dit, une cession de parts de SCI à l'IS signée en 2025 est déjà taxée à 31,4 %, et non à 30 %. La lecture inverse traîne partout : elle coûte 1,4 point, soit 420 € sur une plus-value de 30 000 €. Le régime IR, lui, reste à 17,2 % : voir la section 6.

Vous pouvez opter pour l'imposition au barème progressif de l'IR (article 200 A 2° CGI), s'il y a intérêt. Cette option est globale, annuelle et irrévocable — elle s'applique à tous les revenus mobiliers du foyer fiscal. Pour une plus-value isolée d'un foyer dont la tranche marginale d'imposition (TMI) est de 30 % ou 41 %, le PFU reste presque toujours plus avantageux.

Pas d'abattement durée de détention (ou presque)

Le régime mobilier ne récompense pas la durée de détention. Plus de barème 6-21 ans, plus d'exonération à 22 ans. Vous payez 31,4 % que vous gardiez vos parts 3 ans ou 30 ans.

Une seule exception, et elle se referme : les abattements de l'article 150-0 D 1 ter du CGI restent applicables si les parts ont été acquises avant le 1er janvier 2018 ET si vous optez pour le barème progressif. Le barème prévoit alors un abattement de 50 % pour une détention de 2 à 8 ans, et 65 % au-delà de 8 ans. Pour les parts acquises depuis 2018, soit la grande majorité, aucun abattement.

Cas pratique — Sophie, héritière de parts SCI IS, cession à l'un de ses cousins

Le contexte : Sophie (38 ans, graphiste freelance) hérite en 2024 de 40 % des parts d'une SCI à l'IS détenue par sa mère. La SCI avait été constituée en 2019 et avait opté pour l'IS dès sa création. À la succession, les parts de Sophie ont été valorisées 220 000 €. En 2026, l'un de ses cousins, qui détient lui-même 30 % de la SCI, lui propose de racheter sa quote-part pour 250 000 €.

Le calcul de la plus-value mobilière :

  • Prix de cession : 250 000 €
  • Prix d'acquisition (valeur déclarée à la succession 2024) : 220 000 €
  • Plus-value brute : 30 000 €
  • Pas d'abattement durée de détention (parts acquises en 2024, après 2018, et Sophie reste sur le PFU par défaut)
  • Plus-value imposable : 30 000 €
  • IR au PFU 12,8 % : 3 840 €
  • Prélèvements sociaux 18,6 % : 5 580 €
  • Total impôt cédant : 9 420 € (taux effectif 31,4 %)

Au bilan : Sophie nette 240 580 € sur sa cession à 250 000 €. Le cousin cessionnaire paie en plus 5 % de droits d'enregistrement, soit 12 500 €, sur la valeur des parts. La plus-value latente sur l'immeuble n'est pas imposée à la cession des parts : elle reste dans la SCI et sera taxée à l'IS le jour où la société revendra le bien. D'où la décote de fiscalité latente de la section 3.

Déclaration obligatoire : en régime IS, le cédant déclare la plus-value sur le formulaire 2074 (CERFA n° 11905), à joindre à la déclaration de revenus 2042 de l'année. La banque ou le teneur de compte ne préremplit jamais cette plus-value (les parts de SCI ne sont pas inscrites en compte-titres) — c'est au cédant de la calculer et de la déclarer. Erreur fréquente : oublier la déclaration en pensant que le notaire ou l'expert-comptable s'en occupe.

Reste un cas particulier où la fiscalité s'efface : la transmission à un descendant. Là, le calcul change radicalement, et la cession devient souvent un mauvais réflexe.


8. Cession ou donation : que choisir pour transmettre à un descendant ?

Beaucoup de parents pensent d'instinct à vendre leurs parts à leurs enfants. C'est presque toujours une erreur fiscale. La donation gagne sur trois fronts : abattement de 100 000 € par parent et par enfant, purge de la plus-value latente, et zéro droit d'enregistrement à 5 %.

L'abattement de 100 000 € tous les 15 ans

L'article 779 I du CGI permet à chaque parent de donner 100 000 € à chaque enfant en franchise totale de droits de donation, abattement renouvelable tous les 15 ans. Un couple avec deux enfants peut donc transmettre 4 × 100 000 € = 400 000 € sans payer un centime, et recommencer en 2041. Sur deux générations de donations échelonnées, c'est 800 000 € qui passent en franchise totale.

Au-delà de l'abattement, le barème progressif des droits de donation en ligne directe (article 777 CGI) reste modéré sur les premières tranches. Le tarif s'étage ainsi : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 % jusqu'à 902 838 €, 40 % jusqu'à 1 805 677 €, puis 45 % au-delà. Comparez avec la cession : 5 % de droits d'enregistrement plus 36,2 % de plus-value en SCI IR. La donation reste plus avantageuse dans la plupart des cas.

La purge de la plus-value latente

Avantage stratégique majeur de la donation : le donataire reçoit les parts à la valeur déclarée à la donation, qui devient son nouveau prix d'acquisition. Si vos parts valent aujourd'hui 200 000 € après avoir été acquises 80 000 €, vous portez une plus-value latente de 120 000 €. La donation à votre enfant à la valeur de 200 000 € « purge » cette plus-value : si l'enfant revend les parts demain pour 200 000 €, sa plus-value est nulle.

En cession, la même opération se paie deux fois : votre enfant acquitte 5 % de droits sur 200 000 €, soit 10 000 €, et vous êtes taxé sur les 120 000 € de plus-value. En donation, et jusqu'à 100 000 € par parent et par enfant, c'est 0 €. Le rapport reste favorable bien au-delà de l'abattement.

Cas pratique — Bernard et Claudine, transmettre à leurs deux enfants

Le contexte : Bernard (68 ans, retraité cadre) et Claudine (65 ans, retraitée cadre supérieure) détiennent à parts égales une SCI patrimoniale à l'IR créée en 2008. ANR brut actuel : 600 000 € (immeuble parisien 580 000 € − prêt résiduel 0 € + trésorerie 20 000 €). Prix d'acquisition initial des parts : 80 000 € chacun. Ils veulent transmettre la SCI à leurs deux enfants, Marie et Thomas, en parts égales (25 % chacun aux enfants, les parents conservant 50 % à deux).

Scénario A — Cession à 50 % de la valeur

  • Prix de cession : 50 % de 600 000 € = 300 000 €
  • Plus-value brute Bernard et Claudine : 300 000 € − 80 000 € = 220 000 €
  • Abattements 18 ans de détention : IR 78 %, PS 21,45 %
  • Plus-value IR : 220 000 × 22 % = 48 400 €, à 19 % = 9 196 €
  • Plus-value PS : 220 000 × 78,55 % = 172 810 €, à 17,2 % = 29 723 €
  • Pas de surtaxe (PV imposable IR de 48 400 € sous le seuil de 50 000 € de l'art. 1609 nonies G CGI)
  • Sous-total impôt cédants : 38 919 €
  • Droits d'enregistrement à la charge des enfants : 300 000 × 5 % = 15 000 €
  • Coût fiscal total cession : 53 919 €

Scénario B — Donation des mêmes 50 %

  • Valeur déclarée : 300 000 €
  • Quote-part de chaque enfant : 150 000 €
  • Abattement par parent et par enfant : 100 000 €
  • Chaque enfant reçoit 75 000 € de chaque parent (150 000 € / 2). Inférieur à l'abattement de 100 000 € → droits de donation = 0
  • Coût fiscal de la donation : 0 € (hors frais notaire ~ 2 500-4 500 €)
  • Plus-value purgée : les enfants reprennent les parts à 300 000 €. Si revente future à ce prix, plus-value nulle.
  • Coût fiscal total donation : 0 € (vs 53 919 € en cession)

Verdict : la donation économise 53 919 € de fiscalité, et purge en prime la plus-value latente. La cession ne se justifie que si Bernard et Claudine ont besoin de liquidités : financer un nouveau projet, soulager leur trésorerie de retraite. Dans ce cas, la vente directe du bien par la SCI est souvent plus simple que la cession de parts. Notre guide complet sur la donation de parts de SCI détaille les montages avancés (donation avec réserve d'usufruit, démembrement, donation-partage).

Reste les cas où la donation n'est ni possible ni opportune : céder à un conjoint, à un associé tiers, après un divorce ou à la suite d'un décès. Chacune de ces situations obéit à ses propres règles.


9. Cession au conjoint, entre associés, après divorce : les cas particuliers

Le droit civil et le droit fiscal traitent différemment selon la qualité du cessionnaire. Quatre situations méritent attention.

Cession entre associés

Hors clause statutaire dispensatrice, l'agrément reste requis à l'unanimité. Beaucoup de SCI familiales le sous-estiment : votre frère qui rachète vos parts a besoin de l'accord de tous les autres associés. Fiscalement, la cession suit le régime de droit commun (5 % de droits, plus-value selon IR ou IS).

Cas particulier : le rachat des parts du cédant par la SCI elle-même (réduction de capital), une alternative parfois utilisée quand aucun associé ne veut ou ne peut racheter. Depuis 2015, les sommes attribuées à l'associé au titre du rachat de ses parts relèvent du seul régime des plus-values (art. 112, 6° et 150-0 A du CGI), et non d'une distribution. L'application de l'article 1865-1 à ce rachat n'est pas tranchée : faites rédiger l'acte par un notaire ou un avocat.

Cession au conjoint

La dispense d'agrément au profit du conjoint n'existe que si les statuts la prévoient expressément. Fiscalement, la cession entre époux est une cession ordinaire : 5 % de droits, plus-value applicable, et aucune neutralité entre époux, contrairement aux donations.

Cas particulier : la cession au conjoint dans le cadre d'un partage de communauté lors d'un divorce. Elle relève alors du régime du partage (article 746 CGI), avec un droit de partage de 1,1 % sur l'actif net partagé, et non du droit de cession à 5 %. Économie substantielle, mais sous condition que la cession soit effectivement intégrée au partage et formalisée dans une convention de divorce par consentement mutuel ou un jugement.

Cession à un ascendant ou descendant

L'article 1861 al. 2 du Code civil dispense d'agrément, sauf clause statutaire contraire. C'est la situation la plus simple : pas d'agrément à obtenir, pas de notification à organiser. Fiscalement, la cession reste à 5 % de droits et à la plus-value applicable, mais la donation est presque toujours préférable (voir section 8). Si la cession est tout de même retenue, attention au risque de requalification en donation déguisée si le prix est sensiblement inférieur à la valeur réelle.

Succession et décès d'un associé

L'article 1870 du Code civil dispose que la SCI n'est pas dissoute par le décès d'un associé : les parts sont transmises aux héritiers selon le régime successoral, sauf clause statutaire d'agrément des héritiers. Si les statuts prévoient un agrément, les héritiers doivent l'obtenir comme tout cessionnaire. Sinon, ils deviennent associés de plein droit.

Fiscalement, ce n'est pas une cession mais une succession : barème de l'article 777 CGI, après l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (article 779). Les héritiers reprennent les parts à leur valeur déclarée, ce qui purge la plus-value latente jusqu'à cette valeur. S'ils se les cèdent ensuite entre eux pour rééquilibrer le partage, ils repassent en cession ordinaire.

Une fois le cas particulier identifié, reste la question de la forme : faut-il passer chez le notaire ?


10. Faut-il un notaire ? La forme de l'acte depuis l'article 1865-1

Réponse courte : pas nécessairement le notaire, mais plus jamais un acte sous seing privé ordinaire. C'est le changement de l'année, et la plupart des modèles qui circulent ne l'ont pas intégré.

L'article 1865-1 du Code civil, en vigueur depuis le 27 juin 2026

L'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a inséré un article 1865-1 dans le Code civil. Le texte vise les personnes morales à prépondérance immobilière au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI, la définition même qui commande les 5 %. La cession de leurs parts doit être constatée, à peine de nullité, par l'un de ces trois actes :

  • un acte notarié ;
  • un acte contresigné par avocat (article 1374 du Code civil) ;
  • un acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable, dans les seuls cas où il y est légalement habilité.

Une SCI patrimoniale coche la prépondérance immobilière par construction. Ses parts entrent donc dans le champ, y compris entre associés, y compris au profit de votre propre holding, y compris pour la seule nue-propriété. L'article 1865 exige un écrit ; l'article 1865-1 lui ajoute une forme. Et le verrou est double : l'article 635-0 A du CGI subordonne l'enregistrement à la production de l'un de ces actes. Le formulaire 2759-SD, réservé aux cessions non constatées par acte, n'est plus une option pour des parts de SCI.

La sanction est la nullité, que la doctrine majoritaire tient pour absolue — le texte, lui, ne la qualifie pas. Le délai de cinq ans ne court pas de la date de l'acte : pour chacun de ceux qui peuvent agir, il part du jour où il a connu les faits.

Le champ exact, lui, reste discuté. Le texte dit « la cession », sans préciser « à titre onéreux », et il n'existe ni jurisprudence, ni BOFiP, ni circulaire. La doctrine parue depuis juillet 2026 y range volontiers l'apport de parts à une holding, l'échange et le rachat par la société ; aucune source publiée ne les en exclut. L'arbitrage est vite fait : quelques centaines d'euros de formalisme contre l'anéantissement de l'opération.

Ce que coûte chaque forme

L'acte contresigné par avocat est la voie la moins chère : comptez 200 à 800 € pour une cession simple. Le notaire facture plutôt 1 à 3 % du prix — sur une cession à 200 000 €, cela fait 2 000 à 6 000 €.

Quelle que soit la forme retenue, l'acte doit contenir l'identification précise des parties, la description des parts cédées (nombre, numéros, capital social), le prix, les modalités de paiement et le sort du compte courant d'associé. Il mentionne aussi l'accomplissement de la procédure d'agrément, avec date de notification et date d'agrément exprès ou réputé. S'y ajoutent la clause d'enregistrement au SIE et la liste des annexes : statuts à jour, dernier bilan, PV de l'AG.

Quand le notaire s'impose malgré tout

Pour une donation de parts, c'est le notaire et lui seul. L'article 931 du Code civil impose l'acte authentique à toute donation entre vifs, et l'article 1865-1 n'ouvre pas cette opération à l'acte d'avocat. Le don manuel de parts, lui, est fermé depuis Cass. com. 11 février 2026 (n° 24-18.103 et 24-19.661, publié au Bulletin).

Le notaire s'impose aussi pour un démembrement de propriété des parts, un partage successoral incluant des parts SCI, ou une opération immobilière connexe. Ajoutez-y les dossiers à risque : valorisation contestable, mésentente entre associés, mineur ou majeur protégé.

Et les autres formalités ?

Trois formalités restent à accomplir après signature. Premièrement, l'enregistrement au SIE dans le mois, avec paiement des 5 % de droits, par téléprocédure sur impots.gouv.fr et sur production de l'acte (art. 635-0 A CGI). Deuxièmement, la mise à jour des statuts et leur signature par tous les associés en AG, puis le dépôt au greffe via le guichet unique INPI (formalité dématérialisée depuis 2023, coût 75 à 200 €). Troisièmement, la publication au journal d'annonces légales si la cession entraîne une modification statutaire publique (changement de gérant, par exemple). Notre guide sur les statuts de SCI détaille la rédaction des clauses utiles pour anticiper ces situations.

Tout est en place, ou presque. Reste la dernière vigilance : les erreurs qui font tomber un dossier de cession après coup.


11. Les erreurs qui font tomber un dossier de cession

Voici les sept erreurs que je vois revenir le plus souvent dans les dossiers qui finissent au contentieux ou au redressement.

Erreur n° 1 — Céder sans agrément valable

Vous signez avec un tiers en pensant que tout est bon parce que les autres associés « sont au courant ». Mauvaise idée. L'agrément doit être exprès ou résulter du silence de 6 mois après notification formelle (LRAR). Sans ça, la cession est nulle (article 1861 alinéa 4 du Code civil, jurisprudence constante depuis Cass. 3e civ. 6 décembre 2000 n° 99-11.332). Tout acte de gestion ultérieur du cessionnaire devient contestable, et la SCI peut être désorganisée pendant des années.

Erreur n° 2 — Oublier le compte courant d'associé

Déjà détaillée en section 4 : comptez 3 000 à 5 000 € de droits indus quand le CCA est qualifié à 5 % au lieu de 125 €. Pire encore, si vous vendez vos parts sans réclamer le remboursement de votre CCA, vous restez créancier de la SCI sans plus aucun pouvoir de gestion.

Erreur n° 3 — Fixer un prix dérisoire

Un prix manifestement inférieur à la valeur réelle expose à deux risques. Côté fisc, requalification en donation déguisée (article L. 64 du LPF) : l'administration substitue la valeur réelle au prix déclaré, applique les droits de donation et ajoute une pénalité 40 à 80 % (article 1729 CGI). Côté droit civil, action en lésion ou en révocation par les héritiers réservataires (article 920 C. civ.) si vous avez entamé la réserve héréditaire en sous-évaluant volontairement.

Jurisprudence — Cass. com. 1er juin 2023, n° 21-15.918 : l'action en requalification d'une cession en donation déguisée se prescrit par 5 ans (article 2224 du Code civil). Le point de départ est le jour où le demandeur a connu ou aurait dû connaître les faits permettant la requalification. Un héritier réservataire dispose donc de cinq ans pour agir, sauf dissimulation qui décale ce point de départ.

Erreur n° 4 — Mal qualifier les dépenses comme « frais d'acquisition »

Lors du calcul de la plus-value en SCI IR, vous pouvez majorer le prix d'acquisition des frais réels supportés à l'époque : notaire, droits d'enregistrement. Le forfait de 7,5 % n'est pas ouvert aux cessions de parts, à la différence des cessions directes d'immeubles : seuls les frais réels justifiés majorent le prix d'acquisition. À l'inverse, déclarer des frais surévalués vous expose à un redressement, surtout sans justificatif.

Erreur n° 5 — Confondre les régimes IR et IS lors du calcul

Très visible chez les contribuables qui font leur déclaration seuls. Vous appliquez les abattements pour durée de détention alors que votre SCI est à l'IS (pas d'abattement, sauf cas particuliers). Ou vous oubliez la surtaxe progressive sur les plus-values immobilières supérieures à 50 000 €. Le formulaire 2048-M concerne la SCI IR (régime immobilier), le 2074 concerne la SCI IS (régime mobilier) — ne les inversez pas.

Erreur n° 6 — Rater le délai d'enregistrement

Un mois à compter de la date de l'acte (article 635 CGI). Au-delà, intérêts de retard de 0,20 % par mois (article 1727 CGI), plus une majoration de 10 % minimum (article 1728 CGI). Sur 200 000 € de cession, soit 10 000 € de droits, un retard de 6 mois coûte 120 € d'intérêts plus 1 000 € de majoration, soit 1 120 € pour avoir oublié un délai administratif. Mettez le rappel dans votre agenda dès la signature.

Erreur n° 7 — Oublier de mettre les statuts à jour au RCS

L'acte de cession est signé, les droits payés, mais le greffe n'a jamais reçu les statuts modifiés. Conséquence : le RCS continue d'indiquer l'ancienne répartition du capital, et la cession est inopposable aux tiers (article 1865 C. civ.). En cas de contentieux avec un créancier de la SCI, vous restez réputé associé aux yeux des tiers — avec la responsabilité indéfinie qui va avec (article 1857 C. civ.). Le dépôt au guichet unique INPI doit suivre l'acte sous 30 jours maximum.

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Trois repères pour ne pas se rater

  1. L'agrément n'est jamais optionnel. Sauf clause statutaire ou cession à ascendant ou descendant, tous les associés doivent dire oui — ou rester silencieux 6 mois après notification formelle. Sans cela, votre cession est nulle, même signée chez le notaire.
  2. Le CCA est une opération distincte de la cession des parts. Isolez-le dans une clause séparée, qualifiez-le explicitement en cession de créance (125 €, art. 680 CGI) et non en cession de droits sociaux (5 %). Erreur fréquente, coût type 3 000 à 5 000 € de droits indus.
  3. Avant de céder à un descendant, faites le calcul de la donation. Avec un abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, la purge de la plus-value latente, et sans droits d'enregistrement de 5 %, la donation gagne presque toujours dans les transmissions intra-familiales. La cession ne se justifie que si vous avez besoin de cash.
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Questions fréquentes