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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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La réponse rapide : 30 secondes · Le guide complet : 27 min

Un associé a financé la construction sur le terrain de la SCI : à qui appartient le bâti ?

Vous avez payé le chantier, les factures portent votre nom, et le bâtiment n'est pourtant pas à vous. Celui qui possède le sol possède ce qui se construit dessus : c'est l'accession, une attribution de propriété automatique que personne n'a à signer. Le terrain appartient à la société civile immobilière (SCI) ; la construction aussi, dès les fondations. Vous êtes un tiers constructeur au sens de l'article 555 du code civil, et ce texte ne garantit pas votre remboursement : la société peut exiger l'enlèvement de l'ouvrage, à vos frais et sans indemnité. L'autorisation du gérant n'y change rien.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à partir des textes en vigueur au 3 septembre 2026 : code civil, code général des impôts (CGI), BOFiP et arrêts de la Cour de cassation. BOFiP est le Bulletin officiel des finances publiques, cette doctrine que l'administration s'oppose à elle-même. Si c'est la société qui fait construire, dépose le permis et paie, rien de ce qui suit ne vous concerne : allez à construire une maison en SCI, qui traite le montage normal, du permis à la TVA.

La réponse en 30 secondes

Le bâtiment est à la SCI, dès le premier parpaing. Articles 552 et 553 du code civil.

Prouver que vous avez payé ne vous rend pas propriétaire : cela ouvre seulement l'action de l'article 555, dont la société contrôle l'issue.

Le pire cas n'est pas une petite indemnité, c'est la démolition à vos frais, sans indemnité (article 555, alinéa 2).

Ce qui vous sauve : une convention de compte courant d'associé (l'écrit qui fait de votre avance une dette de la société) signée avant les travaux, des factures au nom de la SCI, un procès-verbal d'assemblée. La suite chiffre chaque oubli.


1. La réponse en une phrase, et pourquoi elle surprend

Deux articles du code civil suffisent à trancher, et ils datent de 1804. L'article 552 pose que la propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous. L'article 553 ajoute une présomption : toutes constructions et tous ouvrages sur un terrain sont présumés faits par le propriétaire, à ses frais, et lui appartenir, si le contraire n'est prouvé.

Lisez bien cette présomption : elle porte sur trois choses à la fois. Que le propriétaire du sol a construit. Qu'il a payé. Que l'ouvrage est à lui. Vous pouvez sans difficulté renverser les deux premières — vos relevés bancaires et vos factures le font en cinq minutes. Cela ne vous donne pas la troisième. La preuve du financement ne fait pas de vous un propriétaire ; elle vous fait sortir de la présomption et entrer dans un autre texte, l'article 555, qui règle le sort du tiers ayant construit sur le fonds d'autrui.

Et vous êtes bien un tiers, car la SCI est une personne morale distincte de ses associés à compter de son immatriculation (article 1842 du code civil). Le terrain n'est pas à vous « pour un tiers » ou « pour moitié » : il est à elle, entièrement. Détenir 99 % des parts n'y change rien. La personnalité morale, qu'on choisit d'habitude pour protéger le patrimoine, joue ici contre celui qui a payé.

Une seule ouverture existe dans le texte, et elle est étroite : la fin de l'article 553 réserve « la propriété qu'un tiers pourrait avoir acquise ou pourrait acquérir par prescription » sur une partie du bâtiment. La doctrine y voit traditionnellement l'accroche du droit de superficie, ce droit réel qui dissocie la propriété du sol de celle de ce qui s'élève dessus. Mais le code ne lui donne aucun régime propre : il se constitue par un acte notarié, il se publie au fichier immobilier, il se prouve par titre. Il ne se déduit ni d'un virement, ni de cette demi-phrase de 1804.

À retenir

Trois questions différentes, qu'on confond systématiquement : qui a payé (vous), qui est propriétaire (la société), qui doit combien à qui (tout le sujet de cette page). Répondre à la première ne répond ni à la deuxième ni à la troisième.


2. L'article 555 : la société choisit, et elle choisit deux fois

L'article 555 est un texte court, en quatre alinéas, et presque tout ce qu'on en lit en ligne l'inverse. Voici ce qu'il organise réellement, traduit.

Premier choix, alinéa 1 : le propriétaire du fonds — la SCI — décide soit de conserver la propriété de l'ouvrage, soit d'obliger le tiers à l'enlever. C'est elle qui choisit. Vous n'avez pas voix au chapitre.

Second choix, alinéa 3. Il ne s'ouvre que si la société a décidé de conserver. Elle doit alors rembourser, « à son choix », l'un de ces deux montants. Soit une somme égale à celle dont le fonds a augmenté de valeur. Soit le coût des matériaux et le prix de la main-d'œuvre, estimés à la date du remboursement et compte tenu de l'état de l'ouvrage. Deux montants, une seule main pour désigner lequel : la sienne.

On lit parfois en ligne que « le constructeur choisit entre le coût et la plus-value », ou que « l'article 555 garantit le remboursement des travaux ». Les deux sont faux. Le texte écrit « il doit, à son choix », et ce « il » désigne le propriétaire du fonds. Une société rationnelle retiendra toujours le plus petit des deux chiffres — c'est le seul comportement à anticiper quand on estime son risque.

Dernier point, et c'est le plus utile : l'article 555 est supplétif — il ne s'applique qu'à défaut d'accord. La Cour de cassation le juge jusque dans les rapports entre bailleur et preneur. L'article 555 y règle le sort des constructions élevées sur le fonds loué, mais à défaut seulement de convention le fixant (troisième chambre civile, 3 octobre 1990, pourvoi n° 88-18.415, arrêt de rejet publié au Bulletin). Une convention signée avant les travaux écarte donc tout ce qui précède, et c'est exactement pour cela que la section 6 est la plus importante de cette page.


3. La démolition, le scénario que personne n'anticipe

L'alinéa 2 mérite d'être lu lentement. Si le propriétaire du fonds exige la suppression de l'ouvrage, elle est exécutée aux frais du tiers, sans aucune indemnité pour lui. Et le tiers peut en outre être condamné à des dommages-intérêts pour le préjudice subi par le propriétaire du fonds.

Autrement dit : vous payez la construction, vous payez la démolition, vous ne recevez rien, et vous pouvez encore devoir de l'argent. Ce n'est pas un cas d'école ; c'est le régime de droit commun quand rien n'a été écrit.

Une seule protection existe, à l'alinéa 4 : elle interdit d'exiger la suppression lorsque l'ouvrage a été fait par un « tiers évincé » de bonne foi. Le mot piège. La bonne foi n'est pas ici la sincérité ni l'accord amiable : c'est celle de l'article 550, qui suppose de posséder comme propriétaire en vertu d'un titre translatif de propriété dont on ignore les vices. Un acte de vente, une donation, un partage — pas une autorisation.

La Cour de cassation l'a dit dans les termes les plus nets le 15 avril 2021 (troisième chambre civile, pourvoi n° 20-13.649, arrêt de rejet publié au Bulletin). Un père avait construit une maison sur le terrain de sa fille, avec son autorisation ; il réclamait une indemnité en invoquant sa bonne foi. La Cour a jugé que la bonne foi au sens de l'article 555 s'entend par référence à l'article 550 et concerne celui qui possède en vertu d'un titre translatif dont il ignore les vices. Sans titre, pas de bonne foi, et la démolition a été confirmée.

Transposez : l'associé qui bâtit sur le sol social, même autorisé par le gérant, même avec un vote unanime en assemblée, n'a aucun titre translatif sur le terrain. L'alinéa 4 ne le protège pas.

Cas n° 1 — La démolition : 107 000 € sortis, 0 € récupéré

Marc détient 20 % d'une SCI familiale. Il fait construire une piscine et un pool house sur la parcelle sociale, pour 85 000 € payés depuis son compte personnel. Accord verbal du gérant, aucun procès-verbal, aucune écriture.

Trois ans plus tard, brouille familiale. L'assemblée, où votent les 80 % restants, décide la remise en état du terrain.

Article 555, alinéa 1 : l'enlèvement peut être exigé. Alinéa 2 : il est exécuté à ses frais, sans aucune indemnité. Le devis de démolition et d'évacuation ressort à 22 000 €.

Total sorti de sa poche : 85 000 + 22 000 = 107 000 €. Total reçu : 0 €.

L'alinéa 4 ne le sauve pas : il n'a aucun titre translatif sur le terrain, donc aucune bonne foi au sens de l'article 550 (Cour de cassation, 15 avril 2021).

Un mot de conseil, puisque c'est le moment. Si votre gérant vous dit « vas-y, construis, on régularisera après » : dans ce cas, ne faites pas ça. Le coût d'une convention signée avant le premier devis se compte en heures. Celui de son absence se compte en dizaines de milliers d'euros, et il se révèle toujours au pire moment : une brouille, un divorce, un décès.


4. Prouver que vous avez payé ouvre une action, pas la propriété

La bonne nouvelle, s'il y en a une, est que vous n'avez pas besoin d'attendre d'être mis dehors pour réclamer. La troisième chambre civile l'a jugé le 21 septembre 2023, dans un arrêt de rejet publié (pourvoi n° 22-15.359). Sa formule : l'action en remboursement du troisième alinéa de l'article 555, ouverte à celui qui a construit sur le terrain d'autrui avec ses propres matériaux, n'est pas subordonnée à son éviction.

L'affaire est parlante : un couple avait bâti une maison en 2005 sur la parcelle du père du mari. Après le divorce, l'épouse a assigné le propriétaire du terrain en paiement de sa quote-part — la fraction qui lui revenait — sur la valeur de la maison construite, sans avoir été expulsée de quoi que ce soit. La Cour a validé cette possibilité.

Ce que cet arrêt vous donne : le droit d'assigner la SCI sans attendre. Ce qu'il ne vous donne pas : la propriété, ni le choix du montant. Vous restez dans l'alinéa 3, donc face à une société qui décide combien elle vous doit.

Sur le délai pour agir, nous serons honnêtes plutôt que rassurants. Ni le texte ni les arrêts que nous avons consultés ne fixent de délai propre à cette action, et celui de 2023 ne traite pas la prescription. Nous ne publierons donc pas un délai spécial que le droit positif n'écrit nulle part : c'est le genre de chiffre inventé qui circule beaucoup et qui coûte cher à celui qui s'y fie.

Reste le droit commun, qui n'est pas un chiffre inventé. L'action en remboursement est une action personnelle. L'article 2224 du code civil prescrit ces actions par cinq ans, à compter du jour où celui qui les exerce a connu les faits lui permettant de le faire. Ce que nous ne savons pas, faute de décision publiée sur ce point précis, c'est où placer ce point de départ : la fin du chantier, la brouille, le refus de payer. Traitez cette incertitude comme une raison d'agir vite, jamais comme une raison d'attendre.


5. Les deux calculs de l'alinéa 3, faits jusqu'à l'euro

Voici la partie que la plupart des pages annoncent et ne font jamais. L'alinéa 3 impose deux évaluations, et l'écart entre elles décide de ce que vous touchez.

Calcul A — la plus-value du fonds. On compare la valeur du terrain bâti à celle qu'aurait le même terrain nu, à la même date. La différence est l'augmentation de valeur du fonds. C'est un travail de comparables, celui-là même qu'on mène pour ventiler un prix entre terrain et construction ; la méthode et les bases de données publiques sont détaillées dans valeur du terrain en SCI.

Calcul B — le coût des matériaux et de la main-d'œuvre. Le texte impose deux correctifs : l'estimation se fait « à la date du remboursement » et « compte tenu de l'état » de l'ouvrage. Le premier joue en votre faveur quand les coûts de construction ont monté ; le second joue contre vous, parce que la vétusté se déduit. Le code ne fixe ni indice ni barème de vétusté : c'est l'expert judiciaire qui les arrête, et les coefficients ci-dessous sont des hypothèses de travail, pas une règle.

Cas n° 2 — L'option de l'alinéa 3 : 62 000 € perdus

La SCI a acheté le terrain 80 000 € en 2016. En 2020, un associé y fait bâtir un atelier-loft pour 300 000 € TTC (toutes taxes comprises), payés depuis son compte personnel, factures à son nom, aucune écriture dans les comptes. En 2026, l'ensemble bâti vaut 320 000 € et un terrain nu comparable 82 000 € : le marché local est peu porteur, et le bâti ne vaut pas la somme investie.

Calcul A — plus-value du fonds : 320 000 − 82 000 = 238 000 €.

Calcul B — coût réévalué : 300 000 × 1,08 (revalorisation retenue en hypothèse pour six ans) = 324 000 €, moins 9 % de vétusté (1,5 % par an) : 324 000 × 0,91 = 294 840 €.

La SCI choisit, et prend le plus faible : 238 000 €.

Perte sèche pour l'associé : 300 000 − 238 000 = 62 000 €, soit 20,7 % de sa mise, plus six ans de portage sans intérêts. Avec une créance en compte courant, il aurait récupéré 300 000 € — la totalité.

L'indice de revalorisation ne change rien à l'issue. Poussez-le à 1,25 — 300 000 × 1,25 = 375 000 € — et le calcul B monte à 375 000 × 0,91 = 341 250 € : la SCI retient toujours les 238 000 € du calcul A. Ici, c'est la valeur du fonds qui commande, pas le coût du chantier.

Retenez la logique plutôt que les coefficients : plus l'ouvrage vieillit, plus le calcul B baisse. Et si le terrain nu se valorise plus vite que le bâti, c'est l'écart entre les deux qui se resserre, donc le calcul A qui baisse. Le temps travaille contre celui qui a payé, dans les deux branches.


6. Le compte courant d'associé, le seul écrit qui crée une créance

Le compte courant d'associé est simplement la dette de la société envers l'un de ses associés : l'associé avance de l'argent, la société le lui doit. Ce n'est ni un apport, ni du capital, ni une part sociale. C'est une créance, remboursable, qui vaut l'euro dépensé.

Comparez avec ce qui précède : l'article 555 vous expose à zéro (démolition) ou au plus petit de deux montants estimés des années plus tard. Le compte courant vous donne 300 000 € parce que vous avez décaissé 300 000 €. Aucune expertise, aucune vétusté, aucun choix laissé à l'autre partie.

Trois pièces, dans cet ordre, avant le premier devis.

  • Une convention de compte courant signée avant les travaux, qui prévoit expressément que l'associé finance la construction pour le compte de la société et que celle-ci lui en doit le montant. C'est elle qui écarte l'article 555. Un modèle commenté figure dans notre modèle de convention de compte courant.
  • Des factures au nom de la SCI, pas au vôtre. Une facture au nom de l'associé est la preuve que l'administration et vos coassociés retiendront contre vous, aussi bien pour refuser la créance que pour refuser la majoration du prix d'acquisition à la revente.
  • Un procès-verbal d'assemblée qui autorise l'opération et reconnaît la dette, avec les devis annexés. Le formalisme de l'assemblée et la tenue du registre sont détaillés dans assemblée générale de SCI.

Côté comptable, l'écriture tient en deux lignes : la construction se débite au compte 213, la dette envers l'associé se crédite au compte 455. Le détail des schémas d'écritures et des cas particuliers est traité dans comptabiliser le compte courant d'associé, et l'arbitrage entre charge et immobilisation dans travaux en SCI, charge ou immobilisation. Cet arbitrage ne se pose d'ailleurs même pas tant que la dépense n'est pas entrée dans les comptes de la société.

Un point de lucidité, parce qu'on vend souvent le compte courant comme une créance en or. En SCI, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment mais non solidairement, à proportion de leurs parts (article 1857 du code civil), et cette responsabilité est subsidiaire : le créancier doit d'abord avoir poursuivi vainement la société (article 1858). Vous êtes créancier, mais vous êtes aussi associé, et la jurisprudence admet que l'associé créancier ne peut pas réclamer à ses coassociés sa propre quote-part : celle-ci reste à sa charge. Aucun des deux articles ne l'écrit — c'est une solution prétorienne, pas une lecture du texte. Un associé à 40 % qui réclame 300 000 € à une société sans trésorerie ne récupérera donc au mieux que 180 000 € auprès des autres.


7. Le prix fiscal de l'oubli, côté société

Jusqu'ici, le sujet était civil. Il devient fiscal, et l'addition change de nature selon le régime de la société : impôt sur les sociétés (IS) d'un côté, impôt sur le revenu (IR) de l'autre.

À l'impôt sur les sociétés : le profit d'accession

Aucun texte ne codifie le profit d'accession pour ce cas précis. Il se déduit de la définition même du bénéfice, et c'est l'analyse qu'un contrôle retiendra. Le 2 de l'article 38 du CGI définit le bénéfice net comme la différence entre l'actif net à la clôture et à l'ouverture, diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements. Le même texte précise que l'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés.

Traduisez. La construction entre à l'actif de la société, parce qu'elle lui appartient. Si aucune dette envers l'associé n'est inscrite au passif, l'actif net augmente d'autant. Une augmentation d'actif net sans apport et sans prélèvement, c'est un bénéfice imposable — et vous n'avez pas encaissé un centime.

Une objection revient toujours ici : « c'est un apport, donc ce n'est pas un bénéfice ». Le texte neutralise bien les suppléments d'apport, mais un apport se formalise — augmentation de capital, souscription, évaluation, statuts modifiés. Un chantier payé depuis un compte personnel, sans délibération ni écriture, n'en est pas un. Reste alors la seule qualification disponible : un enrichissement de la société, donc un produit.

Nous avons cherché la doctrine administrative qui trancherait ce cas de figure : elle n'existe pas. Le cas chiffré ci-dessous expose donc un risque de redressement, pas une conséquence automatique. Et la discussion n'a même pas lieu d'être quand la dette est inscrite : une ligne d'écriture la referme.

Cas n° 3 — Le profit d'accession à l'IS : 45 750 € évitables par une ligne d'écriture

SCI à l'IS, exercice 2026. Actif net à l'ouverture : 150 000 €. Un associé finance 200 000 € de construction sur le terrain social. Aucun autre mouvement dans l'exercice.

Sans écriture de dette : le compte 213 est débité de 200 000 € sans contrepartie au passif. Actif net à la clôture : 350 000 €. Bénéfice imposable = 350 000 − 150 000 = 200 000 €.

Impôt dû, aux taux de l'article 219, I-b : 15 % × 42 500 = 6 375 €, puis 25 % × 157 500 = 39 375 €. Total : 45 750 €. Si la société ne remplit pas les conditions du taux réduit, c'est 25 % × 200 000 = 50 000 €.

Avec la même somme portée au compte 455 : l'actif augmente de 200 000 €, le passif aussi. Actif net inchangé à 150 000 €. Bénéfice = 0, impôt = 0 €.

Une ligne d'écriture, 45 750 € d'écart. Et l'associé, dans le second cas, est créancier de 200 000 € au lieu de rien.

À l'impôt sur le revenu : ce qui ne se passe pas, et ce qu'on vous fera croire

À l'IR, la SCI relevant des revenus fonciers, le raisonnement est différent — et beaucoup plus favorable, à une réserve près.

Le régime que tout le monde cite ici est celui des constructions sur sol d'autrui, exposé au BOI-RFPI-BASE-10-30, dont la version affichée date du 12 septembre 2012. Son paragraphe 20 prévoit que la remise gratuite des constructions édifiées par le locataire constitue un supplément de loyer imposable au titre de l'année d'expiration ou de résiliation du bail. Lisez la condition : ce régime suppose un bail. Sans bail, il n'y a ni redevance ni loyer, donc pas de supplément de loyer, donc pas de revenu foncier taxable pour la SCI à l'IR l'année de la construction.

Deux erreurs à ne pas reprendre. La première consiste à transposer les articles 33 bis et 33 ter du CGI. Ces textes visent le seul bail à construction, un contrat spécial détaillé dans bail à construction et SCI. Ils n'ont rien à faire dans une situation où aucun contrat n'a été signé. La seconde consiste à annoncer une taxation immédiate au titre d'une libéralité — un avantage donné sans contrepartie — au profit des coassociés. Ce risque existe — l'appauvrissement de l'un et l'enrichissement des autres est réel — mais aucun texte ni aucune doctrine ne le codifie pour ce cas précis. Nous l'écrivons comme un risque à surveiller, pas comme une certitude, et nous ne le chiffrerons pas en droits de donation.


8. Le prix fiscal de l'oubli, le jour de la revente

C'est souvent là que la facture tombe, dix ans après, quand plus personne ne se souvient de qui avait payé quoi.

Quand une société vend un immeuble qu'elle a fait construire sur son propre terrain, le prix d'acquisition n'est pas celui du sol seul. C'est le prix du terrain augmenté du coût des travaux (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-10, § 110, document daté du 12 septembre 2012). Ne confondez pas ce régime avec celui du 4° du II de l'article 150 VB du CGI, qui vise les travaux engagés depuis l'achèvement ou l'acquisition, et qui exige, lui, une facture d'entreprise. Ici, la condition décisive tient en trois mots.

La dépense doit avoir été supportée par le vendeur. Une construction facturée à l'associé et jamais portée dans les comptes ne l'a pas été : ce n'est pas la société qui vend qui l'a supportée. Elle ne majore donc rien.

Reste le forfait. Le 4° du II de l'article 150 VB permet, à défaut de justificatifs et pour un immeuble bâti cédé plus de cinq ans après son acquisition, une majoration égale à 15 % du prix d'acquisition. Quand le bâtiment a été élevé après l'achat du sol, ce délai de cinq ans se compte depuis l'achèvement de la construction et non depuis l'acquisition du terrain (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 390). Sur un terrain acheté 100 000 €, le forfait fait 15 000 €, quel que soit le montant réellement dépensé sur le chantier. Il ne compense jamais.

Cas n° 4 — La revente : 59 934 € d'impôt en trop

SCI à l'IR, dont tous les associés sont des personnes physiques. Terrain acheté 100 000 € en 2014, frais réels justifiés 8 000 €. Construction de 220 000 € achevée en 2018, réalisée par une entreprise, facturée au nom de l'associé, jamais comptabilisée. Vente en 2026 pour 420 000 €. Durée de détention : 12 ans.

Sans écriture. Prix d'acquisition retenu : 100 000 + 8 000 + forfait de 15 % (15 000) = 123 000 €. Plus-value brute : 420 000 − 123 000 = 297 000 €.

Impôt sur le revenu : abattement de 6 % par an de la 6e à la 12e année, soit 42 %. Base 297 000 × 0,58 = 172 260 € ; à 19 % = 32 729 €.

Prélèvements sociaux : abattement de 1,65 % par an sur sept ans, soit 11,55 %. Base 297 000 × 0,8845 = 262 697 € ; à 17,2 % = 45 184 €.

Taxe de l'article 1609 nonies G, assise sur la plus-value imposable de 172 260 €, tranche 160 001 à 200 000 € : 4 % × 172 260 = 6 890 €. Total : 84 803 €.

Avec la créance inscrite et les factures au nom de la SCI. Prix d'acquisition : 100 000 + 8 000 + 220 000 = 328 000 €. Plus-value brute : 92 000 €. Impôt sur le revenu : base 53 360 € à 19 % = 10 138 €. Prélèvements sociaux : base 81 374 € à 17,2 % = 13 996 €. Taxe de l'article 1609 nonies G, tranche 50 001 à 60 000 € : (2 % × 53 360) − (60 000 − 53 360) ÷ 20 = 1 067 − 332 = 735 €. Total : 24 869 €.

Écart : 59 934 €, supporté par les associés au prorata de leurs parts (article 8 du CGI) — y compris par ceux qui n'ont rien financé.

Trois précisions sur ce calcul : sur chacune, un chiffre faux circule. Une plus-value immobilière de particulier reste à 17,2 % en 2026 : la hausse à 18,6 % issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ne touche ni les revenus fonciers ni les plus-values immobilières. La taxe de l'article 1609 nonies G s'assied ensuite sur la plus-value imposable, c'est-à-dire après abattement pour durée de détention, jamais sur la plus-value brute. Enfin, quand le vendeur est une société soumise à l'impôt sur le revenu, le seuil de 50 000 € s'apprécie au niveau de la société et non associé par associé (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60, document daté du 18 juillet 2023).


9. Le cas miroir : la SCI construit sur votre terrain personnel

La situation inverse est plus fréquente qu'on ne le croit : un associé possède un terrain à titre personnel, la société y fait construire et paie les factures. Les mêmes textes jouent, dans l'autre sens.

L'accession profite cette fois à l'associé, propriétaire du sol. La SCI devient le « tiers » de l'article 555, avec tout ce que cela emporte : l'associé peut d'abord exiger la démolition, puis, s'il conserve, choisir le plus faible des deux montants. Une société peut donc perdre un chantier qu'elle a intégralement financé.

Cas n° 5 — Le miroir : 26 000 € perdus au civil, 4 050 € rappelés au fiscal

Sophie détient 50 % des parts et possède, à titre personnel, un terrain valant 60 000 €. La SCI y fait construire un local pour 216 000 € TTC — factures au nom de la SCI, qui paie ; permis au nom de Sophie. Quatre ans plus tard, l'ensemble vaut 250 000 €.

Plus-value du fonds : 250 000 − 60 000 = 190 000 €. Coût réévalué compte tenu de l'état : 216 000 × 1,06 × 0,94 = 215 222 €. Sophie choisit et prend 190 000 €.

Perte civile pour la société : 216 000 − 190 000 = 26 000 €.

S'y ajoute, à l'IS, le rejet de l'amortissement d'un immeuble qui ne lui appartient pas et n'avait donc pas à figurer à son actif : la société l'y a inscrit et amorti à tort. La dotation (216 000 € sur quarante ans, soit 5 400 € par an) est reprise sur les trois exercices encore ouverts au contrôle, soit 16 200 € réintégrés — rayés des charges et rajoutés au bénéfice imposable. Pour une société dont le résultat dépasse déjà 42 500 €, cela fait 4 050 € d'IS au taux de 25 %, plus l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI.

L'administration est fondée à y voir un acte anormal de gestion : la société a supporté une dépense dont le bénéfice profite à un tiers. Ce n'est pas automatique, mais c'est l'angle d'attaque naturel d'un contrôle.

Ce montage-là a un correctif simple et connu : faire apporter le terrain à la société avant les travaux, ou signer un bail à construction avec l'associé propriétaire. Le coût d'entrée d'un apport d'immeuble et son régime de droits d'enregistrement sont traités dans apport d'immeuble en SCI. Les motifs de redressement les plus courants, dont l'acte anormal de gestion, sont recensés dans les dix motifs de redressement d'une SCI.


10. Les quatre montages propres, comparés

Quatre façons de construire sur le sol de la SCI sans se retrouver dans l'article 555. Elles ne coûtent pas la même chose et ne donnent pas la même propriété : la dernière colonne chiffre l'écart, sur les hypothèses posées juste après le tableau. La première ligne n'en fait pas partie — c'est le point de comparaison, ce qui se passe quand rien n'est signé.

Montage Propriétaire du bâti pendant À la fin Ce que l'associé obtient Formalisme Coût d'entrée
Rien d'écrit (article 555)La SCILa SCI0 € ou le plus faible de deux montantsAucun — c'est le problème0 € à signer, jusqu'à 22 000 € à démolir
La SCI commande les travaux + compte courantLa SCILa SCIL'euro dépensé, en créanceConvention signée, procès-verbal d'assemblée, factures au nom de la société0 € — acte sous seing privé, aucune publicité
Augmentation de capital (numéraire ou incorporation du compte courant)La SCILa SCIDes parts sociales, pas une créanceAssemblée, statuts modifiés, annonce légale, dépôt au greffe≈ 350 € — 136 € HT d'annonce, 185,77 € TTC de greffe
Bail à constructionL'associé preneurLa SCI, sauf clause contraireLa jouissance et la propriété pendant le bailBail de 18 à 99 ans, publié, régime fiscal propre≈ 5 000 € — notaire et publicité, taxe de publicité foncière exonérée
Bail emphytéotique ou droit de superficieL'associéLa SCI, sauf clause contraireUn droit réel opposable, cessible et hypothécableActe notarié, publication au fichier immobilier≈ 7 300 € — mêmes frais, plus 2 310 € de taxe de publicité foncière

Les hypothèses du chiffrage, pour que vous puissiez le refaire sur votre dossier. Les deux baux longs portent sur un canon — le loyer, très faible, d'un bail de très longue durée — de 6 000 € par an sur cinquante-cinq ans, soit une assiette de 330 000 €. Les émoluments du notaire, les frais de publication et la contribution de sécurité immobilière tournent alors autour de 4 500 à 5 000 €. Le bail à construction s'arrête là : le 1° de l'article 743 du CGI l'exonère nommément de taxe de publicité foncière. Le bail emphytéotique y ajoute les 0,70 % de l'article 742, soit 2 310 €. Changez l'assiette et les montants bougent, mais l'ordre de grandeur tient : quelques centaines d'euros d'un côté, plusieurs milliers de l'autre.

Notre lecture, sur le dossier type d'une SCI familiale : le compte courant l'emporte neuf fois sur dix. Il ne coûte rien, il se signe en une heure, il donne un euro pour un euro. Les baux longs ont leur place quand l'associé veut être propriétaire du bâti — pour l'hypothéquer, pour le céder séparément, pour l'amortir dans une autre structure —, et alors les 5 000 à 7 300 € de la dernière colonne sont justifiés. Voyez le bail emphytéotique en SCI pour ce cas de figure. Et si votre projet est de construire pour revendre, vous n'êtes pas dans la bonne structure : c'est la société civile de construction-vente qu'il faut.

Le piège final : trois papiers à votre nom, zéro mètre carré à vous

Rien n'empêche un associé d'obtenir un permis de construire à son nom sur le terrain de la société. L'article R*423-1 du code de l'urbanisme admet la demande émanant du propriétaire, de son mandataire, ou d'une personne « attestant être autorisée » par lui à exécuter les travaux. Cette attestation suffit à instruire un permis. Elle ne crée aucun droit réel et ne dit rien de la propriété.

Pire : elle vous coûte de l'argent. Le redevable de la taxe d'aménagement est la personne bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme à la date d'exigibilité (article 1635 quater C du CGI), celle-ci intervenant à l'achèvement des opérations (article 1635 quater G). Permis à votre nom, taxe pour vous. Et le II de l'article 302 septies B du CGI range cette taxe parmi les éléments du prix de revient de l'ensemble immobilier — d'un ensemble immobilier qui appartient à la société. Le calcul et les exonérations sont détaillés dans taxe d'aménagement et SCI.

Le permis à votre nom, les factures à votre nom, la taxe d'aménagement à votre charge : trois documents qui portent votre identité, et pas un mètre carré qui vous appartienne. Aucun des trois n'est un titre de propriété — c'est précisément le seul qui manque.


11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici vient des textes ci-dessous, consultés dans leur version en vigueur au 3 septembre 2026. Si un chiffre lu ailleurs diffère, c'est le texte qui tranche — pas l'article de blog, ni celui-ci.

Une précision de méthode, parce que l'erreur est partout. Trois des quatre arrêts cités — 1990, 2021 et 2023 — sont des arrêts de rejet : ils n'ont donc pas de visa. On lit souvent « au visa des articles 550 et 555 » à leur propos, en confondant le visa avec la rubrique d'indexation des bases de données. Ce n'est pas la même chose. Le quatrième, du 26 mars 2020, est un arrêt de cassation : celui-là a bien un visa, l'article 555 du code civil.

  • Articles 551 à 555 du code civil — le droit d'accession. L'article 552 pose la propriété du dessus et du dessous. Le 553 pose la double présomption, puis réserve dans sa dernière phrase la propriété qu'un tiers pourrait acquérir par prescription sur une partie du bâtiment : la doctrine y adosse le droit de superficie, que le code ne réglemente pas. Le 555 organise le choix du propriétaire du fonds, la démolition sans indemnité et le remboursement au choix. L'article 554 vise un autre cas et ne fonde pas la créance de l'associé.
  • Article 550 du code civil — définition de la bonne foi du possesseur, par référence à un titre translatif de propriété dont il ignore les vices.
  • Article 2224 du code civil — prescription de droit commun des actions personnelles : cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer. Aucun texte ni aucune décision vérifiée ne fixe de délai propre à l'action du troisième alinéa de l'article 555, ni son point de départ.
  • Articles 1842, 1857 et 1858 du code civil — personnalité morale dès l'immatriculation, responsabilité indéfinie mais non solidaire à proportion des parts, et subsidiaire.
  • Cour de cassation, 3e chambre civile, 3 octobre 1990, pourvoi n° 88-18.415, arrêt de rejet publié au Bulletin (Bull. 1990, III, n° 180, p. 104). L'article 555 règle les rapports entre bailleur et preneur quant aux constructions édifiées sur le fonds loué, à défaut de convention en fixant le sort — c'est de là que vient son caractère supplétif. Le preneur qui avait construit avec l'autorisation du bailleur y a été jugé de bonne foi et admis à exercer un droit de rétention jusqu'à fixation de l'indemnité.
  • Cour de cassation, 3e chambre civile, 26 mars 2020, pourvoi n° 18-20.202, arrêt de cassation non publié au Bulletin, au visa de l'article 555 du code civil. La bonne foi de l'article 555 s'entend par référence à l'article 550 et ne vise que celui qui possède comme propriétaire en vertu d'un titre translatif de propriété dont il ignore le vice. La cour d'appel avait accordé à un occupant précaire par tolérance une indemnité et un droit de rétention : cassation.
  • Cour de cassation, 3e chambre civile, 15 avril 2021, pourvoi n° 20-13.649, arrêt de rejet publié au Bulletin. La bonne foi au sens de l'article 555 s'entend par référence à l'article 550. L'autorisation du propriétaire du sol ne suffit pas et la démolition est confirmée.
  • Cour de cassation, 3e chambre civile, 21 septembre 2023, pourvoi n° 22-15.359, arrêt de rejet publié au Bulletin (mention FS-B) — l'action en remboursement du troisième alinéa de l'article 555 n'est pas subordonnée à l'éviction du constructeur.
  • Article 38, 2 du CGI — le bénéfice net est la différence des actifs nets d'ouverture et de clôture, diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements. L'actif net y est défini comme l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés.
  • Article 38 quinquies de l'annexe III au CGI — les immobilisations sont inscrites au bilan pour leur valeur d'origine, laquelle s'entend, pour les immobilisations acquises à titre gratuit, de la valeur vénale. Un bien reçu par accession a donc une valeur d'entrée : ce n'est pas elle qui manque, c'est l'inscription à l'actif.
  • Article 219, I-b du CGI — taux de l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice imposable sous conditions, 25 % au-delà.
  • Article 150 VB, II-4° du CGI — majoration du prix d'acquisition par les dépenses de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration supportées par le vendeur et réalisées par une entreprise depuis l'achèvement de l'immeuble ou son acquisition si elle est postérieure. Forfait de 15 % du prix d'acquisition à défaut de justificatifs, pour un immeuble bâti cédé plus de cinq ans après son acquisition. Ce texte ne régit pas la construction initiale élevée par le cédant sur son propre terrain, qui relève du prix de revient.
  • BOI-RFPI-PVI-20-10-20-10, « Prix d'acquisition », document daté du 12 septembre 2012. Le § 110, consacré à l'opération de construction réalisée à titre occasionnel, retient comme prix d'acquisition le prix du terrain augmenté du coût des travaux. Si ces travaux ne sont pas réalisés par une entreprise, ce coût comprend le prix d'achat des matériaux et, le cas échéant, la main-d'œuvre salariée. Seul le travail personnellement effectué par le contribuable est écarté.
  • Articles 742 et 743 du CGI — taxe de publicité foncière de 0,70 % sur les baux de plus de douze ans, dont le bail emphytéotique ; le 1° de l'article 743 exonère nommément le bail à construction.
  • Article 1609 nonies G du CGI — taxe sur les plus-values immobilières supérieures à 50 000 €, assise sur la plus-value imposable, barème par tranches de 2 % à 6 %. Elle vise aussi les cessions faites par les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter, mais jamais les terrains à bâtir. BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60, document daté du 18 juillet 2023 : le seuil de 50 000 € « doit être apprécié au niveau de la personne morale et non au niveau de chaque associé ».
  • Articles 1400 et 1415 du CGI — taxe foncière établie au nom du propriétaire, d'après les faits existants au 1er janvier. Le II de l'article 1400 l'établit au nom de l'usufruitier lorsque l'immeuble est grevé d'usufruit. Il l'établit au nom du preneur d'un bail emphytéotique, à construction, réel solidaire ou à réhabilitation, ou du titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel.
  • Articles 1635 quater C et 1635 quater G du CGI — le redevable de la taxe d'aménagement est le bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme à la date d'exigibilité, laquelle intervient à l'achèvement des opérations imposables.
  • Article 302 septies B, II du CGI — la taxe d'aménagement constitue, du point de vue fiscal, un élément du prix de revient de l'ensemble immobilier.
  • BOI-RFPI-BASE-10-30, « Constructions sur sol d'autrui, bail à construction et bail à réhabilitation », document daté du 12 septembre 2012. Le propriétaire du sol y est imposé sur les redevances (§ 1), celui de la construction sur les loyers (§ 10). Le § 20 traite le supplément de loyer né de la remise gratuite des constructions.
  • BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, « Majoration du prix d'acquisition », document daté du 20 décembre 2013. Le § 220 exclut, pour les travaux postérieurs, ceux réalisés par le contribuable lui-même et le coût des matériaux qu'il a achetés. Le § 390 décompte le délai de cinq ans du forfait depuis l'achèvement, lorsque l'immeuble a été construit après l'acquisition du terrain.
  • Article R*423-1 du code de l'urbanisme — qualité pour déposer un permis : propriétaire, mandataire, ou personne attestant être autorisée à exécuter les travaux.
  • Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (financement de la sécurité sociale pour 2026), article 12 — relèvement des prélèvements sociaux sur certains revenus du patrimoine et produits de placement. Les revenus fonciers et les plus-values immobilières des particuliers en sont préservés. Le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale, consolidé au 27 juin 2026, y maintient la contribution sociale généralisée à 9,2 %, soit 17,2 % au total.
  • Article L136-7, VI du code de la sécurité sociale — cadence de l'abattement pour durée de détention applicable aux prélèvements sociaux : 1,65 % par année au-delà de la cinquième, 1,60 % la vingt-deuxième, 9 % ensuite. L'article 150 VC du CGI fixe celle de l'impôt sur le revenu : 6 % par année au-delà de la cinquième, 4 % la vingt-deuxième.

Pour aller plus loin sur la construction en SCI

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon l'étape où vous en êtes.

Avant le chantier

Écrire la créance

Chiffrer et comptabiliser

Quand ça tourne mal


12. FAQ — 13 questions sur l'accession en SCI

Treize questions qui reviennent une fois la règle comprise. Taxe foncière, régularisation tardive, refus des coassociés, divorce, succession, droit de rétention. Puis dissolution, bail, main-d'œuvre personnelle, valeur des parts, autorisation de construire à son nom, reprise des matériaux et amortissement. Elles se déplient juste en dessous.

FAQ

Construction sur le terrain de la SCI : les 13 questions les plus posées

La SCI. La taxe foncière est établie au nom du propriétaire (article 1400 du CGI), d'après la situation existant au 1er janvier de l'année d'imposition (article 1415). Propriétaire du sol, la société est propriétaire du bâti par accession : c'est elle qui reçoit l'avis, même si elle n'a pas déboursé un euro de chantier. Plusieurs situations renversent la règle. Le II de l'article 1400 met la taxe au nom de l'usufruitier lorsque l'immeuble est grevé d'usufruit, et le démembrement est le cas le plus courant en SCI familiale. Il la met au nom du preneur lorsque l'immeuble est loué par bail emphytéotique, par bail à construction, par bail réel solidaire ou par bail à réhabilitation. Il vise enfin le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel. Le contrat qui vous aurait rendu propriétaire du bâti vous aurait donc aussi rendu redevable de la taxe.
Une assemblée peut toujours reconnaître une dette de la société envers un associé, et cela vaut mieux que rien. Mais une reconnaissance tardive se conteste beaucoup plus facilement qu'une convention signée avant le chantier. Trois angles d'attaque reviennent. La date, d'abord : un procès-verbal établi cinq ans après les faits n'a pas de force probante particulière. Les factures ensuite, si elles portent votre nom et non celui de la SCI. La requalification enfin, un coassocié ou l'administration pouvant y voir une distribution déguisée. Faites porter la délibération sur les factures elles-mêmes, pièce par pièce, et annexez-les au procès-verbal.
Vous n'avez pas besoin de leur accord pour agir. L'action en remboursement de l'alinéa 3 se dirige contre le propriétaire du fonds, donc contre la société elle-même, et non contre vos coassociés. Leur vote n'en est pas la condition. L'arrêt du 21 septembre 2023 (pourvoi n° 22-15.359) vous dispense même d'attendre d'être sorti des lieux. Ce qu'un refus obstiné change, c'est le terrain de la bataille : systématique et sans motif d'intérêt social, il peut relever de l'abus de majorité, dont les critères et les sanctions sont détaillés dans notre guide dédié.
Non, pas en tant que maison. Elle appartient à la SCI, qui n'est pas partie au divorce. Ce qui se partage, ce sont les parts sociales détenues par chacun des époux, et la créance en compte courant si elle existe et si elle a été inscrite. C'est précisément là que l'absence d'écriture coûte le plus cher : sans créance, votre financement s'est dissous dans la valeur de toutes les parts, y compris celles de votre conjoint.
Non. Ils héritent de vos parts sociales et, s'il en existe une, de votre créance sur la société. Le bâtiment reste à la SCI et ne figure pas dans la succession. Une créance en compte courant inscrite se transmet comme n'importe quelle créance et se réclame à la société ; un financement resté sans trace ne se transmet pas, faute d'objet.
L'article 555 n'organise pas lui-même de droit de rétention. La jurisprudence en reconnaît un, mais au seul constructeur de bonne foi, et la bonne foi est ici celle de l'article 550 : elle suppose un titre translatif de propriété. La Cour de cassation a cassé une décision qui avait accordé indemnité et droit de rétention à un occupant précaire par simple tolérance (3e chambre civile, 26 mars 2020, pourvoi n° 18-20.202, arrêt de cassation non publié au Bulletin). L'associé qui bâtit sur le sol social n'a aucun titre translatif : il n'a donc pas ce droit. Un arrêt plus ancien l'avait accordé au preneur ayant construit avec l'autorisation de son bailleur (3e chambre civile, 3 octobre 1990, pourvoi n° 88-18.415, arrêt de rejet publié au Bulletin). Si vous êtes locataire de votre SCI, c'est le seul cas où la question mérite d'être posée à un avocat. Partout ailleurs, votre occupation repose sur autre chose — un bail, une convention de mise à disposition, une simple tolérance — et c'est ce titre-là qu'il faut examiner.
Une liquidation paie d'abord les dettes. Seul ce qui reste ensuite — le boni — se partage entre associés. Une créance en compte courant régulièrement inscrite est une dette sociale : elle se règle sur l'actif de liquidation, avant tout boni. Un financement resté sans écriture n'est pas une dette et ne se règle pas : vous ne touchez alors que votre part du boni, à proportion de vos parts, comme si vous n'aviez rien avancé. C'est le même écart que partout ailleurs dans ce guide, à un moment où il n'est plus rattrapable. Le déroulé de l'opération et son coût sont détaillés dans notre guide sur la dissolution et la liquidation d'une SCI.
Il change sur deux points. D'abord, votre bail peut régler lui-même le sort des constructions élevées par le preneur, et cette clause prime. La Cour de cassation juge que l'article 555 règle les rapports entre bailleur et preneur quant aux constructions élevées sur le fonds loué à défaut de convention en fixant le sort (3e chambre civile, 3 octobre 1990, pourvoi n° 88-18.415). Ensuite, le régime des constructions sur sol d'autrui, hors jeu tant qu'aucun bail n'existe, redevient applicable. Et il se retourne contre le bailleur à la sortie : le supplément de loyer imposable se mesure à la valeur réelle des constructions remises (BOI-RFPI-BASE-10-30, § 20, document daté du 12 septembre 2012). L'ordre de lecture s'inverse donc : votre bail d'abord, l'article 555 seulement s'il est muet.
Votre travail personnel, non : la doctrine l'écarte expressément. Le reste, si, à une condition — que la dépense ait été supportée par la société qui vend. Quand un immeuble a été construit par le cédant sur un terrain lui appartenant, le prix d'acquisition retenu est le prix du terrain augmenté du coût des travaux. Et si ces travaux n'ont pas été confiés à une entreprise, ce coût comprend le prix d'achat des matériaux et, le cas échéant, la main-d'œuvre salariée, salaires et charges sociales compris (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-10, § 110, document daté du 12 septembre 2012). Seul le travail que vous avez effectué de vos mains reste hors du calcul. D'où le vrai enjeu, qui n'est pas votre sueur mais votre paperasse : les factures de matériaux doivent être au nom de la SCI et la dépense inscrite en compte courant. À défaut, ce n'est pas elle qui l'a supportée, et plus rien ne majore. Il ne reste alors que le forfait de 15 % du prix d'acquisition — et encore, à la seule condition que la vente intervienne plus de cinq ans après l'achèvement de la construction (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 390). En deçà, il n'y a même pas de forfait.
Elle augmente l'actif de la société, donc la valeur de toutes les parts, pas seulement des vôtres. C'est exactement le cœur du préjudice. Un associé à 30 % qui finance 200 000 € de construction sans écriture s'enrichit de 60 000 € de valeur de parts et en offre 140 000 € à ses coassociés. La créance en compte courant, elle, est à vous seul. Si vous préférez des parts à une créance, la voie propre est l'incorporation du compte courant au capital. Elle se décide en assemblée et coûte environ 350 € de formalités : 136 € HT d'annonce légale et 185,77 € TTC de dépôt d'actes au greffe. Une simple créance, elle, ne coûte rien. Notre guide sur l'incorporation du compte courant au capital déroule l'opération.
Pas par une simple autorisation, quelle qu'en soit la solennité. Ce qui rend un tiers propriétaire du bâti sur le sol d'autrui, c'est un droit réel : bail à construction, bail emphytéotique, ou droit de superficie. Ce dernier n'a aucun régime légal propre : la doctrine l'adosse traditionnellement à la réserve finale de l'article 553. Tout le reste — le feu vert du gérant, une résolution votée à l'unanimité, un échange de courriels — vous laisse dans l'article 555. Avec ce qu'il comporte : l'arrêt du 15 avril 2021 (pourvoi n° 20-13.649) est allé jusqu'à confirmer la démolition.
Non, et c'est un des malentendus les plus fréquents. L'article 555 donne au propriétaire du fonds le droit de vous obliger à enlever l'ouvrage ; il ne vous donne aucun droit symétrique de venir le reprendre. La suppression est une faculté de la société, jamais la vôtre. Vous ne disposez que de l'action en remboursement du troisième alinéa, et seulement si la société a choisi de conserver.
Pas en l'état, mais pas pour la raison qu'on croit. La construction appartient à la société par accession : elle a bien une valeur d'entrée, sa valeur vénale, comme tout bien acquis à titre gratuit (article 38 quinquies de l'annexe III au CGI). Ce qui bloque l'amortissement, c'est qu'elle ne figure pas à l'actif. Une dotation sur un bien absent du bilan se réintègre au premier contrôle, avec l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI. Et l'inscrire seule ne suffit pas : sans dette au passif, l'entrée à l'actif fait apparaître le profit d'accession chiffré en section 7. Porter la construction à l'actif et la dette au compte 455 règle les deux problèmes d'un coup : la société amortit, et vous devenez créancier.