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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Abus de droit et SCI : les montages à risque (2026)

La SCI est un outil patrimonial parfaitement légal. Mais certains montages la placent droit dans le viseur de l'administration. Une société civile vide de substance, une donation de parts qui masque une vente déjà ficelée, un loyer calé sous le marché pour fabriquer du déficit : on quitte alors le terrain de l'optimisation pour entrer dans celui de l'abus de droit. Et l'abus de droit, quand il est démasqué, coûte bien plus cher que l'impôt qu'on croyait économiser.

Ce guide fait le tour de la question pour les SCI : la définition de l'article L64 du Livre des procédures fiscales, le mini-abus de l'article L64 A, la procédure devant le Comité de l'abus de droit fiscal, les sanctions de l'article 1729 du CGI. On passe ensuite en revue les schémas réellement requalifiés, ce qu'en dit la jurisprudence, et surtout la méthode pour tenir une SCI qui ne prête pas le flanc.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Livre des procédures fiscales, CGI, Code civil, jurisprudence du Conseil d'État, avis du CADF). Mis à jour le 14 juillet 2026.

À retenir d'emblée : la SCI n'est jamais abusive « par nature ». Ce qui déclenche la requalification, c'est l'absence de substance et le but fiscal (exclusif ou principal). Une SCI qui vit réellement — comptabilité tenue, décisions tracées, conditions de marché — est protégée. Ce guide est informatif et ne remplace pas l'analyse d'un professionnel sur votre dossier.

1. L'abus de droit fiscal : définition (art. L64 LPF)

L'abus de droit fiscal est défini à l'article L64 du Livre des procédures fiscales (LPF). Ce texte permet à l'administration d'écarter, comme ne lui étant pas opposables, les actes qui dissimulent la portée véritable d'une opération. Il vise deux branches distinctes :

  • L'abus de droit par simulation (actes fictifs) : l'acte n'a pas de réalité. Exemple typique : une SCI de pure façade, sans apport réel, sans gestion, sans vie sociale, dont l'unique fonction est d'habiller une opération.
  • L'abus de droit par fraude à la loi : l'acte est réel, mais il recherche « le bénéfice d'une application littérale des textes ou de décisions à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs » et n'a « pu être inspiré par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer » l'impôt. C'est le fameux critère du but exclusivement fiscal.

La fraude à la loi repose sur deux conditions, qui doivent être réunies ensemble : un élément objectif (l'application littérale du texte contredit ce que voulait le législateur) et un élément subjectif (le but exclusivement fiscal). C'est la seconde qui sauve le plus souvent le contribuable : dès qu'une opération repose sur une justification économique, patrimoniale ou familiale réelle, même modeste, le but cesse d'être exclusivement fiscal et l'article L64 LPF tombe.

Branche de l'abus de droit Critère Exemple SCI
Simulation (acte fictif)L'acte n'a aucune réalité.SCI sans substance, sans affectio societatis, écran d'une détention personnelle.
Fraude à la loiApplication littérale contraire à l'intention du législateur + but exclusivement fiscal.Montage réel mais dont le seul ressort est l'économie d'impôt.

Ne pas confondre : l'abus de droit n'est pas l'optimisation fiscale. Choisir la voie la moins imposée entre deux options offertes par la loi est licite (liberté de gestion). L'abus commence quand on détourne un texte de sa finalité ou quand on crée une apparence sans réalité. La frontière est parfois ténue : c'est tout l'enjeu.


2. Le mini-abus de droit (art. L64 A LPF)

La loi de finances pour 2019 a créé un second dispositif, codifié à l'article L64 A du LPF, applicable aux actes passés ou réalisés à compter du 1er janvier 2020. Il est souvent appelé « mini-abus de droit » ou « abus de droit à deux vitesses ».

La différence tient à un seul mot, mais il change tout :

  • Article L64 LPF : le but doit être exclusivement fiscal.
  • Article L64 A LPF : il suffit que le but soit principalement fiscal (motif fiscal prépondérant).

Prenons un montage qui poursuit un objectif fiscal prépondérant tout en gardant un petit motif accessoire non fiscal. Avant 2020, il passait entre les mailles de l'article L64, faute de but exclusif. Aujourd'hui, il peut tomber sous L64 A. Le filet s'est nettement resserré, et c'est le patrimonial familial qui est le plus exposé : donations, démembrements, apports en SCI, tous ces schémas où la volonté de transmettre cohabite avec un avantage fiscal qui pèse lourd dans la décision.

Critère L64 LPF (abus de droit) L64 A LPF (mini-abus)
Intensité du but fiscalExclusivement fiscalPrincipalement fiscal
Actes visésSans limite de dateDepuis le 1er janvier 2020
Majoration de 80 %Applicable (art. 1729 b CGI)Non automatique — sanctions de droit commun
Saisine du CADFOuiOui

Point important souvent mal compris : le mini-abus (L64 A) n'entraîne pas automatiquement la majoration spécifique de 80 %. Ce sont les majorations de droit commun de l'article 1729 CGI (40 % pour manquement délibéré, 80 % pour manoeuvres frauduleuses) qui s'appliquent, selon la gravité des faits. Mais l'abaissement du seuil de déclenchement rend le dispositif redoutable dans son principe.


3. La procédure et le Comité de l'abus de droit (CADF)

L'abus de droit ne se décrète pas dans le vide : il s'inscrit dans une procédure encadrée, qui offre au contribuable des garanties.

Le déroulement

  1. Proposition de rectification. L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification motivée, indiquant expressément qu'elle entend appliquer la procédure de l'abus de droit (L64 ou L64 A LPF). Cette mention est obligatoire et ouvre des garanties spécifiques.
  2. Réponse du contribuable. Le contribuable dispose d'un délai (30 jours, prorogeable) pour présenter ses observations.
  3. Saisine éventuelle du CADF. En cas de désaccord persistant, le contribuable — ou l'administration — peut demander l'avis du Comité de l'abus de droit fiscal (art. 1653 C CGI).
  4. Avis du Comité. Le CADF rend un avis (favorable ou défavorable au redressement). Cet avis est publié de façon anonymisée.
  5. Mise en recouvrement. L'administration établit l'imposition. Le contribuable peut ensuite saisir le juge de l'impôt.

La charge de la preuve

Point capital : depuis la réforme applicable aux rectifications notifiées à compter du 1er janvier 2019, la charge de la preuve pèse sur l'administration, quel que soit le sens de l'avis du CADF. Autrement dit, même si le Comité donne raison à l'administration, c'est bien à cette dernière de démontrer l'abus de droit devant le juge. Auparavant, un avis défavorable au contribuable renversait la charge de la preuve à son détriment.

Étape Garantie pour le contribuable
Proposition de rectificationMention expresse de l'abus de droit, motivation renforcée.
Saisine du CADFAvis d'un organe indépendant (art. 1653 C CGI).
ContentieuxCharge de la preuve sur l'administration.

Les avis du CADF sont publiés chaque année (rapport annuel) et constituent une source doctrinale précieuse : ils montrent, cas par cas, quels montages ont été jugés abusifs et lesquels ont été validés. Pour comprendre le déroulement plus large d'une vérification, voir notre guide contrôle fiscal de la SCI.


4. Les sanctions : 80 %, 40 %, intérêts de retard

Les sanctions de l'abus de droit sont fixées à l'article 1729 du CGI. Elles s'ajoutent au rappel des droits éludés et à l'intérêt de retard.

Élément Taux / base Référence
Droits éludésRappel intégral de l'impôt
Majoration (initiateur / bénéficiaire principal)80 %Art. 1729 b CGI
Majoration (autres cas)40 %Art. 1729 b CGI
Intérêt de retard0,20 % / mois (2,4 % / an)Art. 1727 CGI

La majoration de 80 % frappe le contribuable qui a eu l'initiative principale des actes constitutifs de l'abus, ou qui en a été le principal bénéficiaire. Dans les autres cas, elle est ramenée à 40 %. Ces majorations s'appliquent de plein droit dans le cadre de l'article L64 LPF.

Pour le mini-abus (L64 A), rappelons-le, la majoration de 80 % n'est pas automatique : l'administration doit caractériser un manquement délibéré (40 %) ou des manoeuvres frauduleuses (80 %) au titre du droit commun de l'article 1729 CGI. Mais le rappel des droits et l'intérêt de retard, eux, s'appliquent dans tous les cas.

Ordre de grandeur : sur un impôt éludé de 100 000 €, une majoration de 80 % ajoute 80 000 €, plus l'intérêt de retard. Le contribuable rembourse alors nettement plus que l'avantage recherché. L'abus de droit n'est pas un « risque calculé » raisonnable : c'est un pari perdant dès lors qu'il est démasqué.


5. Les montages SCI à risque

Voici les schémas qui reviennent le plus souvent dans les dossiers de l'administration et du CADF quand une SCI est en cause. Aucun n'est illégal en soi, j'insiste. Chacun devient dangereux le jour où il perd sa substance ou bascule dans le but fiscal, exclusif ou principal selon le texte invoqué.

5.1 La SCI fictive, sans substance ni affectio societatis

Le cas d'école. Une SCI qui existe sur le papier mais où il ne se passe rien : aucun apport réel, pas de compte bancaire dédié, jamais d'assemblée, pas la moindre écriture comptable, et un second associé « de paille » à qui on a confié 1 % des parts pour cocher la case de la pluralité légale. À ce stade, l'administration a beau jeu de soutenir que la société n'est qu'un écran devant une détention personnelle, et de l'écarter. L'affectio societatis, c'est-à-dire la volonté réelle et partagée de s'associer, est une condition de validité même de la société (art. 1832 du Code civil). Quand elle manque, tout le reste s'effondre.

5.2 La donation de parts suivie d'une cession rapide (donation-cession)

Le schéma consiste à donner des parts de SCI, puis à les faire céder par le donataire. La plus-value latente est en principe purgée, le donataire étant réputé détenir les parts à leur valeur au jour de la donation. Le montage est légal, mais devient abusif si la donation est fictive ou si le donateur récupère le prix de vente (réappropriation des fonds). La jurisprudence exige une donation réelle, irrévocable, et un dépouillement effectif du donateur. Voir notre guide donation de parts de SCI.

5.3 L'occupation gratuite ou le loyer minoré au profit d'un associé

Loger gratuitement un associé, ou lui louer le bien de la SCI très en-dessous du marché, permet de réduire les revenus imposables tout en procurant un avantage en nature. En SCI à l'IR, l'administration peut refuser la déduction des charges afférentes à un bien non productif de revenus et, dans les cas construits, invoquer l'abus de droit. Le loyer doit être de marché, documenté et encaissé. Voir notre guide louer à un associé de la SCI.

5.4 La création d'une SCI juste avant une donation pour capter la décote

Loger un immeuble en SCI peu avant de transmettre permet de donner des parts (avec décote pour illiquidité et minorité) plutôt que l'immeuble en pleine valeur. Le procédé est admis, mais devient suspect si la SCI est artificielle et la décote excessive. Un délai raisonnable entre la constitution et la donation, une SCI réellement animée et une décote justifiée sécurisent l'opération.

5.5 L'apport-cession et les distributions déguisées (SCI à l'IS)

À l'IS, certains schémas visent à transformer un revenu taxable en flux moins imposé : distributions déguisées, charges artificielles, apport de parts à une société contrôlée pour purger une plus-value. Ces montages, quand ils sont dépourvus de substance économique, sont requalifiés. Le régime du report d'imposition en cas d'apport de titres (art. 150-0 B ter CGI) comporte d'ailleurs ses propres garde-fous anti-abus.

5.6 Le démembrement de trésorerie ou de parts abusif

Le démembrement (usufruit / nue-propriété) est un outil légitime de transmission. Il devient abusif lorsqu'il est artificiel : démembrement de trésorerie destiné à loger des liquidités sans logique économique, quasi-usufruit créant une dette de restitution fictive. Un démembrement réel de parts, dans une logique de transmission progressive, reste sûr. Voir notre guide démembrement en SCI.

Signaux qui alertent l'administration

  • SCI sans compte bancaire ni comptabilité.
  • Aucune assemblée, aucun PV depuis des années.
  • Loyer nul ou dérisoire au profit d'un associé.
  • Donation suivie d'une vente quelques semaines après.
  • Décote de transmission excessive et non motivée.
  • Associé « de paille » à 1 % sans intérêt réel.

Ce qui rassure et protège

  • Comptabilité tenue, comptes annuels approuvés.
  • Assemblées générales réelles, décisions tracées.
  • Loyers de marché effectivement encaissés.
  • Motif patrimonial ou familial documenté.
  • Délai cohérent entre les opérations.
  • Pluralité d'associés réellement intéressés.

6. Ce que dit la jurisprudence

C'est le Conseil d'État qui, décision après décision, a construit la grille de lecture de l'abus de droit. Quatre enseignements en ressortent, tous directement transposables aux SCI :

  • La liberté de gestion est protégée. Le contribuable n'est jamais tenu de choisir la voie la plus imposée. Opter pour l'IS, constituer une SCI plutôt que détenir en direct, démembrer des parts : tout cela est licite tant qu'il existe une substance et un motif non exclusivement fiscal.
  • La fraude à la loi suppose deux éléments. Depuis l'arrêt de principe du Conseil d'État en la matière, l'abus par fraude à la loi exige à la fois l'élément objectif (détournement de l'intention du législateur) et l'élément subjectif (but exclusivement fiscal). L'absence de l'un des deux fait tomber le redressement.
  • Le montant de l'avantage ne suffit pas. Un avantage fiscal important n'est pas, à lui seul, la preuve d'un abus. Encore faut-il démontrer l'artificialité ou le détournement.
  • La chronologie compte. Des opérations enchaînées très rapidement (constitution, donation, cession en quelques jours) nourrissent la présomption d'artificialité. Le temps qui passe et la vie réelle de la société protègent.

Les avis du CADF illustrent régulièrement des SCI requalifiées pour absence de substance, donations fictives ou décotes abusives, et, à l'inverse, des montages validés parce qu'ils reposaient sur une réalité patrimoniale. La leçon est constante : la forme ne suffit pas, il faut le fond.

Bon réflexe : avant tout montage sensible, demandez-vous « si je devais expliquer ce schéma à un vérificateur, quel motif non fiscal réel puis-je invoquer, preuves à l'appui ? ». Si la seule réponse honnête est « payer moins d'impôt », le montage est fragile.


7. SCI à l'IR ou à l'IS : nuances

Le régime fiscal de la SCI n'est jamais, en lui-même, constitutif d'un abus : le choix entre l'IR (translucidité de l'article 8 du CGI) et l'IS (option de l'article 206 du CGI) est une faculté offerte par la loi. Mais les points de vigilance diffèrent selon le régime.

SCI à l'IR

La SCI à l'IR relève des revenus fonciers ; les associés reportent leur quote-part de résultat. Les risques de requalification concernent surtout :

  • les déficits fonciers gonflés par des travaux ou charges artificiels (voir notre guide déficit foncier en SCI) ;
  • les occupations gratuites ou loyers minorés au profit d'associés ;
  • les décotes de transmission excessives sur la valeur des parts.

SCI à l'IS

La SCI à l'IS tient une comptabilité d'engagement et paie l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions de l'art. 219-I-b CGI), puis 25 %. Les schémas surveillés sont plutôt :

  • les distributions déguisées et avantages occultes ;
  • les charges artificielles (management fees sans contrepartie, loyers surévalués entre sociétés liées) ;
  • les apports-cessions de parts visant à purger une plus-value sans substance.

Le choix IR/IS doit se faire sur des critères patrimoniaux et de rendement, pas pour contourner un texte. Pour arbitrer, voir SCI à l'IS ou à l'IR et passer sa SCI de l'IR à l'IS.


8. Comment sécuriser ses montages

Se protéger de l'abus de droit, ce n'est pas être plus malin que le vérificateur. C'est donner à la SCI une substance qu'on ne pourra pas lui contester. Cinq piliers, tous à votre portée.

8.1 Donner une substance économique réelle

La SCI doit vivre : compte bancaire dédié, comptabilité tenue, comptes annuels approuvés, patrimoine propre géré activement (encaissement des loyers, paiement des charges, suivi des travaux). Une SCI qui fonctionne comme une vraie société est très difficile à qualifier de fictive. Voir comptabilité SCI.

8.2 Démontrer l'affectio societatis

La volonté réelle de s'associer (art. 1832 du Code civil) se prouve par des décisions collectives : assemblées générales tenues, procès-verbaux signés, associés réellement intéressés au résultat. Un associé qui ne participe jamais et ne perçoit rien affaiblit la réalité sociale. Voir assemblée générale de SCI.

8.3 Pratiquer des conditions de marché

Loyers alignés sur les prix locaux, prix de cession de parts cohérents, décotes de transmission raisonnables et justifiées : les conditions normales désamorcent le soupçon d'artificialité. Documentez vos références (annonces comparables, avis de valeur).

8.4 Documenter le motif non fiscal

Conservez la trace écrite du pourquoi patrimonial : organisation de la transmission entre enfants, protection du conjoint, gestion à plusieurs d'un bien indivis, préparation d'une succession. Ce motif, réel et documenté, est la meilleure réponse au critère du but exclusivement (ou principalement) fiscal.

8.5 Tracer chaque décision

Le jour d'un contrôle, ce ne sont pas vos explications qui comptent, ce sont vos pièces : statuts, PV d'assemblée, registres, relevés bancaires, baux, comptabilité. Une SCI dont l'historique est propre et complet se défend presque toute seule. C'est exactement le travail que sci-ai.app fait à votre place, au fil de l'eau.

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9. Le rescrit fiscal (L80 B et L64 B LPF)

Pour les montages complexes, le doute peut être levé en amont grâce au rescrit fiscal, qui sécurise juridiquement l'opération avant sa réalisation.

Le rescrit général (art. L80 B, 1° LPF)

Le contribuable interroge l'administration sur l'application d'un texte à sa situation de fait. La prise de position formelle obtenue est opposable : l'administration ne pourra pas revenir sur son interprétation tant que la situation et les textes n'ont pas changé. C'est une garantie forte pour un schéma patrimonial en SCI.

Le rescrit spécifique « abus de droit » (art. L64 B LPF)

L'article L64 B du LPF ouvre une procédure dédiée : avant de conclure un acte, le contribuable expose par écrit à l'administration l'opération envisagée. Si l'administration ne répond pas dans un délai de six mois, elle ne pourra plus ultérieurement invoquer l'abus de droit (art. L64 et L64 A LPF) à l'encontre de cette opération. C'est un bouclier puissant pour les montages sensibles (donation-cession, démembrement, restructuration).

Type de rescrit Référence Effet
Rescrit généralArt. L80 B, 1° LPFPrise de position opposable sur l'application d'un texte.
Rescrit abus de droitArt. L64 B LPFSilence de 6 mois = abus de droit non invocable sur l'opération.

Attention : le rescrit ne protège que si la demande est complète et sincère. Une présentation tronquée ou trompeuse prive la garantie de tout effet. Faites préparer la demande par un professionnel, en exposant l'intégralité du schéma et de ses motifs.


10. Deux exemples chiffrés

Les montants ci-dessous sont illustratifs et arrondis à des fins pédagogiques ; ils ne préjugent pas d'une situation réelle, qui doit être analysée par un professionnel.

Exemple 1 — La donation-cession fictive (SCI à l'IR)

M. Martin détient des parts d'une SCI valorisées 600 000 €, pour un prix de revient de 200 000 € (plus-value latente de 400 000 €). Il donne les parts à ses deux enfants, qui les cèdent trois semaines plus tard à l'acquéreur déjà trouvé par M. Martin. Objectif affiché : purger la plus-value. Problème : le prix de vente est reversé sur un compte que M. Martin continue d'alimenter et d'utiliser (réappropriation des fonds).

Élément Montant
Plus-value requalifiée (donation écartée)400 000 €
Impôt éludé rétabli (ordre de grandeur)~ 100 000 €
Majoration 80 % (art. 1729 b CGI)~ 80 000 €
Intérêt de retard (art. 1727 CGI)en sus

Enseignement : la donation-cession est légale, mais la réappropriation des fonds révèle une donation fictive. L'administration écarte la donation, rétablit la plus-value chez M. Martin et applique la majoration de 80 %. Le coût total dépasse largement l'économie recherchée. Une donation réelle et irrévocable, avec dépouillement effectif, aurait sécurisé l'opération. Voir plus-value en SCI.

Exemple 2 — L'occupation quasi-gratuite par le gérant (SCI à l'IR)

Une SCI à l'IR détient un appartement d'une valeur locative de marché de 1 500 €/mois. Le gérant, associé majoritaire, s'y loge en versant un loyer de 200 €/mois, tout en déduisant l'intégralité des charges (intérêts, travaux, taxe foncière) générant un déficit foncier imputé sur son revenu global.

Élément Situation déclarée Après contrôle
Loyer annuel2 400 €Loyer de marché retenu : 18 000 €
Charges déduitesIntégralesRemises en cause (bien non normalement productif de revenus)
Déficit imputéÉlevéRejeté + majorations

Enseignement : un loyer dérisoire au profit du dirigeant, couplé à la déduction de charges, expose à la remise en cause du déficit et, dans les cas construits, à l'abus de droit. Un loyer de marché, un bail écrit et un encaissement effectif auraient tout changé. Voir louer à un associé de la SCI et charges déductibles en SCI.

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11. FAQ — Abus de droit et SCI

Optimiser sa fiscalité avec une SCI, est-ce de l'abus de droit ?

Non. Le contribuable a le droit de choisir la voie la moins imposée parmi celles que la loi offre (liberté de gestion, reconnue par le Conseil d'État). Constituer une SCI, opter pour l'IS, démembrer des parts : ce sont des choix licites. L'abus de droit ne commence qu'en cas d'acte fictif ou de détournement d'un texte dans un but exclusivement (art. L64 LPF) ou principalement (art. L64 A LPF) fiscal. La différence tient à la substance et à l'intention.

Depuis quand le mini-abus de droit s'applique-t-il ?

L'article L64 A LPF, issu de la loi de finances pour 2019, s'applique aux actes passés ou réalisés à compter du 1er janvier 2020. Il abaisse le critère de déclenchement du but « exclusivement » fiscal au but « principalement » fiscal, élargissant le champ des redressements possibles, notamment pour les montages patrimoniaux familiaux.

Le mini-abus entraîne-t-il toujours la majoration de 80 % ?

Non. Contrairement à l'abus de droit de l'article L64 LPF (majoration de 80 % ou 40 % de plein droit, art. 1729 b CGI), le mini-abus de droit (L64 A) n'emporte pas automatiquement la majoration de 80 %. L'administration doit caractériser un manquement délibéré (40 %) ou des manoeuvres frauduleuses (80 %) au titre du droit commun de l'article 1729 CGI. Le rappel des droits et l'intérêt de retard s'appliquent dans tous les cas.

Qui doit prouver l'abus de droit ?

Depuis la réforme applicable aux rectifications notifiées à compter du 1er janvier 2019, la charge de la preuve pèse sur l'administration, quel que soit le sens de l'avis du Comité de l'abus de droit fiscal. C'est une garantie importante : même si le CADF valide le redressement, l'administration doit démontrer l'abus devant le juge de l'impôt.

Une SCI unipersonnelle est-elle plus exposée ?

Une SCI suppose en principe au moins deux associés (art. 1832 du Code civil). Un montage où le second associé ne détient qu'une part symbolique, sans intérêt réel ni participation, fragilise l'affectio societatis et nourrit le soupçon de société fictive. Mieux vaut une pluralité d'associés réellement intéressés au résultat, participant aux décisions. Voir notre guide créer une SCI.

L'abus de droit peut-il concerner les droits de donation ?

Oui. L'abus de droit ne se limite pas à l'impôt sur le revenu : il s'applique aussi aux droits d'enregistrement (donations, cessions de parts). Une donation de parts de SCI fictive, ou une décote de valorisation manifestement excessive, peut être redressée sur ce terrain, avec les majorations de l'article 1729 CGI. Le délai de reprise en matière de droits d'enregistrement peut atteindre six ans (art. L186 LPF).

Une décote sur la valeur des parts de SCI est-elle abusive ?

Non, une décote est admise dans son principe : les parts de SCI sont moins liquides qu'un immeuble et une participation minoritaire vaut moins qu'une pleine propriété. Le risque naît d'une décote excessive et non justifiée, ou appliquée à une SCI artificielle créée juste avant la transmission. Une décote raisonnable, motivée par des éléments objectifs (illiquidité, minorité, statuts contraignants), reste sécurisée.

Peut-on loger sa résidence principale dans une SCI sans risque ?

C'est possible, mais délicat. Occuper gratuitement le bien de la SCI, ou à loyer minoré, tout en déduisant des charges, expose à la remise en cause des déductions et, dans les cas construits, à l'abus de droit. Il faut arbitrer entre location au prix de marché et occupation assumée sans déduction abusive. Voir notre guide SCI et résidence principale pour les enjeux spécifiques.

Le mini-abus menace-t-il les donations démembrées ?

Lors de sa création, l'article L64 A LPF a suscité une vive inquiétude sur les donations avec réserve d'usufruit, très courantes. L'administration a précisé qu'elle n'entendait pas remettre en cause les transmissions anticipées de patrimoine réelles, dès lors qu'elles ne sont pas fictives et respectent la substance. Une donation démembrée classique, dans une logique de transmission, reste sûre. Voir notre guide démembrement en SCI.

Que se passe-t-il si la SCI est jugée fictive ?

Si la SCI est qualifiée de fictive (acte simulé, art. L64 LPF), l'administration l'écarte : elle impose les revenus et les plus-values comme si l'immeuble était détenu directement par l'associé, avec rappel des droits, majorations (40 % ou 80 %) et intérêts de retard. Au plan civil, une SCI fictive peut aussi être déclarée inopposable aux tiers (créanciers). La fictivité anéantit tous les avantages recherchés.

Le rescrit protège-t-il vraiment contre l'abus de droit ?

Oui, sous conditions. Le rescrit spécifique de l'article L64 B LPF garantit que, si l'administration ne répond pas dans les six mois à une consultation écrite complète sur une opération, elle ne pourra plus invoquer l'abus de droit à son égard. Le rescrit général (art. L80 B, 1° LPF) rend opposable la prise de position obtenue. La condition est une demande sincère et exhaustive : une présentation trompeuse fait tomber la garantie.

Combien de temps l'administration peut-elle contrôler ?

Le délai de reprise est de trois ans pour l'IR et l'IS (art. L169 LPF), et peut atteindre six ans en matière de droits d'enregistrement (art. L186 LPF) ou dix ans en cas d'activité occulte. L'abus de droit s'inscrit dans ces délais. D'où l'importance de conserver l'ensemble des pièces (statuts, PV, comptabilité, baux, relevés) sur toute la période. Voir notre guide contrôle fiscal de la SCI et registres comptables de la SCI.

L'abus de droit est-il fréquent en pratique pour les SCI ?

La procédure d'abus de droit reste une arme relativement rare et lourde à mettre en oeuvre pour l'administration (garanties, saisine possible du CADF, charge de la preuve). La plupart des redressements sur SCI passent par des voies plus simples : remise en cause de charges, requalification de loyers, rejet de déficits. Mais l'abus de droit demeure l'épée de Damoclès des montages artificiels, avec ses majorations dissuasives.

Où trouver les textes officiels ?

Les textes de référence sont l'article L64 du LPF (abus de droit), l'article L64 A du LPF (mini-abus), l'article L64 B du LPF (rescrit abus de droit), l'article 1653 C du CGI (CADF) et l'article 1729 du CGI (sanctions), consultables sur Legifrance. La doctrine administrative figure au BOFiP (bofip.impots.gouv.fr). Les avis du Comité de l'abus de droit fiscal sont publiés chaque année dans son rapport.

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FAQ

Questions fréquentes

L'abus de droit fiscal est défini à l'article L64 du Livre des procédures fiscales (LPF). Il vise deux situations : les actes fictifs (une SCI de façade, sans réalité) et les actes qui, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer l'impôt (but exclusivement fiscal). Appliqué à une SCI, cela concerne par exemple une société civile immobilière créée uniquement pour capter un avantage fiscal, sans substance économique ni intention réelle de s'associer. L'administration peut alors écarter le montage et rétablir l'imposition, avec des majorations lourdes.
L'abus de droit classique (art. L64 LPF) suppose un but EXCLUSIVEMENT fiscal : le montage ne doit avoir aucune autre justification que l'impôt. Le mini-abus de droit (art. L64 A LPF), créé par la loi de finances pour 2019 et applicable aux actes passés ou réalisés à compter du 1er janvier 2020, abaisse le seuil : il suffit que le but soit PRINCIPALEMENT fiscal (motif fiscal prépondérant, même s'il existe un motif accessoire non fiscal). Le mini-abus élargit donc le champ du redressement, mais n'emporte pas automatiquement la majoration de 80 % : les sanctions de droit commun de l'article 1729 CGI s'appliquent selon la gravité.
Une SCI familiale n'est pas abusive par nature : la transmission et la gestion patrimoniale sont des motifs parfaitement légitimes et reconnus. Le risque naît quand la SCI est vide de substance : aucun apport réel, aucune assemblée, comptabilité inexistante, occupation du bien comme s'il s'agissait du patrimoine personnel, décote sur la valeur des parts non justifiée économiquement. La jurisprudence exige une réalité : affectio societatis (volonté réelle de s'associer), fonctionnement effectif, patrimoine propre. Une SCI familiale bien tenue, avec loyers de marché, comptabilité à jour et décisions documentées, est sécurisée. Voir notre guide SCI familiale.
C'est un schéma classiquement surveillé (donation-cession). Le principe est légal : donner des parts, puis les faire vendre par le donataire, purge la plus-value latente puisque le donataire est réputé les avoir acquises à leur valeur au jour de la donation. Mais si la donation est fictive, ou si le donateur récupère en réalité le prix de vente (réappropriation des fonds), l'administration requalifie sur le fondement de l'article L64 LPF. La sécurité repose sur une donation réelle et définitive, un dépouillement effectif du donateur, et l'absence de clause permettant au donateur de reprendre les fonds. Voir notre guide donation de parts de SCI.
Les sanctions sont fixées à l'article 1729 CGI. En cas d'abus de droit (art. L64 LPF), la majoration est de 80 % des droits éludés lorsque le contribuable a eu l'initiative principale des actes ou en a été le principal bénéficiaire, ramenée à 40 % dans les autres cas. S'ajoutent l'intérêt de retard (art. 1727 CGI, 0,20 % par mois soit 2,4 % par an) et le rappel des droits eux-mêmes. Pour le mini-abus (art. L64 A LPF), la majoration de 80 % n'est pas automatique : ce sont les majorations de droit commun (40 % pour manquement délibéré, 80 % pour manoeuvres frauduleuses) qui s'appliquent selon les faits. Le poids financier cumulé peut dépasser le montant de l'avantage recherché.
Le Comité de l'abus de droit fiscal (CADF), prévu à l'article 1653 C CGI, est un organe consultatif composé de magistrats, de professionnels du droit et de représentants de l'administration. Lorsque l'administration invoque l'abus de droit (L64 ou L64 A LPF), le contribuable comme l'administration peuvent saisir le Comité pour avis. Cet avis n'est pas contraignant, mais il détermine la charge de la preuve : depuis 2019, quel que soit le sens de l'avis, c'est à l'administration de prouver l'abus de droit devant le juge. Les avis du CADF sont publiés et constituent une source précieuse pour comprendre la doctrine sur les montages à risque.
Oui. Un loyer manifestement inférieur au marché, ou une occupation gratuite d'un logement par un associé ou le gérant, expose à plusieurs risques : réintégration d'un loyer normal, remise en cause des charges déduites, et, dans les cas construits pour éluder l'impôt, abus de droit. En SCI à l'IR, l'administration peut refuser la déduction des charges afférentes à un local non productif de revenus. Le loyer doit être fixé au prix de marché, documenté (bail écrit, références locales) et effectivement encaissé. Voir notre guide louer à un associé de la SCI.
Placer un bien immobilier en SCI peu avant une donation permet, en théorie, de transmettre des parts sociales plutôt qu'un immeuble, en profitant d'une décote (illiquidité, minorité). Le procédé est admis dans son principe. Il devient abusif si la SCI est artificielle, créée dans le seul but d'obtenir la décote sans intention réelle de gérer un patrimoine en société, ou si la décote appliquée est excessive et non justifiée. Le CADF a examiné plusieurs affaires de ce type. La sécurité tient à une SCI réellement animée, une décote raisonnable et documentée, et un délai suffisant entre la constitution et la donation.
Le démembrement (séparation usufruit / nue-propriété) est un outil patrimonial légitime. Il devient suspect quand il est purement artificiel : par exemple un démembrement de trésorerie visant à loger des liquidités dans une SCI pour contourner l'impôt, sans logique économique, ou un quasi-usufruit constitué pour créer une dette de restitution déductible sans réalité. Le Conseil d'État et le CADF sanctionnent les démembrements dépourvus de substance dont le but est exclusivement (ou principalement) fiscal. Un démembrement classique de parts, dans une logique de transmission progressive, reste parfaitement sécurisé s'il est réel. Voir notre guide sur le démembrement en SCI.
Cinq réflexes : (1) donner une substance économique réelle à la SCI (patrimoine propre, gestion effective, comptabilité tenue) ; (2) démontrer l'affectio societatis (pluralité d'associés réellement intéressés, décisions collectives) ; (3) pratiquer des conditions de marché (loyers, prix, décotes justifiées) ; (4) documenter le motif patrimonial ou familial non fiscal (organisation de la transmission, protection du conjoint, gestion à plusieurs) ; (5) en cas de doute sérieux, sécuriser par un rescrit fiscal (art. L80 B, 1° LPF) ou un rescrit spécifique abus de droit (art. L64 B LPF). Une comptabilité et des décisions tracées sont la première ligne de défense en cas de contrôle.
L'article L64 B LPF ouvre une procédure de rescrit spécifique : avant de conclure un acte ou un montage, le contribuable peut consulter par écrit l'administration en lui exposant clairement l'opération envisagée. Si l'administration ne répond pas dans un délai de six mois, elle ne peut plus ultérieurement invoquer l'abus de droit (art. L64 et L64 A LPF) à l'égard de cette opération. C'est une sécurité forte pour les montages patrimoniaux complexes en SCI. À distinguer du rescrit général de l'article L80 B, 1° LPF, qui garantit une prise de position formelle de l'administration opposable sur l'application d'un texte à une situation de fait.
Ni l'un ni l'autre régime n'est abusif en soi : le choix entre IR (art. 8 CGI) et IS (art. 206 CGI) est une option légale. Le risque ne tient pas au régime mais à l'artificialité du montage. Cela dit, certains schémas propres à l'IS ont été surveillés : distributions déguisées, apport-cession de parts pour purger une plus-value (art. 150-0 B ter CGI pour les titres, régime spécifique), ou création de charges artificielles. À l'IR, ce sont surtout les déficits fonciers gonflés, les occupations gratuites et les décotes de transmission qui attirent l'attention. Dans les deux cas, la substance et les conditions de marché protègent.
Une SCI constituée dans le seul but de faire échec à un droit de préemption, à un créancier ou à une règle successorale peut être qualifiée de fictive ou frauduleuse. Au-delà de l'abus de droit fiscal (art. L64 LPF), on entre alors dans la fraude civile (fraude paulienne, art. 1341-2 du Code civil, permettant à un créancier d'attaquer un acte fait en fraude de ses droits) ou l'abus de la personnalité morale. Les juges peuvent déclarer la SCI inopposable au créancier ou fictive. La SCI est un outil de gestion patrimoniale, pas un écran destiné à léser des tiers ou l'administration.
Le délai de reprise de droit commun en matière d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés est de trois ans (art. L169 LPF) : l'administration peut rectifier jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due. En matière de droits d'enregistrement (donations, cessions de parts), le délai peut atteindre six ans (art. L186 LPF) lorsque l'exigibilité n'a pas été révélée. En cas d'activité occulte, il monte à dix ans. L'abus de droit ne crée pas un délai spécial mais s'inscrit dans ces délais : d'où l'importance de conserver l'ensemble des pièces (statuts, PV, comptabilité) sur toute la période. Voir notre guide contrôle fiscal de la SCI.
La meilleure protection contre l'abus de droit est une SCI qui vit réellement : comptabilité à jour, assemblées tenues, décisions tracées, loyers encaissés au prix de marché. Un cabinet traditionnel facture souvent 800 à 2 000 euros par an pour tenir une SCI et produire ses documents. Avec sci-ai.app, la comptabilité, les registres, la liasse fiscale (2072 à l'IR, 2065/2033 à l'IS) et le FEC sont générés automatiquement à partir de 229 euros par an (offre Autonomie), ou 349 euros par an avec un expert-comptable dédié qui vous aide à documenter et sécuriser vos décisions face au risque de requalification.